Pour un Choc de Moralisation de la vie politique!

Alors que Matignon a présenté mardi des premières mesures, dont un "moratoire" sur les nouvelles normes, l'évaluation de politiques publiques et la "rationalisation des achats" de l'État, pour créer le "choc de simplification" promis par François Hollande, il devient encore plus URGENT pour le président de la république de réfléchir et proposer un véritable choc de moralisation de la vie politique.
En effet, face au séisme de l’affaire Cahuzac, et sans oublier les affaires Bettencourt, Karachi, Woerth, etc....une réaction sans précèdent venant du plus haut niveau de l‘État doit apporter des réponses rapides afin de permettre un véritable sursaut démocratique et d’éviter que ne s’installe une véritable défiance à l'encontre des élus, une montée du populisme et de l’extrême-droite, un rejet de l’autre.
Je suis socialiste et fier de l'être, mais le Président de la République issu de mon parti doit réagir vite et fort pour rétablir ce qui fait le fondement de mon engagement politique à gauche: ne pas ceder à la fatalité, et lutter contre les injustices sous toutes ses formes. Les grands mouvements sociaux, les associations de victimes, les syndicats, sont nés de cela. 
Notre premier secrétaire souhaite s'en remettre au peuple français pour surmonter l'affaire Cahuzac, en défendant l'idée d'un référendum auprès des Français en vue de mettre en oeuvre des réformes pour la moralisation de la vie publique, et "remettre à plat tout ce qui doit l'être" dans le but de définir une République exemplaire. Pourquoi pas... Plusieurs propositions circulent en ce moment, à commencer par celles de François Hollande qui a présenté ses solutions pour garantir «l'exemplarité des responsables publics». Mais il ne faut pas oublier, comme le disait Platon, que «contre l’injustice sous toutes ses formes, le plus grand mal serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute.»
Eric Correia

La seule manière de s’en sortir est de refaire de la politique pour casser l’humus sur lequel poussent la radicalisation et les populismes. Il faut reprendre la main en parlant des vrais sujets, en faisant une vraie politique de gauche et en assumant le rapport de forces avec les droites libérales en Europe. Sinon on va dans le mur et les Français auront le sentiment qu’il y a une oligarchie d’un côté et le peuple de l’autre”. Guillaume Balas, Secrétaire Général du courant Un Monde d’Avance

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