Lettre ouverte à Pierre Nora

Seloua Luste Boulbina, philosophe, conteste le regard porté par l'historien sur la question coloniale.

Seloua Luste Boulbina, philosophe, conteste le regard porté par l'historien sur la question coloniale.

 

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Pierre Nora, j'ai lu avec attention la tribune que vous avez publiée dans Le Monde daté du dimanche 16-lundi 17 octobre sous le titre «Une histoire politisée». J'entends, en ce 17 octobre, y répondre, rompre un monopole de la parole autorisée et m'opposer à une bienséance française qui n'a rien assumé, intellectuellement, de certains faits.

Pierre Nora, vous avez raison. L'Algérie constitue, en France, un obstacle épistémologique. C'est une épine dans le pied français, à droite comme à gauche. Effectivement, la gauche s'est montrée ambivalente. Le sens commun l'a malheureusement emporté. Le cadre de pensée à la disposition des gouvernants français était inadapté pour aborder une situation jusque là largement inédite, puisqu'il s'agissait rien moins que de la sécession de départements (même si le territoire colonisé excédait de loin la bande côtière). Le cas de Pierre Mendès France est à cet égard exemplaire. Il n'est pas colonialiste, comme ses adversaires conservateurs, mais il se trouve dans l'impossibilité de concevoir ce qui, à l'époque, était une contradiction dans les termes. Or la contradiction coloniale en Algérie, colonie par excellence, peu la percevaient.

Qu'un département français repose sur une inégalité statutaire entre les personnes et applique un droit d'exception ne frappait pas l'imagination mais en confortait les images. La République, comme elle n'a pas empêché la discrimination des Juifs, et notamment des Juifs d'Etat, mais l'a organisée (les travaux de Pierre Birnbaum l'ont montré), n'a pas non plus empêché mais a organisé la ségrégation des «indigènes» devenus tardivement «Français musulmans». Encore faut-il préciser que cette expression, qui renvoyait explicitement à l'islam, n'était pas considérée, arguaient les autorités françaises, comme présentant une signification religieuse. Effectivement, la colonie fonctionne aussi aux dénégations. Aujourd'hui encore, après qu'on a dit que «le temps de la dénégation est terminé», les archives nationales sont loin d'être grand ouvertes. En 2008, la majorité parlementaire a pris de telles décisions sur leur accès que nombre d'historiens ont protesté contre «l'atteinte à la liberté d'écriture et de recherche historique». Mais l'étau se desserre quelquefois.

Pierre Nora, vous avez raison. «L'affaire coloniale» est «devenue une crise de conscience vite refermée et mal digérée». Au moment du cinquantième anniversaire du massacre du 17 octobre 1961, c'est le cas de le dire, même si vous n'en parlez pas. Combien a-t-il fallu d'énergie et de militantisme, à gauche, combien a-t-il fallu de mobilisation et d'investissement pour que cet épisode de la guerre d'Algérie sorte du tombeau de silence dans lequel on l'avait enfermé! On ne peut oublier en effet que ce massacre a engagé directement l'Etat français: Maurice Papon, Roger Frey notamment. Le procès Papon, presque quarante ans après, a fait resurgir ce qui avait été enfoui. Heureusement, les écrivains, mais aussi les journalistes ou les documentaristes, suppléent aux défaillances des historiens de profession. La «crise de conscience» est également «mal digérée». La procédure française de sortie de conflit a été en effet la même dans l'après 1945 et dans l'après 1962. La «réconciliation nationale», tant vantée pourtant, étouffe, oublie, omet, mélange et recycle. Elle oublie en empêchant l'accès aux archives. Certains comparent ainsi le «syndrome de Vichy» et la lettre volée tant ce qu'on cherche est inaccessible et, pourtant, à portée de main. Elle recycle. Par exemple, d'anciens antisémites affichés (comme Georges Mauco) ont travaillé au lendemain de la deuxième guerre mondiale dans le Haut commissariat à la population. D'anciens coloniaux notoires (comme Emile Biasini) ont été chargés, les indépendances venues, de l'aménagement du territoire, notamment de la région parisienne, avec les résultats que l'on sait. Mais on ne tire pas encore toutes les conséquences de ces trajectoires. Car les institutions veillent d'abord, quelles qu'elles soient, à maintenir leur emprise et leur légitimité. Chacun sait le temps qu'il a fallu pour que l'Etat français reconnaisse sa responsabilité dans la rafle du Vel d'Hiv: cinquante ans.

