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Mediapart vous invite jeudi 26 mai au Théâtre de la Ville, Place du Châtelet à Paris, pour une soirée consacrée à «l'Europe face à la tragédie des réfugiés».

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Le Club de Mediapart jeu. 26 mai 2016 26/5/2016 Dernière édition

Avec la transition énergétique, l’emploi serait gagnant

Les « conséquences économiques et sociales qu’aurait la mise en œuvre d'un “virage énergétique à la française” » sont positives, expliquent les ONG qui participent au débat sur la transition énergétique. Selon l'étude d'impact d'un économiste, le scénario de transition énergétique de l’Association d’experts indépendants négaWatt engendrerait une création nette de 235 000 emplois d'ici à 2020, notamment dans le bâtiment et les énergies renouvelables.

Les « conséquences économiques et sociales qu’aurait la mise en œuvre d'un “virage énergétique à la française” » sont positives, expliquent les ONG qui participent au débat sur la transition énergétique. Selon l'étude d'impact d'un économiste, le scénario de transition énergétique de l’Association d’experts indépendants négaWatt engendrerait une création nette de 235 000 emplois d'ici à 2020, notamment dans le bâtiment et les énergies renouvelables.


Menaces sur les raffineries, crise dans le bâtiment et l’automobile, fermeture de centrales nucléaires, problèmes dans les transports en commun, dépôts de bilans dans le photovoltaïque : l’actualité des dernières semaines impose de mettre l'emploi au cœur du débat en cours sur la transition énergétique voulu par le président de la République.

La question est centrale : quel pourrait être l’impact dans ce domaine de la mise en œuvre d’une politique ambitieuse en matière de réduction des consommations d'énergies par la sobriété et l’efficacité et de développement à grande échelle des énergies renouvelables, que les ONG et les associations du secteur de l’environnement appellent de leurs vœux ?

Aller au-delà des postures et des surenchères auxquelles peut conduire la crainte légitime de la destruction d’emplois existants, sans avoir de visibilité sur ceux qui seront créés, nécessite de disposer d’une analyse rigoureuse des conséquences économiques et sociales qu’aurait la mise en œuvre d'un « virage énergétique à la française » : c’est précisément à cette exigence que répond l’étude menée par Philippe Quirion, économiste, chargé de recherches au CNRS, publiée récemment. 

Cette étude compare les impacts en 2020 et 2030 de deux scénarios contrastés : d'un côté le « tendanciel » qui prolonge les évolutions récentes et prend en compte les politiques déjà décidées, de l’autre le scénario de transition énergétique construit et rendu public en 2011 par l’Association d’experts indépendants négaWatt. Rappelons que ce dernier conduit à une division par deux dès 2030 des émissions de CO2 d’origine énergétique de la France et à une division par 16 en 2050, sans recours aux technologies incertaines telles que la capture-stockage du CO2, sans mise en service de nouvelles centrales nucléaires hors de prix et en fermant les centrales existantes après quarante ans d’exploitation au maximum.

Les résultats sont sans appel : la mise en œuvre du scénario négaWatt se solde par la création nette de 235 000 emplois en 2020 et de 632 000 en 2030, déduction faite des emplois détruits dans certains secteurs. Les créations d'emplois non délocalisables les plus nombreuses se situent dans le bâtiment grâce notamment à un programme massif de rénovation énergétique, et elles font bien plus que compenser le ralentissement de l’activité dans la construction neuve que l’on connaît actuellement. De même, les emplois créés dans les énergies renouvelables sont bien plus nombreux que ceux qui sont perdus dans les énergies fossiles et le nucléaire. En revanche, le solde s’avère négatif dans les transports, où le développement des transports en commun et du fret ferroviaire et fluvial ne compense pas complètement la baisse d’activité du fret routier, de l’aérien, des infrastructures routières et de l’automobile. 

Autre effet qui n’est pas le moindre :  le coût global est nettement plus faible dans le scénario négaWatt que dans le scénario tendanciel. En effet, si le scénario négaWatt entraîne des dépenses supplémentaires (énergies renouvelables, isolation, transports en commun…), celles-ci sont très inférieures aux économies engendrées dont, en particulier, une très forte réduction des importations de pétrole et de gaz ou d'investissements souhaités pour la recherche de ressources non conventionnelles. Ces économies nettes (on parle ici de plusieurs dizaines de milliards d'euros) libèrent du pouvoir d'achat chez les ménages, ce qui va permettre de créer et pérenniser plusieurs centaines de milliers d'emplois dans les autres secteurs de l'économie.

Et ce n’est pas tout : répartis à travers tout le pays et offrant de multiples opportunités de reconversion aux salariés des secteurs en déclin, les emplois créés dans tous les secteurs exigeront un bon niveau de qualification et de rémunération. Ils nécessiteront un effort sans précédent de formation professionnelle et d’accompagnement des mutations qu'il convient de lancer dès maintenant.

Devant un tel constat, l’hésitation n’est plus de mise ! Sachons offrir à nos enfants un avenir qui n’est plus synonyme de crise et de chômage : ouvrons-leur sans tarder le chemin de la transition écologique de notre système énergétique !

Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme
Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement
Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace
Philippe Germa, directeur général du WWF
Geneviève Azam, membre du conseil scientifique et du conseil d'administration d'ATTAC
Pierre Perbos, président du Réseau Action Climat
Madeleine Charru, présidente du Cler, réseau pour la transition énergétique
Pierre Radanne, président de 4D
Jacques Beall, vice-président de Surfider Foundation Europe
Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement
Marie Atinault, représentante légale d'Effet de serre toi-même !
Jean-Yves Leber, représentant d'Ecologie sans frontière au débat sur la transition énergétique

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Il faut savoir définir les vraies priorités. La priorité n°1 est le retour à la croissance et la diminution de notre dette souveraine. Comme Tglobale est stable depuis 1997, il n'y a aucune urgence à investir des fonds publics dans les EnR, d'autant que les EnR, dont nous n'avons nul besoin, sachant que, en 2011, nous avons exporté de l'énergie électrique pendant 361 jours et en avons importé pendant 4 jours. Les EnR sont une très mauvaise solution, car, outre nombre de défauts majeurs (voir le lien ci-après), elles augmentent notre dette souveraine et le prix du kWh, ce qui a pour conséquence une baisse de pouvoir d'achat des ménages et une perte de compétitivité de nos entreprises, donc une augmentation du chômage et une baisse de la consommation. Voir:  http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE

 Tout cela pour limiter nos émissions de CO2, sachant que le nucléaire et l'hydraulique, qui sont nos sources très majoritaires d'énergie électrique, n'en émettent pas. Et le présumé rôle moteur du CO2, hypothèse non prouvée du GIEC, est réfuté par l'absence de point chaud en zone tropicale et par 2 publications de physiciens éminents, qui montrent que le modèle radiatif avec rétroaction du GIEC est erroné, car il viole la seconde loi de la thermodynamique. Voici une petite synthèse de la problématique climatique, qui présente les données d'observation et les publication GIECquement incorrectes, donc frappées d'omerta:

http://dropcanvas.com/#wJc9FpE34332em 

 

 

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