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Le Club de Mediapart ven. 26 août 2016 26/8/2016 Édition de la mi-journée

Uranium : défaite majeure d'Areva en Australie

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org  /  Communiqué du 17 février 2013- Un courageux Aborigène a refusé les millions proposés par Areva et a fait classer le Koongara au patrimoine mondial de l'Unesco, anéantissant définitivement les projets de mines d'uranium- Les manoeuvres indécentes d'Areva, et ses pratiques relevant de la corruption, ont échoué

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org  /  Communiqué du 17 février 2013

- Un courageux Aborigène a refusé les millions proposés par Areva et a fait classer le Koongara au patrimoine mondial de l'Unesco, anéantissant définitivement les projets de mines d'uranium

- Les manoeuvres indécentes d'Areva, et ses pratiques relevant de la corruption, ont échoué

Le 7 février 2013, une loi australienne a intégré la zone du Koongara dans le parc national du Kakadu, lui-même classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Cette décision condamne définitivement les projets d'Areva d'ouvrir à Koongara une gigantesque mine d'uranium (*) qui aurait causé des dommages effroyables et irréversibles à l'environnement et mis en cause la santé des êtres vivants.

Le mérite de cette victoire revient en grande partie à un homme admirable, le dernier propriétaire traditionnel (Aborigène) de la région, Jeffrey Lee, qui aurait à ce titre pu devenir l'homme le plus riche d'Australie en acceptant les millions de dollars proposés Areva (**). Notons que cette dernière aurait alors engrangé des milliards, et non des millions, en cas d'ouverture de la mine.

Il est légitime d'estimer que ces offres d'Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral. C'est justement au nom de la morale, de la droiture, du respect des générations passées et futures, et de la protection de l'environnement, que Jeffrey Lee a mené une longue résistance et obtenu finalement une prodigieuse victoire.

Et ce malgré les pressions incessantes du lobby de l'atome et les manoeuvres d'Areva qui, fidèle à ses méthodes, a tenté par tous les moyens d'empêcher Jeffrey Lee de sauver sa terre ancestrale. Par exemple, en juin 2011, alors qu'une délégation australienne était reçue au siège de l'Unesco à Paris pour faire inscrire la région de Koongarra au Patrimoine Mondial, Areva s'est activée en coulisse pour tenter de faire échouer le processus. (***)

Pour mémoire, Anne Lauvergeon était alors encore à la tête d'Areva, ce qui en dit long sur les méthodes de cette dame, et illustre bien l'indécence du titre de son récent livre "La femme qui résiste" : loin d'être une résistante, elle fait au contraire partie d'un puissant lobby, celui de l'atome, qui tente de s'imposer par les méthodes les plus indécentes. On s'étonnera d'ailleurs de la surprenante impunité dont elle bénéficie alors que de lourds soupçons pèsent sur elle par exemple dans l'affaire Uramin (****)

L'exemple de Jeffrey Lee donne du courage à tous les citoyens qui s'engagent contre les grands projets industriels polluants, contre l'arbitraire, pour la solidarité, la démocratie et l'environnement.

 

(*) http://ens-newswire.com/2013/02/07/australia-places-aboriginal-land-in-park-to-bar-uranium-mining  

(**) http://www.abc.net.au/news/2013-02-06/kakadu-to-expand-after-ranger-turns-back-on-riches/4504934

(***) http://www.abc.net.au/news/2011-06-20/french-nuclear-giant-drops-heritage-bombshell/2764898

(****) http://observ.nucleaire.free.fr/uramin-areva-corruption.htm

 

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Tous les commentaires

Je lis plus haut qu'il est question de "la secte française du corps des mines". C'est merveilleux, c'est formidable, la profondeur de la stupidité de ces commentaires qui se réjouissent, que dis-je, qui jubilent à l'idée qu'une entreprise française parmi les leader mondiaux de sa spécialité, a subi (aurait subi ?) un échec sérieux.

Cher Monsieur Crampon, si vous ne voyez pas de différence entre le corps de mines et, par exemple, l'Eglise de Scientologie, ou la Franc-Maçonnerie, eh bien, c'est dommage. On entre à l'Ecole des Mines par un concours. Cette école a été créée par la Révolution française, c'est une école de la république et ce n'est en rien, de près ou de loin, une secte.

La haine imbécille qui anime les milieux "anti nucléaire" a comme inconvénient inattendu de saper la nécessaire vigilance envers certains dangers de la production électrique par le nucléaire. Au motif que ce qui est ridiculement excessif est spécialement insignifiant.

Encore une fois et pour la centième fois : l'énergie nucléaire est clairement la moins dangereuse des productions énergétiques. Sans parler des centaines de milliers et millions de morts de l'industrie charbonnière, sans parler des millions de silicosés, même l'eau (rupture des barrages) a fait beaucoup plus de victimes que le nucléaire.

Un tremblement de terre de force 9 et un raz de marée ont bouleversé une partie du Japon, faisant plus de 20 000 victimes dont pas une (si ? une ?) n'est due aux centrales nucléaires qui ont extraordinairement tenu le coup.

Oui, la production d'énergie à partir de réactions nucléaires présente des dangers, et des inconvénients (comme le stockage de certains déchets) comme toutes les productions d'énergie. Moins que les autres.

Dans le demi-siècle qui vient, c'est à dire "la transition", il faudra encore utiliser cette production nucléaire. Tout le monde le sait. Notre pays a la chance d'être leader dans ce domaine. Se réjouir d'un revers d'AREVA c'est indécent et surtout imbécille.

Peut-être que se dégageront des énergies du futur. Les éoliennes, certainement pas ; la géothermie, peut-être; la fusion contrôllée, ce serait excellent, mais la faisabilité n'est pas assurée (et les anti nucléaire, qui ne savent pas un mot de physique, ne font aucune différence dans leur excécration entre fission et fusion, c'est le noyau qui leur reste en travers de la gorge).

La seule solution qui me semble réellement raisonnable, c'est une forte décroissance. Mais les petits marquis de la mode anti nucléaire, si nous devons diminuer nos consommations d'énergie dans des proportions considérables, vont comprendre leur douleur...

 

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Nucléaire:l'enjeu en vaut-il la chandelle pour l'humanité?

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  • Rédacteur en chef : Corinne N
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« L’accident » de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-ichi a remis en lumière les questionnements posés il y a 25 ans par celui de Tchernobyl quant à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Dans

cette édition, nous nous proposons de faire une approche serrée de tous les aspects de cette industrie, de l’extraction de l’uranium à sa mise en «déchets » après usage.

Usage civil et militaire, passé, présent et à venir.

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