Sarkozy est-il bon pour le cinéma?

Reprenant une photo déjà utilisée en couverture de Télé 2 semaines le 3 décembre, Paris-Match sacre à son tour Intouchables comme “phénomène”.

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Reprenant une photo déjà utilisée en couverture de Télé 2 semaines le 3 décembre, Paris-Match sacre à son tour Intouchables comme “phénomène”. Ayant dépassé la barre des 13 millions d’entrées en 6e semaine, le film tutoie désormais les plus grands succès du box-office français (Bienvenue chez les Ch’tis: 20 millions; La Grande Vadrouille: 17 millions; Astérix et Obélix, mission Cléopâtre: 14 millions; Les Visiteurs: 13 millions).

A noter que, dans les films récents, ni le succès des Visiteurs ni celui d’Asterix et Obélix n’avaient fait l’objet de tentatives d’interprétation à caractère sociétal. En revanche, la solidarité surlignée des Ch’tis avait permis de le décrire comme un exutoire à l’égoïsme sarkozyste. L’éloge de la “fraternité” d’Intouchables s’inscrit dans la même veine d’une fiction venue racheter la brutalité du monde contemporain. Une lecture que pourrait confirmer le classement final en 2e ou 3e position du film, venant renforcer le constat que les années Sarkozy auront été plutôt fastes pour les comédies à prétexte social.

Cette interprétation est-elle pertinente? Difficile de dire si Les Neiges du Kilimandjaro auraient fait moins d’entrées (près de 500.000 en 4 semaines) sous Chirac. On peut par contre en déduire que le consensus est acquis sur le caractère barbare du régime.

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