Agir pour le jeune public «de spectateur émerveillé à spectateur averti»

Existe-t-il une musique "jeune public" ? Quelle place pour les musiques du monde, les musiques traditionnelles ? Les Suds, à Arles, dont on rappelle qu’Antoine Chao orchestre chaque année une équipe de jeunes arlésiens pour animer une antenne éphémère de radio durant le festival, ont choisi d’interroger des acteurs* impliqués dans des actions culturelles à l’adresse du jeune public.

Agir pour le jeune public © Florent Gardin Agir pour le jeune public © Florent Gardin
Il n’existe pas de musique composée pour un "jeune public" de l’avis de l’ensemble des participants au débat. Mais c’est la présentation et la façon de communiquer la musique à ce type d’auditoire qui garantit son accessibilité, quelle que soit sa complexité. Le jeune public est exigeant. Il faut le mettre en contact avec l’œuvre, capter son attention et la garder. Faire de la musique avec est un avantage afin de mobiliser ses émotions, sa mémoire. Cela veut dire être inventif. In situ, cela donne au musicien un espace de liberté incroyable à condition qu’il soit authentique et que sa musique sonne juste. Alors le public, d’émerveillé à averti, sera généreux.
La richesse des musiques du monde et des musiques traditionnelles est un gisement infini. La transmission orale du répertoire populaire, les rythmes qui interpellent sont autant d’atouts. Le brassage des jeunes ouvre à la découverte. Et puis, s’adosse à la musique la révélation des cultures.

Anselme Koba

* Frédéric Zenatti, directeur adjoint du Conservatoire de Musique du Pays d’Arles, Isabelle Ronzier, chargée de mission PACA pour JMFrance, Emilie Houdebine, présidente du Réseau Ramdam et Eric Schirmacher, coordinateur des projets Villes des Musiques du Monde.
Modératrice : Laetitia Jean, responsable de l’action culturelle à Paloma SMAC de Nîmes.

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