Pierre Nora, vous avez raison. Effectivement, la question coloniale est une question d'histoire hautement politique qui clive l'historiographie elle-même. Ce clivage déborde la sphère des historiens. On le retrouve ailleurs, non seulement dans la différence de traitement des sujets mais aussi dans l'abyme entre sujets traités et sujets non traités. Les grands projets éditoriaux oublient certaines pages et certains chapitres de notre histoire. Les grandes plumes françaises qui vantent l'intelligence d'un Tocqueville ne disent en général pas un mot de son action de «coloniste», comme on le disait à l'époque. Or il a été expert parlementaire, d'abord sur l'abolition de l'esclavage dans les vieilles colonies puis sur la domination et la colonisation de l'Algérie. Plus généralement, comme une étude l'a récemment montré, la part des recherches historiques françaises portant sur d'autres pays que la France et d'autres régions que l'Europe est loin d'être aussi importante qu'elle ne l'est dans d'autres pays développés.

D'un mot, pour qu'il y ait une «histoire française», il faut sans doute que les historiens ne fassent pas que de l'histoire de France. Quid aussi des traductions? The career and legend of Vasco da Gama (1997) de Sanjay Subrahmanyam a-t-il été publié en français? Race and Education of Desire. Foucault's History of Sexuality and the Colonial Order of Things (1995) d'Ann Laura Stoler est-il disponible dans notre langue commune? On retrouve aussi ce clivage autrement, non seulement dans la diversité des manières d'appréhender les questions, non seulement dans la sélection des «vraies questions» et des «non questions» mais aussi, ne l'oublions pas, dans l'édition et l'université françaises qui écartent généralement soigneusement les uns des autres. Si les Américains sont «à la pointe», c'est parce que travaillent dans leurs universités et publient dans les maisons d'édition des chercheurs et chercheuses venus d'autres univers que ceux de l'Oklahoma ou de l'Ohio. Les Français sont sur ce point terriblement différents, ils disent vouloir intégrer dans la mesure même où ils écartent sans le dire ceux qui, non seulement étrangers, mais aussi français eux-mêmes, sont supposés venir d'ailleurs du fait de la consonance d'un nom ou de la couleur d'un visage. Il suffit ainsi aux Français de trouver un arbre pour cacher la forêt. Jeter un œil aux organisateurs de colloques, directeurs de collection ou d'ouvrages, directeurs de laboratoires de recherche suffit aussi pour s'en rendre compte.

Pierre Nora, vous avez raison. La question de l'universel est centrale, mais non au point où vous vous le figurez. Simplement, comme on a confondu autrefois l'Homme et les hommes, vous confondez l'Universel et un universel. Certains «universalistes» font comme s'ils représentaient l'humanité, au nom d'hommes traités comme des êtres sans langue, sans lieu et pour finir sans histoire. Pierre Nora, plus métaphysicien encore que les philosophes, vous faites comme si la critique d'une conception particulière de l'universel se réduisait à la contestation de l'idée même d'universalité. Pour prendre des exemples qui seraient pour vous sans ambiguïté (car il s'agit de deux auteurs américains blancs), on voit bien que lorsqu'un Mikael Walzer envisage l'universel, ce n'est pas de la même façon qu'un John Rawls. Pour celui-ci, l'universalité suppose finalement de s'abstraire de toute particularité concrète et d'entrer, au sens fort, dans l'anonymat. Pour celui-là, l'universalité exige au contraire, pour être correctement définie, une attention forte à tout ce qui est gommé ou nié au nom d'un idéal d'universalité. Ceci est à rapporter à la façon dont le plus grand théoricien de l'histoire universelle l'a définie: comme une histoire qui ne s'incarne que dans certains peuples car ce qui arrive à l'humanité, pour Hegel, se divise entre l'existant (il donne l'exemple des rognures d'ongles) et l'effectif (à l'opposé, on a le grand homme). Autrement dit, l'histoire universelle n'est pas celle de tous. C'est celle qui correspond à une idée. C'est pourquoi, au nom des rognures d'ongle, il convient de juger négatif le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar (qui contenait politiquement l'analogue du «y'a bon banania» d'antan) plutôt que de juger «négative», comme vous le faites, la «réaction des Africains». L'histoire européenne du XXe siècle a montré combien il était dangereux de considérer certaines populations européennes comme quantité négligeable, rognures d'ongles, et, a contrario, combien il importe de considérer qu'elles sont humaines et ipso facto dans l'histoire.

