Dark Web de Dean Koontz (The Silent Corner)

Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays. Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix…

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J’ai lu ce livre après « La chambre des murmures » qui est le deuxième tome des aventures de Jane Hawk mais cette lecture « dans le désordre » ne m’a pas gênée.

Nick était marine, colonel, ayant reçu la croix de la Navy et un aigle d’argent, de hautes distinctions pour un homme de trente-deux ans…. marié à Jane, inspectrice du FBI et père d’un petit garçon Travis, il avait tout pour être heureux pourtant …. il s’est suicidé après avoir dit : « Il faut que j’en finisse, c’est urgent ! ». Son épouse ne peut pas croire qu’il ait fait un tel choix, elle ne le conçoit pas, ne le comprend pas, ne l’admet pas et elle se décide à creuser plus en avant. Elle découvre ainsi que le taux d’autodestructions  est en nette augmentation dans le pays et que les personnes concernées n’étaient pas dépressives, bien au contraire. Elle veut donc comprendre les faits et se lance dans une enquête. Ses chefs ne sont pas d’accord et lui demandent de renoncer. Rien de tel pour qu’elle s’obstine et qu’elle ne lâche rien et comme on la comprend !

Jane est attachante. Je ne connais pas Mac Gyver mais je crois savoir qu’il a des solutions pour tout. Et bien, elle lui ressemble, elle est astucieuse, réfléchie et intelligente (normal, c’est une femme ;- ) En plus, elle est belle (normal c’est … pardon, je l’ai déjà dit…) Elle cache son fils chez des amis sûrs et part mener ses recherches. Elle sait qu’elle prend des risques, des gros mais elle ne peut pas, elle ne veut pas, laisser salir la mémoire de son époux avec la possibilité que certains pensent qu’il s’est tué volontairement. Elle le lui le doit mais elle le fait également pour son fils. Je trouve cette approche de sa situation très belle, très profonde. Elle pourrait tout arrêter et essayer de vivre tranquille mais elle préfère la lutte. Elle ne choisit pas la facilité et en ça c’est une femme remarquable. D’ailleurs, ceux qui vont la croiser et qui comprennent ce pour quoi elle se bat, vont l’aider. Elle fait de belles rencontres, d’autres plus dangereuses mais jamais elle ne baisse les bras.

Elle est toute petite face à une machination terrible, qui fait froid dans le dos. Des hommes pourraient en manipuler d’autres. Les explications scientifiques qui sont données laissent entrevoir des possibilités terribles, effrayantes. Bien sûr, pour l’instant, on en est loin mais qui sait….un jour…brrr….

Ce livre est bien écrit, Dean Koontz maîtrise tous les codes du genre et l’excellent traducteur Sebastian Danchin fait du bon travail. Le lecteur est happé par le contenu addictif, par les nombreux rebondissements et par l’intrigue qui ne le laisse pas souffler. Certains esprits chagrins ne manqueront pas de dire que tout cela est un peu « convenu » ou prévisible et très « grand public » et qu’il manque une approche psychologique approfondie. Cela dépend de ce qu’on cherche. Parfois, ce côté « psy » est très lourd et prend trop de poids au détriment de l’intrigue. Ici, on connaît les états d’âme des principaux personnages et cela nous suffit, notamment avec Jane. La rage qui l’habite est telle qu’elle ne peut pas traîner à se regarder le nombril. Elle doit agir encore et encore, le plus vite possible pour enrayer ce qui gangrène le pays.

Je suis en train de devenir une fan inconditionnelle de l’auteur et de Jane Hawk et je n’ai qu’une envie : que la suite soit éditée au plus vite !

NB : Une adaptation est en cours par la Paramount et on les comprend !

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