Le comité central de Syriza appelle à rejeter le mémorandum

A quelques heures du vote de la Vouli, le parlement grec, appelé par Alexis Tsipras à adopter le mémorandum imposé par l'Europe, la majorité du comité central de Syriza appelle les députés à refuser ce vote et demande la convocation immédiate d'un comité central.

A quelques heures du vote de la Vouli, le parlement grec, appelé par Alexis Tsipras à adopter le mémorandum imposé par l'Europe, la majorité du comité central de Syriza appelle les députés à refuser ce vote et demande la convocation immédiate d'un comité central.

Déclaration de 108 (sur 201) membres du comité central du Syriza

[Merci à Jean-Etienne Delerue pour l'amélioration de la traduction]

Le 12 juillet à Bruxelles, un coup d'état a eu lieu à Bruxelles, qui a montré que le but des leaders européens était d'infliger une punition exemplaire à un peuple qui avait imaginé un autre chemin, différent du modèle néolibéral d'austérité. C' est un coup d'État dirigé contre toute notion de la démocratie et de la souveraineté populaire.


L' accord signé avec les "institutions" a été le résultat de menaces de l'étranglement économique immédiat et représente un nouveau protocole imposant des conditions humiliantes, odieuses et une tutelle qui sont destructrices pour notre pays et notre peuple.


Nous sommes conscients de l'asphyxie des pressions qui ont été exercées sur la partie grecque, nous considérons néanmoins que la fière avancée des travailleurs lors du référendum n'autorise pas le gouvernement à renoncer sous les pressions exercées par les créanciers.


Cet accord n'est pas compatible avec les idées et les principes de la gauche, mais, au-dessus de toute autre chose, n'est pas compatible avec les besoins de la classe ouvrière. Cette proposition ne peut être accepté par les membres et les cadres de Syriza.


Nous demandons au comité central de nous réunir immédiatement et nous invitons les membres, les cadres et les députés de Syriza à préserver l'unité du parti sur la base de notre conférence, des décisions et de nos engagements en matière de programme.


Athènes, 15 juillet 2015

Voir l'original sur la page Facebook de Stahis Kouvelakis : https://www.facebook.com/stathis.kouvelakis/posts/10153381293675470?fref=nf&pnref=story

 [Traduction anglaise]

THE MAJORITY OF THE MEMBERS OF SYRIZA'S CENTRAL COMMITTEE REJECT THE AGREEMENT!

STATEMENT by the 109 (out of 201) members of Syriza’s Central Committee

The 12th of July in Brussels, a coup took place in Brussels which demonstrated that the goal of the European leaders was to inflict an exemplary punishment on a people which had envisioned another path, different from the neoliberal model of extreme austerity. It is a coup directed against any notion of democracy and popular sovereignty.
The agreement signed with the “Institutions” was the outcome of threats of immediate economic strangulation and represents a new Memorandum imposing odious and humiliating conditions of tutelage that are destructive for our country and our people.
We are aware of the asphyxiating pressures that were exercised on the Greek side, we consider nevertheless that the proud NO of working people in the referendum does not allow the government to give up in the face the pressures of the creditors.
This agreement is not compatible with the ideas and the principles of the Left, but, above anything else, is not compatible with the needs of the working classes. This proposal cannot be accepted by the members and the cadres of Syriza.
We ask the Central Committee to convene immediately and we call on the members, the cadres and the MPs of Syriza to preserve the unity of the party on the basis of our conference decisions and of our programmatic commitments.
Athens, July 15 2015

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