Se jeter sur les peaux de banane du gouvernement

L'imbécile regarde le bout du doigt que nous fait Macron, et il en vient même à décrire le doigt.

 © Cécile Lagarde © Cécile Lagarde



 

 Les analystes au fond, ne seraient-ils pas des commentateurs perpétuels, faisant le jeu des politiques qui, avec leur petites phrases occupent la galerie de ceux qui n'en savent pas plus qu'eux, incapables en plus de les moucher sur les arguments débiles qui nous sont servis par les membres actuels de ce gouvernement qui nous emmène droit dans le mur?

Quand Jean-Baptiste Djebbari affirme qu' « le rejet de la technologie [n’est] pas nouveau », qu’il était même « inhérent à toute innovation ». « Au XIXe siècle, certains rejetaient le train au motif qu’il rendrait sourd et aveugle »,

Certes, et alors?
Rien à y répondre de concret?

Pourquoi les commentateurs n'avancent-ils pas les arguments qu'il nous faudrait répondre à cette bande de criminel en bande organisée en place?

Pourquoi ne pas répondre que leurs belles innovations datant du XIXe ont rendu 75% des sols d'Île de France pollués depuis aux métaux lourds, rendant impossible toute culture comestible, à moins de remplacer la terre?

Pourquoi commenter quand on n'en dit pas plus que ceux dont on commente les propos?

Parce que ceux qui critiquent n'ont pas vraiment envie eux non plus de retourner dans les champs, comme des Amish?
Est-ce que cela signifie qu'ils ne valent pas mieux que ceux qu'ils critiquent, que eux même sont pris dans leurs seuls intérêts privés et sont aussi peu renseignés que ceux qu'ils commentent?

A part manger bio parce qu'ils en ont les moyens, les commentateurs, que changent-ils à leur orientation de vie? Laisseront-ils encore et toujours le soin aux autres de faire à leur place le changement qui s'impose? Alors qu'ils ont des moyens financiers individuels?

Non, les intellos ne retourneront pas dans les champs cultiver de la patate, sauf ceux que je connais et qui le font déjà, parce que les intellos, quasi aucun de sérieux ne passe plus sur les media, et parce qu'il en reste si peu dans le meuble télé, que je ne suis pas sûre que ça suffise à cultiver un simple hectare de patate.

Commenter les idioties des incompétents qui gouvernent et de ceux qui les suivent pour commenter, comme ceux qui suivaient Sarkozy, en équilibre sur une charrette derrière un tracteur, ça ne sert pas à grand chose.
80 ans de commentaires et des droits qui n'ont pas cessé de reculer.
Qu'ils se taisent.

Il aurait suffi d'une grève générale suite au confinement, de s'organiser pour aider ceux qui ne s'en sortaient pas du tout pour que le cac40 soit un lointain souvenir, au lieu d'assister ensuite, impuissants, au scandale de la donation du budget aux industriels qui sont co responsables de la situation dramatique de la planète.

Non, la révolution n'a pas eu lieu, et elle n'est toujours pas envisagée par nos brillants commentateurs qui tiennent peut-être en secret, qui sait, à avoir leur 5G, avec des nouvelles antennes toutes les 20 maisons? Parce qu'ils ont des billes dans ce système? Parce qu'ils n'ont pas d'imagination ne manquant de rien?

Toujours plus vite, dans le mur?

Depuis que le smartphone existe, l'humain est il encore capable de s'organiser sans y avoir recours, ou s'est-il là aussi fait empapaouter une autonomie de plus, celle de s'auto organiser sans utiliser de portable, sait-il encore s'orienter sans goooogle map et se cultiver hors des écrans?

L'anarchie a raison depuis le début, le bordel, ce n'est pas elle, c'est eux: ceux qui gouvernent et ceux qui les commentent.

Après des dizaines d'années de luttes qui n'ont pas déclenché de révolution mais peut-être au moins permis de croiser d'autres humains avides d'équité et de liberté, il est clair que nous ne pouvons pas faire la révolution à la place de ceux qui ne bougent pas, victimes de stratégie de chocs et de passivité, "jusqu'ici tout va bien pour moi", sans parler des crédits qui ont mis des fers aux pieds de ceux qui maintenant triment pour arriver à la fin du mois avec l'épée de Damoclès au dessus de leur tête, forcer à réfléchir le nez dans le guidon,

Il faudrait un choc plus fort que le covid et la destruction des 3/4 de la faune et de la moitié de la flore?

