En commentaires de "ces salariés qui veulent faire sauter leur usine " vous écrivez "je veux bien venir craquer la première allumette, faut qu'ça pète" ou "plutôt que les usines, si on commençait par les banques, le MEDEF, les médias à la solde et l'Assemblée nationale?" ou encore "Continuons ensuite par l'UMP, le PS, la CFDT, FO."
Vos rêves de révolte violente vous défoulent mais leur rėalisation seraient une catastrophe pour l'économie donc pour nos emplois et surtout pour la démocratie, car elle n'amènerait que l'anarchie ou la dictature.
Je crois, au contraire, à la NON-VIOLENCE. Bien sûr, dans notre société médiatisée, il est plus facile de "percer" par la violence, mais elle est contre-productive. Elle risque plus de faire monter la répréssion et créer la peur, donc des réactions négatives de la population.
Ce n'est pas pour celà qu'il ne faut rien faire. Il faut trouver des moyens originaux et symboliques de faire parler des problèmes des chômeurs pour que les médias, friands d'originalité, les relaient. Il est indispensable de se servir des médias si on veut toucher les citoyens moyens, les électeurs. Des mouvements l'ont bien compris, avec très peu de militants, mais très déterninés, faisant des actes symboliques et médiatiques, ils ont réussi à faire réfléchir toute la population sur leurs causes. Par exemples, Green Peace déployant une banderole sur un rėacteur nucléaire, les Femens pour revendiquer le droits des femmes, ou le collectif "Sauvons les riches" pour dénoncer la précarité des jeunes...
Au lieu de rêver de tout casser ou, au contraire, de ce suicider dans l'indifférence, les chômeurs feraient mieux de faire des actions symboliques très médiatiques. Quelques exemples :
- Chaque mois, le jour anniversaire de l'immolation de Djamal Chab, aller brûler ou pendre un manequin devant tous les Pôles Emploi de France pour rappeler tous les suicidés dû au chômage.
- Le faire aussi devant l'Élysée, l'Assemblée Nationnale et le Sénat, les jours ou ministres ou députés décident d'une loi sur l'emploi. Par exemple pour dénoncer le passage dans la loi de l'accord de Flexi-INsécurité du Medef.
- le jour des Premières ou des événnements people, venir casi nu, juste avec une étiquette indiquant "484€ / mois" en feuille de vigne.
- aller devant des grands restaurants et placarder le nombres de plats du menu que le RSA ou l'ASS permettent de "s'offrir".
- ... Et bien sûr, chaque fois, il faut avertir les médias. Ça ne marchera pas forcement, mais ça mobilisera les chômeurs qui trouverons enfin un moyen d'exprimer leurs frustrations. Et cette mobilisation constructive ne peut qu'être efficace à terme.
Tant que les organisations de chômeurs n'auront pas adopté ces modes d'action, leurs problèmes seront ignorés et notre gouvernement continura de prétendre que le chômage est SA priorité, mais sans ne rien faire de concret.