Il serait bien ridicule, pour un physicien, de s'en tenir aux positions qu'adoptaient les philosophes du XVIIe siècle. Il serait bien incongru, pour un biologiste, de s'en tenir aux positions que défendaient les naturalistes du XVIIIe siècle. Il n'est pas moins surprenant, au XXIe siècle, de rester arrêté «au concept même de l'histoire au sens moderne» dans la mesure où non seulement ce concept manque d'unanimité mais où le mérite et l'intérêt d'un concept est précisément de pouvoir se transformer, d'une époque l'autre et, pour ainsi dire, d'une histoire l'autre. Hier, les «populations lointaines» (vraisemblablement éloignées de Paris) parlaient une langue locale et n'étaient entendues ni comprises par personne (à Paris). Aujourd'hui en revanche, il n'est pas un endroit du monde où quelqu'un n'a pas appris l'anglais et ne puisse, d'une manière ou d'une autre, s'exprimer ici ou là. Comment peut-on être persan? Le renversement qu'opérait Montesquieu est refusé par ceux-là même qui pourraient s'en réclamer. Car, pour ceux-ci, les Persans sont toujours les autres. C'est pourquoi la référence à Lévi-Strauss demande plus de prudence. L'anthropologue (formé on le sait à la philosophie) ne défend pas «le relativisme historique»: il montre combien il est à la fois faux et vain d'opposer « race » et « histoire » comme lorsqu'on rapporte la première à la nature et la seconde à la culture, opération qui évidemment exclut de l'histoire ceux qui appartiennent à «la race». Ce faisant, il défend, citant un mot de Hume sur les jolies femmes, l'égalité axiologique des cultures. Faisant référence à Lévi-Strauss, vous ressemblez davantage, pourtant, à Caillois.

Caillois attaque, dans un article intitulé «L'illusion à rebours», les positions affichées par Lévi-Strauss dans Race et Histoire. Pour Caillois, il y a, incontestablement, une «supériorité absolue de la civilisation occidentale». Il sera traité vertement par Césaire. Lévi-Strauss répond dans un article intitulé «Diogène couché»: «Que M. Caillois s'explique avec son adolescence»... Au cœur de cette controverse, la question de «la diversité des cultures». Au moment, donc, où l'anticolonialisme commençait vraiment à devenir virulent, au moment où les luttes anticoloniales, notamment dans les colonies françaises, se faisaient plus dures, plus âpres, plus furieuses, les préjugés coloniaux subsistaient au sein de l'intelligentsia la plus cultivée. Affirmer, en effet, la supériorité absolue de la civilisation occidentale, c'est affirmer, haut et fort, l'infériorité absolue des autres civilisations. A l'humanité verticale et hiérarchisée de Caillois, Lévi-Strauss oppose une humanité horizontale et non hiérarchisée: un «humanisme généralisé». Il ne s'agit pas d'une négation des valeurs, car Lévi-Strauss n'est pas nihiliste, mais d'un refus, entre les cultures, des jugements de valeur.

Les catégories d'intelligibilité qui sont les nôtres en «Occident» ne sont pas en outre figées dans une formulation quelconque. Le dogmatisme théorique est contredit par l'histoire même: histoire de la philosophie, histoire de l'histoire, histoire de la sociologie, etc. «Civilisation», fort heureusement, ne vaut pas que chez Toynbee ou Huntington. On peut avoir d'autres choix que la peste ou le choléra. On a reproché aux philosophes d'être dans les nuées. On pourrait adresser la critique à d'autres, dont le surplomb équivaut à un regard divin. Mais de quel droit? Et lorsqu'on lit la Civilisation des mœurs et La Société de cour de Norbert Elias, on se rend bien compte que la forme particulière de notre univers social, la position si singulière qu'y occupe l'intelligentsia, relativement au pouvoir politique, favorisent la pensée dogmatique. Qui rapporte «toutes les innovations occidentales» à l'antérieur et au lointain, sinon vous? Dans Comparer l'incomparable, Marcel Détienne souligne combien la mémoire des Européens, comme toute mémoire, n'est pas comparatiste. Pour l'helléniste, les sociétés Ochollo, dont le mode traditionnel de décision est démocratique, n'ont pourtant pas été inspirées par l'agora d'Ithaque. Il ne s'agit pas pour lui de «minorer les apports de l'Occident» mais d'éviter de forger des mythes historiques. Il convient d'ajouter que tous les univers sont poreux. Seul le paradigme de la propriété privilégie le propre plutôt que l'échange. Dans un paradigme de l'échange, ce sont les circulations, les déplacements, les fécondations qui sont intéressantes, non le lieu d'origine. Mais, pour le reconnaître, il faut admettre a minima qu'aucune société n'est sans génie. Il faut également consentir à l'idée d'une approche critique et non censurée du développement scientifique. La modernité techniciste a conduit (mais pas seulement) à Auschwitz. La modernité scientifique a produit (mais pas seulement) Hiroshima. L'articulation du développement scientifique et de la domination n'a pas été inventée dans les études coloniales. Il suffit de lire les théoriciens de l'Ecole de Francfort: Horkheimer, Adorno ou Marcuse par exemple. Il suffit pour le saisir de se reporter au leitmotiv d'un Bacon: savoir, pouvoir, utilité ou d'un Descartes: être comme maître et possesseur de la nature. Pourtant, ni Bacon ni Descartes n'étaient marxistes.