Le temps que tous comprennent que le collectif peut défaire ce qu'une poignée qui sème peur et peaux de banane nous inflige, sera t-il trop tard? On nous dit que c'est trop tard, et faudrait encore les croire, les regarder continuer à détruire?

Il reste pourtant l'humanité à sauver, et les emplois dans cette direction, il y en a pléthore,
qu'est ce que gagner sa vie à côté de sauver la vie future de nos enfants?
La planète se sauvera toute seule, quand l'humanité aura déserté son sol, on la voit pousser dans l'asphalte au moindre grain de terre.

Ne plus attendre la majorité qui biberonne au smartphone et la console de jeu, abonnée à 200 télés, qui ne lit ou entend que ce qui la conforte dans ses idées préconçues par d'autres en plus, à rester immobile parce que "machin a dit que et bidule a dit le contraire et que ça m'arrange au fond", et qui reste à faire tourner la machine qui va pourtant ôter la vie de la génération d'après, pas besoin d'attendre le siècle suivant pour cela, à lire les commentaires qui ne sonnent pas le tocsin ou si peu, à lire même mon commentaire, alors qu'il suffirait d'ouvrir des livres et de penser autrement sans écran, sans 5G, sans gouvernement, oui, revenir à une fédération de tribus pacifistes qui ne travailleraient que pour vivre et non pour accumuler les déchets des richesses et les commentaires.

Que ceux qui ne croient pas aux utopies renoncent alors à la sécurité sociale, aux congés payés et à leur retraites, qu'ils soient cohérents pour changer, et que les autres se réjouissent, ils ont tout à faire, qu'ils incarnent leur propre révolution, qu'ils désertent cette machine à broyer, qu'ils s'organisent à faire face à la catastrophe, parce qu'il n'y a plus rien à attendre des idiots au sommet qui ne feront rien d'autre que de lâcher des peaux de bananes à la charrette des commentateurs qui les suit.

Vives les métiers manuels, vive le retour de la lampe à huile!
Plus de métaux dans 30 ans et des terres qui seront devenues stériles parce que la charrette tenait à commenter jusqu'au bout, à calculer la vitesse à laquelle on va se manger le mur?

Après moi le déluge?

