94. "Légitimité" perverse de la position dominante et de ses abus ?

Rage à nous écraser de ce gouvernement et de la caste qui le pilote. Ici et en outremer. : "Issus d’élection, nous sommes légitimes à détruire le système social fondé sur le droit, et à vous démunir. Légitimes à vous frapper et mutiler, et même à tirer, si vous vous y opposez".

 Avec le pouvoir si petit soit-il, il y a certes la soif de gains pécuniaires. 

Mais il y a aussi l’exigence de jouissance puisée dans l’exercice d’une supériorité, d’une puissance. Même si cette autorité résulte d’une fonction d’État ou d’une fonction sociale.

L'Etat élimine ceux de ses fonctionnaires qui fondaient leur travail sur l'exercice équitable de droits démocratiques. Etat en dégradation fondamentale.

Pour la caste des profiteurs et de ses sbires, le spectacle du dénuement, de la souffrance, de l’humiliation, pratiquer la torture y compris dans ses errements sexuels est source de jouissance, une ivresse de supériorité.  Comme démembrer un jouet. 

Du coup, la frontière avec les troubles mentaux devient incertaine.

La base de cette supériorité ne réside que dans le système social et militaire qui instaure la dichotomie dominant/dominé.

L’oubli de ce socle institutionnel fait croire à une supériorité naturelle, de naissance, qui serait intrinsèque à l’être : Aristocratique.

La caste se vit race supérieure à toute autre, qui ose proclamer une "universalité" par imposture.

Qui profite d’autant mieux de son confort de vie, que d’autres sont en train de mourir de froid sous la fenêtre, ou dans une geôle. Ou dans les colonies.

Ou de crever par produits chimiques qui permettent à la caste de trouver de beaux fruits sur le marché.

La conscience de classe dominante se forme et se conforte et jouit du spectacle de ce que cela coûte aux autres groupes sociaux, et « races » vus comme "inférieurs " par nature.

Les différenciations sociale, raciale, sexiste, ou par handicaps physiques et mentaux est une nécessité existentielle

pour que la classe dominante soit convaincue d’une supériorité obtenue au fil du temps par pillage, mais qu’elle croit « naturelle ».

----------

L'actualité du 7 janvier est tristement révélatrice.

Nous avons simultanément   

-  comment les voyous de la caste font leur apprentissage à l'école supérieure pour obtenir par chantage le consentement des filles à leurs caprices sexuels.

- comment trois policiers ont tué un livreur en pleine rue, puis menti pour leur impunité

- comment le gouvernement arrogant défie le mouvement social puissant qui refuse que les retraites partent en cadeau aux banques. Pour appauvrissement sans fin des anciens travailleurs.

Trois constantes : 

La certitude de toute puissance et d'impunité, d'être de race supérieure qui violente de plein droit.

Et un mépris fondamental pour l'autre, nié dans son humanité.

Les institutions sont détournées pour la jouissance personnelle ou privatisée.

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.