Pierre Nora, vous faites référence à Edward Saïd. Evitez-vous l'hérodotage, la curiosité pour les «excentricités primitives» de l'homme? Ou faites-vous place à ceux qui l'étudient? Edward Saïd a décrit comment l'Orient est aussi une «création de l'Occident». Il est certes plus difficile mais préférable de critiquer sa critique de l'orientalisme plutôt que de l'étiqueter comme «un pionnier de l'anti-occidentalisme». Appartient-il à un courant politique? En a-t-il fondé un? Rien de tout cela: il a ouvert une nouvelle voie. Il a, le premier, envisagé les choses autrement. Lorsque Max Weber montre la corrélation entre l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, que fait-il? Il crée un parti? Il part en croisade? Chercher à comprendre comment les choses se tiennent est toujours intéressant. Et réserve bien des surprises. Là encore, on peut préférer les liaisons aux cloisonnements. On peut préférer les critiques aux (mauvais procès). Pascal conseillait d'éviter les fausses fenêtres et... les oppositions en trompe l'œil. C'est aller bien vite en besogne. «L'histoire mondiale» ne «débouche (pas) sur le procès de l'européano-centrisme» non plus que «l'histoire coloniale» ne débouche «sur le procès de l'histoire nationale». Une étudiante en histoire faisait une recherche sur les troupes coloniales (ou «troupes indigènes») lors de l'occupation française de la Rhénanie, dans l'entre-deux guerres. Voulant s'inscrire en histoire européenne, on lui rétorqua que c'était de l'histoire africaine. Qu'en pensez-vous? Le sujet appartient-il à «l'histoire coloniale» ou à «l'histoire nationale»? Le Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage défend-il une histoire et une mémoire coloniales ou une histoire et une mémoire nationales? Certains départements français comptent-ils moins que d'autres? Sont-ils, moins que d'autres, de plain pied dans le national? Est-ce ainsi que ces choses se peuvent dire? Quels critères permettent, à coup sûr, de faire la part du colonial et du national? Le mineur et le majeur? La périphérie et le centre? Le réel et l'idéal? Le mauvais et le bon? Ni procès ni mauvaise conscience ni repentance ne peuvent aujourd'hui intéresser les premiers concernés (de l'autre bord). Mais la bonne conscience n'en est pas moins hautement problématique.

Pierre Nora, j'ai fait comme vous: j'ai bien trié mes références académiques. Vous vous fondez sur Krzysztof Pomian pour livrer un panorama didactique. Vous mentionnez Marc Ferro. Peguy côtoie Jean-François Sirinelli. Vous évoquez Jack Goody, jugeant sa «position extrémiste» et Edward Saïd, considérant sa position «anti-occidentaliste». Vous citez Catherine Coquery-Vidrovitch, considérant que «les enjeux politiques de l'histoire coloniale» sont au fond, du moins pour vous, dangereux. Vous nommez Nicolas Sarkozy et parlez de l'Algérie. J'aurais aimé savoir qui affirmait de Bonaparte qu'il était «un criminel contre l'humanité». J'aurais aimé, dans les multiples jugements que vous avez formulés, en trouver un sur la loi Taubira. J'aurais préféré, mais je suis extrêmement pointilleuse, ne pas lire, à propos de l'esclavage, «la lumière noire de la colonisation»; comme il me déplairait de voir écrit «la lumière argentée de l'antisémitisme».

Pierre Nora, j'ai fait comme vous. Moi aussi, je me suis efforcée de me limiter aux «bonnes références» et aux «bons patrons». Voyons, j'ai mentionné Pierre Birnbaum et Alexis de Tocqueville. Puis j'ai débordé, nommant des étrangers: Sanjay Subrahmanyam et Ann Laura Stoler; sont venus ensuite John Rawls et Mikael Walzer, suspects ni de marxisme ni de ressentiment à l'égard de la France. Une allusion à Hegel. Sur la polémique Lévi-Strauss-Caillois, je n'ai pas cité Césaire (trop «colonial», pas assez «national», sans doute «anti-occidentaliste» lui aussi) pour privilégier les Français «de France» et «de souche». Norbert Elias et Marcel Détienne sont apparus après. Quelques théoriciens de l'Ecole de Francfort et quelques philosophes classiques ont encore été indiqués. J'ai apparié pour finir, sans révérence, Edward Saïd et Max Weber. Pierre Nora, vous aurez remarqué mon occidentalisme. Sauf exception, je n'ai fait référence à aucun texte hors du cadre. J'aurais pu procéder autrement. Mais citer des auteurs non-européens et non occidentaux aurait été regrettable. Rien de tel pour être jugée anti-nationale, anti-européenne, anti-occidentaliste. Sous d'autres cieux, en d'autres temps, cela aurait signifié ouverture d'esprit et curiosité universelle. Hic et nunc, voilà qui veut dire opposition et ingratitude, particularisme et absence de hauteur. Pierre Nora, merci!

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