La liberté de l’information mise en cause en France par le Président-candidat

Mediapart publie le communiqué de la Fédération européenne des journalistes, qui réagit aux «nombreuses attaques lancées par Nicolas Sarkozy» et «assure ses collègues français mis en cause de sa solidarité». Groupe européen de la Fédération internationale des journalistes, la FEJ fédère, pour la France, le Syndicat national des journalistes (SNJ), l'Union syndicale des journalistes CFDT et le Syndicat national des journalistes CGT.

Mediapart publie le communiqué de la Fédération européenne des journalistes, qui réagit aux «nombreuses attaques lancées par Nicolas Sarkozy» et «assure ses collègues français mis en cause de sa solidarité». Groupe européen de la Fédération internationale des journalistes, la FEJ fédère, pour la France, le Syndicat national des journalistes (SNJ), l'Union syndicale des journalistes CFDT et le Syndicat national des journalistes CGT.


 

La Fédération européenne des journalistes (FEJ) fait part de sa vive inquiétude à la suite de nombreuses attaques lancées par Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, contre plusieurs médias français mettant en cause la liberté de l'information dans la « patrie des droits de l'Homme ».

Le président français sortant a pour la première fois depuis le début de son quinquennat décidé de porter plainte contre le site Mediapart après les accusations de ce média sur le financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, l'accusant d'être « une officine » et dénonçant le directeur de la publication de « bidonnage ».

M. Sarkozy a également mis en cause sans aucune raison l'AFP en affirmant avoir « honte pour l'AFP d'avoir fait une alerte sur un document faux » (celui qui a été révélé par Médiapart).

Ces violentes accusations faisaient suite ces derniers jours aux mises en cause du quotidien l'Humanité, qualifiant le journal de « stupide », « minable », « ordurier et dégueulasse » suite à une polémique sur l'organisation d'une manifestation par le parti au pouvoir d'une fête du « vrai travail » à l'occasion du 1er mai face aux manifestations traditionnelles des syndicats.

La FEJ assure ses collègues français mis en cause de sa solidarité et exige que le pouvoir en place respecte la liberté de la presse telle que définie dans les textes européens.

« Ces attaques doivent cesser » a déclaré le Président de la FEJ, Arne König. « La démocratie dans un pays se juge à l'aune du comportement du pouvoir politique face à ses journalistes. »

La FEJ avait dénoncé dernièrement la violation du secret des sources en France, notamment à l'occasion de l'espionnage de journalistes dans l'affaire politico-financière Woerth-Bettencourt.

La FEJ assure les syndicats adhérents de son soutien et de sa solidarité à la veille du 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, et quelques jours avant le scrutin décisif des élections présidentielles françaises.

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