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Bertolt Brecht à Saint-Sulpice

  1. Paris, Place Saint-Sulpice. Un soir d’octobre l’automne se fait attendre. Les bus à la queue leu leu embarquent les Parisiens qui ne vont pas bien loin. Au pied de l’arbre une lune de sièges blancs bâtie comme un ourlet d’antan. Des feuilles géantes, cinq exactement, tombées de l’arbre de l’architecte. Pari archi-écolo, à deux pas de l’Église, qui fait fi de la pollution, de la corruption, de la damnation. L’ambiance reste chic à Saint-Sulpice. Tandis que la boîte aux lettres dans la même image, élue tribune de Bertolt Brecht par affichage sauvage (« Les Arts et la révolution » plutôt que le capitalisme, plutôt que la guerre) et – qui sait ? — en hommage à Jacques Prévert et au groupe Octobre, constate la politique des cinq chaises vides. N’y voit qu’une parure de larmes.

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