Poésie Libertaire - L'amour de pierre

« Les larmes qui coulent sont amères mais plus amères encore sont celles qui ne coulent pas ».

L'amour de pierre

 

Sous les dunes capricieuses,

Bien enfouies dans leur écrin

Sont enterrées les bouées...

les bouées des séraphins.

 

Sous les lunes silencieuses,

L'anneau de pierre forge les peurs,

Ferme les cœurs,

Enchaîne l'humain.

 

Accroches-moi, accroches-toi,

Entre deux eaux parmi les flots,

Accroches-moi, accroches-toi

Comme une image,

Sans âge et sans visage,

Accroches-toi, approches-moi

Sur le rivage

 

L'océan est blessé,

Il pleure sur ses fonds

Des corps sans vie, sans passé.

 

Les destins effacés ont sombré par milliers,

Leurs sanglots et leurs frayeurs sont restés.

Accroches-toi, accroches-moi.

Je vais couler !

 

Sylvie

 

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