En Bosnie

une journaliste, une anthropologie et une enquêtrice font parler les morts et les vivants

Coucou,

dans les horreurs actuelles, qui ne surpassement pas celles d'avant (horreurs auxquelles il a fallut du temps pour être admises comme horreurs, car des salauds hésitent encore voire nient celles sur la colonisation et l'esclavage, des salauds, oui, sans même aborder les migrants qui crèvent à migrer presque sous les applaudissements des foules hagardes chauffées à la satisfaction des morts des migrants), mais voilà, elles existent et nous sommes plus sensibles à celles-ci, car elles sont de notre temps, en voici une, afin de faire un peu diminuer le volume sonore de nos plaintes sur nos sorts étriqués, misérables (de lapin, ou de sapin, ou de tapin des corps vendus et des trafics des corps, oui, elle est facile et donc j'y cède facilement !), et donc pour non pas claquer le beignet (je le mange s'il est aux fleurs d'acacias seulement)  mais donner sens et perspective avec des reliefs parfois trop tenus à distance, et non, rien à voir avec les gazaouis, même si un bon gazaoui est un gazaoui enfermé voire mort, ou mieux, mutilé car les sniper de Tsahal adorent mutiler, c'est beaucoup plus lourd que les morts, qui, une fois mort, ne coûtent rien alors qu'un mutilé, c'est coûteux et donc ça pèse, non, il est question de....

Srebrenica.

Oui, au cœur de l'Europe, qui devait assurer la paix, cette conne absente ou empêchée qui a servit de leurre, passons. Dans ces années 1990 et quelques !

Si tu as un peu de temps, et des réserves, car c'est... indicible, il est impossible d'en atténuer les pics, alors vas-y, écoute. C'est humainement factuel. Comme une description des rouages de l'Humain, une planche anatomique, une vision sous microscopie, mais surtout sans oublier l'Humain, comme si l’Humain était enfin redécouvert, revenu, là, présent, l’Humain, quoi...

Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin, mais j'y reviendrai un jour ou l'autre. Mais comment parfois l'humaine nature s’exprime, c'est un mystère autrement plus beau et fort que celui de la foi, ce truc vacant pour oublieux de leur humaine nature qui s'en remettent, à une autre nature, comme pour fuir l'humain, ce truc chiant, alors qu'il est le seul. Car le chiant, c'est la vie.

Tu cliques sur les grands mots en orange ou gris gras ci-dessous, et tu n'oublies pas de mettre le son, puis alors là, attention, c'est un truc whoua ! Non, ce n'est pas un whoua d'enthousiasme, c'est un whoua en suspension, que je ne sais pas nommer, mais qui est ....et là, je sèche mes larmes. En fait, je tente.

En Bosnie, une journaliste, une anthropologie et une enquêtrice font parler les morts et les vivants

Et surtout n'hésite pas à diffuser, c'est terriblement humain. Dans toutes les dimensions de l'humain. Les plus belles dimensions. Putain, que cela fait du beau, du bien dubonnet (pour reprendre une publicité lointaine dérisoire manière de me la jouer presque second degré, alors que non).

Je sais, c'est facile, mais cette facilité n'est pas commode ! C'est même une facilité difficile, malaisée, compliquée, une anti-facilité, une dure réalité terrifiante, et accompagnée de tellement de beauté, d'estime envers des gens morts, tu sais toi, de cette mort définitive, de cette mort que des vivants accompagnent. Oui, j'ai compris qu'il y a des vivants qui accompagnent les morts. Bordel, mais les morts s'en fichent, d'être accompagnés, non ? Oui, certes, mais les vivants, eux et elles, ne s'en fichent pas.

Les vivants jamais ne se fichent des morts. Les morts, eux et elles, possèdent le luxe de s'en fiche. Pas nous, pas encore, et c'est glups et whoua. Bon, ces onomatopées sont un peu lassantes, j'avoue. Peut-être que les vivants jalousent l'éternité enfin acquise des morts. Je ne me relis pas, ni ne me relie, mais quoi, alors ?

Bon, en mêêêêêême (agneau à lunettes du causse) temps, je suis déçu, la journaliste franco-finlandaise se prénomme.... Taina ! Rendez-moi Gudrun, bordel !!!!

10 000 autres trucs à dire, mais sbrouf !

Bises

Edmond

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