"Le bordel capitaliste «Citroën» de Jacques Prévert" et son actualité

Magnifique court métrage datant de 1933, où l'on entend Prévert lisant son propre texte. De quoi, la rentrée approchant, renouveler les sempiternelles "Feuilles Mortes" qui ne sont qu'une version bien édulcorée de son talent révolutionnaire.

[ce court métrage à été publié hier 14 juillet par le site "À Gauche", site que je vous invite vivement à suivre  https://youtu.be/ObGBEFuYxbs

Tant qu'on ne s'attaquera pas au capitalisme, rien ne changera. Pour s'attaquer à l'ennemi, il faut d'abord le nommer. L'exploitation, la loi d'airain du profit règnent en maître absolu comme jamais depuis plus d'un siècle. Nommer l'ennemi, nommer ses vices et ses roueries, Prévert ici le fait à merveille 

La manœuvre de diversion et de division organisée par le pouvoir orwellien de Macron, crée une scission bien opportune entre pro et antivax. L'extrême-droite qui ne dit jamais son nom, soufflant sur les braises, est bien sûr de la partie en tant gardienne en dernier recours de l'ordre capitaliste*. Cette manœuvre de contrôle général de la population devrait in fine, sous prétexte de contrôler l'épidémie, tomber à point nommé comme moyen de coercition apte à faire passer les contre-réformes des retraites et du chômage comme lettre à la poste. Et au cas où il se trouverait quelques récalcitrants, conforté par le Pouvoir en tant que tout nouveau Commandant de la Légion d'honneur, le "noble"** préfet de Police, Didier Lallement, saura déployer tout moyen ad hoc pour les faire taire. 

* le Covid-19 est une opportunité pour l'extrême-droite comme elle l'est pour Macron et ses séides. L'extrême-droite, prenant la pose, compte sur le virus pour se grimer en défenseur des libertés ce que dans l'histoire, elle n'a jamais été, bien au contraire. J'ai écouté, lu les interventions d'Asselineau, Marine Le Pen ou Dupont-Aignan. Philippot, dont le meilleur ami, Charles Gave, boursicoteur genevois lui dicte sa politique économique, y a été de ses outrances habituelles. S'ils s'insurgent contre les mesures inacceptables du pouvoir en place, pas un ne dira un mot des réformes anti-sociales à venir dont il était pourtant bien question dans l'intervention de Macron lundi dernier. Zemmour lui non plus, n'en pipera mot. À croire que tous avaient zappé la fin de son intervention. Là encore et comme toujours, l'extrême-droite, experte en combats de diversion, par le battage qu'elle entretient autour de la l'épidémie, dévoie la colère contre le capitalisme et divise le peuple par un clivage artificiel. Seul, à ce que j'en ai lu, Mélenchon lie les deux, abus de pouvoir et contre-réformes. Cette séquence politique donne une nouvelle occasion au journal macroniste, le Parisien, de faire un amalgame entre les électeurs du RN et la FI qui se voient repeints en obscurantistes. Le mépris macronnien et des sociaux-démocrates à l'usage des masses qui finalement le lui rendent bien en s'abstenant de voter. Dans le chapeau de ce même article, Marine Le Pen et Mélenchon sont réunis dans une même phrase au nom de leur rejet (pour des raisons fondamentalement différentes) des mesures annoncées. La presse aux ordres adore ça. Placer le signe égal entre elle et le leader insoumis, est un incontournable de la presse du pouvoir. Dans le chapeau ee ce même article, aurait pu tout aussi bien figurer Jadot, Faure ou Roussel ou encore Julien Aubert qui condamnaient, chacun à sa façon, les annonces du Chef de l'Etat. Mais, manque de bol, les inclure n'aurait pas permis de tenir le nombre de signes impartis à l'exercice. La vie (politique) est décidément bien mal faite. 

** https://www.liberation.fr/societe/police-justice/legion-dhonneur-apparemment-laction-de-didier-lallement-serait-noble-20210714_IOHB6R6AGVHF5E5HIV7MX5X4LE/

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