"
Fuis, mon ami, dans ta solitude ! Je te vois étourdi par le bruit des grands hommes et meurtri par les aiguillons des petits.
Avec dignité, la forêt et le rocher savent se taire en ta compagnie. Ressemble de nouveau à l’arbre que tu aimes, à l’arbre aux larges branches : il écoute silencieux, suspendu sur la mer.
Où cesse la solitude, commence la place publique ; et où commence la place publique, commence aussi le bruit des grands comédiens et le bourdonnement des mouches venimeuses.
Dans le monde les meilleures choses ne valent rien sans quelqu’un qui les représente : le peuple appelle ces représentants des grands hommes.
Le peuple comprend mal ce qui est grand, c’est-à-dire ce qui crée. Mais il a un sens pour tous les représentants, pour tous les comédiens des grandes choses.
Le monde tourne autour des inventeurs de valeurs nouvelles : — il tourne invisiblement. Mais autour des comédiens tourne le peuple et la gloire : ainsi « va le monde ».
Le comédien [Macron] a de l’esprit, mais peu de conscience de l’esprit. Il croit toujours à ce qui lui fait obtenir ses meilleurs effets, — à ce qui pousse les gens à croire en lui-même !
Demain il aura une foi nouvelle et après-demain une foi plus nouvelle encore. Il a l’esprit prompt comme le peuple, et prompt au changement.
Renverser, — c’est ce qu’il appelle démontrer. Rendre fou, — c’est ce qu’il appelle convaincre. Et le sang est pour lui le meilleur de tous les arguments.
Il appelle mensonge et néant une vérité qui ne glisse que dans les fines oreilles. En vérité, il ne croit qu’en les dieux qui font beaucoup de bruit dans le monde !
La place publique est pleine de bouffons tapageurs — et le peuple se vante de ses grands hommes ! Ils sont pour lui les maîtres du moment.
Mais le moment les presse : c’est pourquoi ils te pressent aussi. Ils veulent de toi un oui ou un non. Malheur à toi, si tu voulais placer ta chaise entre un pour et un contre !
Ne sois pas jaloux des esprits impatients et absolus, ô amant, de la vérité. Jamais encore la vérité n’a été se pendre au bras des intransigeants.
À cause de ces agités retourne dans ta sécurité : ce n’est que sur la place publique qu’on est assailli par des « oui ? » ou des « non ? »
Ce qui se passe dans les fontaines profondes s’y passe avec lenteur : il faut qu’elles attendent longtemps pour savoir ce qui est tombé dans leur profondeur.
Tout ce qui est grand se passe loin de la place publique et de la gloire : loin de la place publique et de la gloire demeurèrent de tous temps les inventeurs de valeurs nouvelles.
Fuis, mon ami, fuis dans ta solitude : je te vois meurtri par des mouches venimeuses. Fuis là-haut où souffle un vent rude et fort !
Fuis dans ta solitude ! Tu as vécu trop près des petits et des pitoyables. Fuis devant leur vengeance invisible ! Ils ne veulent que se venger de toi.
N’élève plus le bras contre eux ! Ils sont innombrables et ce n’est pas ta destinée d’être un chasse-mouches.
Innombrables sont ces petits et ces pitoyables ; et maint édifice altier fut détruit par des gouttes de pluie et des mauvaises herbes.
Tu n’es pas une pierre, mais déjà des gouttes nombreuses t’ont crevassé. Des gouttes nombreuses te fêleront et te briseront encore.
Je te vois fatigué par les mouches venimeuses, je te vois déchiré et sanglant en maint endroit ; et la fierté dédaigne même de se mettre en colère.
Elles voudraient ton sang en toute innocence, leurs âmes anémiques réclament du sang — et elles piquent en toute innocence.
Mais toi qui es profond, tu souffres trop profondément, même des petites blessures ; et avant que tu ne sois guéri, leur ver venimeux aura passé sur ta main.
Tu me sembles trop fier pour tuer ces gourmands. Mais prends garde que tu ne sois destiné à porter toute leur venimeuse injustice !
Ils bourdonnent autour de toi, même avec leurs louanges : importunités, voilà leurs louanges. Ils veulent être près de ta peau et de ton sang.
Ils te flattent comme on flatte un dieu ou un diable ; ils pleurnichent devant toi, comme un dieu ou un diable. Qu’importe ! Ce sont des flatteurs et des pleurards, rien de plus.
Aussi font-ils souvent les aimables avec toi. Mais c’est ainsi qu’en agit toujours la ruse des lâches. Oui, les lâches sont rusés !
Ils pensent beaucoup à toi avec leur âme étroite — tu leur es toujours suspect ! Tout ce qui fait beaucoup réfléchir devient suspect.
Ils te punissent pour toutes tes vertus. Ils ne te pardonnent du fond du cœur que tes fautes.
Puisque tu es bienveillant et juste, tu dis : « Ils sont innocents de leur petite existence. » Mais leur âme étroite pense : « Toute grande existence est coupable. »
Même quand tu es bienveillant à leur égard, ils se sentent méprisés par toi ; et ils te rendent ton bienfait par des méfaits cachés.
Ta fierté sans paroles leur est toujours contraire ; ils jubilent quand il t’arrive d’être assez modeste pour être vaniteux.
Tout ce que nous percevons chez un homme, nous ne faisons que l’enflammer. Garde-toi donc des petits !
Devant toi ils se sentent petits et leur bassesse s’échauffe contre toi en une vengeance invisible.
Ne t’es-tu pas aperçu qu’ils se taisaient, dès que tu t’approchais d’eux, et que leur force les abandonnait, ainsi que la fumée abandonne un feu qui s’éteint ?
Oui, mon ami, tu es la mauvaise conscience de tes prochains : car ils ne sont pas dignes de toi. C’est pourquoi ils te haïssent et voudraient te sucer le sang.
Tes prochains seront toujours des mouches venimeuses ; ce qui est grand en toi — ceci même doit les rendre plus venimeux et toujours plus semblables à des mouches.
Fuis, mon ami, fuis dans ta solitude, là-haut où souffle un vent rude et fort. Ce n’est pas ta destinée d’être un chasse-mouches. "

Ainsi parlait Zarathoustra.


Au lieu de lire Mediapart et même cet article, il vaut mieux aller se promener en forêt, amener un livre, se déconnecter, penser à démissionner, ce sera plus constructif que de commenter les commentateurs qui commentent les peaux de banane de nos pseudos élites, chaque semaine.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.