Billet de blog 24 févr. 2014

Le retour de l'Etat investisseur!

Plus de 40 députés PS se félicitent de l'entrée de l'Etat au capital de PSA, « mise en application hautement symbolique de la volonté de reconquête industrielle que le gouvernement impulse depuis près d’un an ». 

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Plus de 40 députés PS se félicitent de l'entrée de l'Etat au capital de PSA, « mise en application hautement symbolique de la volonté de reconquête industrielle que le gouvernement impulse depuis près d’un an »


Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a validé un protocole d’accord permettant une entrée au capital de l’Etat et du groupe chinois Dongfeng. Aux termes de l'accord, Dongfeng et l'État français vont injecter chacun 800 millions d'euros pour acquérir une participation de 14 % dans PSA.

Si l’entrée de l’actionnaire Dongfeng a été très commentée, celle de l’Etat a été moins remarquée. Pourtant, la prise de capital de l’Etat, identique à celle de l’actionnaire chinois, est beaucoup plus remarquable dans sa finalité.

En effet, l’actionnaire chinois agit avant tout dans l’intérêt de son groupe afin de bénéficier de la technologie du groupe français. L’Etat, lui, a fait le choix d’entrer dans le capital de PSA pour venir en aide à l’entreprise française, symbole de l’histoire industrielle française depuis plus de huit générations, tout en garantissant la pérennité et le développement du groupe et en veillant à son ancrage national.

Voici aujourd’hui une mise en application hautement symbolique de la volonté de reconquête industrielle que le gouvernement impulse depuis près d’un an. Le redressement industriel ne se fera pas uniquement en éteignant les multiples feux ou en jouant les intermédiaires, il se fera davantage en investissant dans les entreprises porteuses d’emploi et de croissance.

Nous, parlementaires de gauche, nous nous félicitons de ce dynamisme et de cet investissement courageux dans l’un des fleurons de l’industrie française.

L’Etat poursuit ainsi une longue tradition d’investissement dans des entreprises nationales avec récemment des participations via le Fonds stratégique d’investissement. Il est ainsi partenaire minoritaire dans plus de 3 000 entreprises nationales.

Il n’était pas possible pour l’Etat français, alors que la lutte contre le chômage est le cheval de bataille de ce gouvernement, de laisser en difficulté une entreprise qui emploie en France plus de 90 000 salariés, sans compter les emplois indirects.

Il n’était pas non plus possible de laisser à la dérive le premier déposant de brevets français qui, avec plus de 1 300 brevets déposés en 2012, continue de s’affirmer comme un leader de l’innovation technologique. C’est une certaine vision de l’innovation et du futur industriel qui se joue ici !

Cette alliance à trois : entreprise industrielle française, Etat et groupe étranger n’est pas nouvelle. Il ne faut pas chercher loin pour trouver des exemples positifs de cette stratégie. Le groupe Renault en est un autre exemple avec l’apport de Nissan et la présence de l’Etat.

Nous saluons la vision stratégique du gouvernement qui ne réagit pas mais anticipe. C’est ainsi que cette participation au capital de Peugeot s’est faite progressivement et avec lucidité. Tout d’abord lorsque l’Etat apporte sa garantie à la banque PSA finance puis avec l’entrée de Louis Gallois au comité de surveillance. Une méthode des petits pas structurante.

Nous saluons donc le retour d’un Etat visionnaire et stratégique.

Le rôle d’actionnaire qu’aura l’Etat lui permettra enfin d’appuyer des demandes d’engagements : tout d’abord avec la demande de voir 1 milliard d’euros investis dans la recherche et l’innovation, ensuite le souhait de voir la production automobile en France augmenter et enfin l’engagement de conserver la recherche et développement dans l’hexagone.

C’est cela aussi le rôle de l’Etat : celui d’un appui solide, d’un investisseur serein et d’un actionnaire avisé. 

Arnaud Leroy (Député des Français établis hors de France)
Patrice Prat (Député du Gard)
Cécile Untermaier (Députée de Saône-et-Loire)
Stéphane Travert (Député de la Manche)
Philippe Bies (Député du Bas-Rhin)
Guy Delcourt (Député du Pas-de-Calais)
Christian Eckert (Député de Meurthe-et-Moselle)
François Loncle (Député de l'Eure)
Jean-Philippe Mallé (Député des Yvelines)
Nicolas Bays (Député du Pas-de-Calais)
Philippe Baumel (Député de Saône-et-Loire)
Hervé Feron (Député de Meurthe-et-Moselle)
Gilbert Le Bris (Député du Finistère)
Philip Cordery (Député des Français établis hors de France)
Laurent Grandguillaume (Député de la Côte d’Or)
Olivier Faure (Député de Seine-et-Marne)
Michel Pouzol (Député de L’Essonne)
Philippe Nogues (Député du Morbihan)
Sylvie Tolmont (Députée de la Sarthe)
Luc Belot (Député de Maine-et-Loire)
Michel Lefait (Député du Pas-de-Calais)
Vincent Feltesse (Député de Gironde)
Jean-Michel Villaumé (Député de Haute-Saône)
Edith Gueugneau (Député de Saône-et-Loire)
Michel Ménard (Député de Loire-Atlantique)
Pascale Boistard (Députée de la Somme)
Sylviane Bulteau (Députée de Vendée)
Jean-Renée Marsac (Député d’Ille-et-Vilaine)
Gwendal Rouillard (Député du Morbihan)
Avi Assouly (Député des Bouches-du-Rhône)
Frédérique Massat (Députée de l'Ariège)
Estelle Grelier (Députée de Seine-Maritime)
Sylviane Alaux (Députée des Pyrénées-Atlantiques)
Christophe Bouillon (Deputé de la Seine-Maritime)
Monique Rabin (Députée de Loire-Atlantique)
Alain Calmette (Député du Cantal)
Yves Blein (Député du Rhône)
Frédéric Barbier (Député du Doubs)
Chantal Berthelot (Députée de Guyane)
Fabrice Verdier (Député du Gard)
Sandrine Hurel (Députée de Seine-Maritime)
Frédérik Bernard (Maire de Poissy)

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