Entretien avec Emilie Jouvet, réalisatrice du film MY BODY MY RULES

Sortie en avant-première le 15 Novembre 2017 - Au final, la question n’est-elle pas : A qui appartient notre corps ?

…….extrait du film  …….

Cela commence par un cercle, une assemblée de femmes nues. Elles sont assises, elles respirent, elles élèvent leurs bras vers le ciel. Plans rapprochés sur chacun de leurs visages, sourires, regards  et sur leurs mains qui tiennent des plantes aromatiques…

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C’est le début du film My body my rules[1], dernier né de la réalisatrice Emilie Jouvet[2].  Mon corps, mes droits ? Quelle traduction et et pour quelles images spontanées?  Les paroles « Notre corps nous appartient » qui sont intemporelles ?[3] Pour les femmes, c’est un cri primal car l’ordinaire des corps humains se soumet au mouvement général des sociétés : l’oppression de leurs corps, assurant la hiérarchie des pouvoirs l’est plus encore.

Dans sa grande bonté, cette société nous sert une image de femme idéale inatteignable à fantasmer. Pour les plus éloignées de cette « normalité », je pense à cet extrait du gang Queer Mary Nardini : « Ce sont les brutales leçons infligées à celleux qui ne peuvent se conformer à la Norme. Ce sont toutes nos formes d’autocensures, c’est la haine apprise et intégrée de nos corps. Nous ne comprenons que trop bien la normalité. »[4]

My body my rules est un film manifeste cru et dérangeant ; donnant une image à des sexualités alternatives. Autant dire que la réception risque d’être offensive. Car on y voit pêle-mêle : des femmes se manger de façon sexuelle, d’autres dansant, vivant un accouchement, jouissant, se léchant, s’attachant…

Les images rythmées par les paroles de ses femmes sont tantôt violentes, drôles et poétiques.

J’adore parler avec cynisme de « sensibilité féminine » et ces paroles d’une des actrices Elisa m’ont marquée : « J’aurais aimé glisser un couteau dans ma poitrine, découper la chair et y glisser mes mains pour en sortir cette chose qu’on appelle cœur – en  extraire cette chose vicieuse et visqueuse »  « Le jeter sur une table et qu’il se mette à chanter ».

Et si la libération consisterait à lever la censure sur le corps, accepter son esprit et son sexe pour ce qu’ils sont, au-delà de ce que d’autres veulent qu’il soit.

Plus facile à dire qu’à faire ?

  

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Début de l’entretien

Elodie Rossi Dapremont : Peux-tu me parler de la genèse du film ?

Emilie Jouvet : Je souhaitais aborder frontalement la question des corps par les portraits intimistes non censurés de femmes. Cette liberté sexuelle des femmes traversait mon film précédent Too much pussy[5] qui suivait les vies de femmes queer, artistes, performeuses et dans Much more pussy, sa version non censurée et comme film post-porn positif. Pour My body my rules on questionnerait le désir et le corps avec les portraits de femmes racisées, avec des handicaps, des sexualités alternatives…

Finalement on parle peu de ces femmes, où toujours sous le même angle et elles n’ont pas la parole.  Donc je peux te conter le film à travers chaque actrice.

E.R-D : OK.

E.J : Donc je parle de ces corps que je dirais « hors cadre ». J’avais travaillé avec Rebecca[6] sur d’autres projets, j’avais réalisé un court métrage dans lequel elle jouait pour la campagne de prévention menée par l’INPES[7]. Au vu de son relationnel au corps elle devait en être pour My body my rules. Aussi, j’ai travaillé avec Rebecca pour son spectacle Monstres d’amour sur la partie vidéo. (NDA : Les extraits du film Carrie au bal du diable). La manière dont elle met son corps à l’épreuve. Sa réflexion afro-féministe c’était dans l’esprit de My body my rules.

 …….extrait du film  …….

Rebecca est nue sur scène. Sa peau de femme noire enduite entièrement d’un maquillage blanc ; ses dents noircies, ses yeux avec des lentilles noires, elle gratte cette peau avec ses mains, ses dents, enlève ces lentilles et prend la parole : « Ma peau est un fantasme, ma peau parle sans mon accord ».

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E.R-D : La performeuse No ?

E.J : Noémie ; No[8], je l’ai rencontrée lors d’un vernissage à Lyon pour l’édition d’un livre (une monographie) avec mes photographies. Une semaine avant, je reçois un mail, c’était No, elle me dit qu’elle souhaite venir au vernissage et me demande si les lieux sont accessibles en fauteuil.

E.R-D : Oui. Dans le film elle a des handicaps qui paralysent certaines parties du corps.

E.J :Lors de la signature du livre, j’ai beaucoup parlé avec elle, enfin parler…

E.R-D : Elle ne parle pas au « sens propre », elle utilise ses pieds pour taper sur un clavier.

E.J : Tout à fait. C’est de cette manière que l’on a eu une longue conversation. No était brillante. D’une grande finesse d’esprit et de force : elle a décidé de ne pas se laisser immobiliser par son propre corps. Pour My body my rules je l’ai contactée, en lui expliquant mon angle sur des femmes artistes dotées d’une réflexion profonde sur leur corps.  Chacune écrirait un texte et on construirait une scène. Je rendrai la parole à celles qui ne l’ont pas souvent.

E.R-D : Le film est expérimental : il y a une ligne rouge  mais tu n’imposes pas un scénario ?

E.-J : Pas au début. Le scénario se construit en second temps dans un travail en collaboration. J’ai trouvé chaque actrices performeuses. Elles ont composé un texte. Ce sont leurs paroles. C’est à partir de leur intimité que l’on élabore la scène. Et le film a été tourné rapidement et librement. Il n’y a pas eu de répétition de scènes.  En une semaine. C’est un one shot.

E.R-D : Un film performance.  Alors quelle réponse pour No ?

E.J : Quand j’ai demandé à No comment elle voulait faire ; la première chose qu’elle m’a répondu est qu’elle voulait danser nue.

 …….extrait du film  …….

On voit No Anger dans sa vie quotidienne en fauteuil, elle utilise ses pieds nus comme des mains, au bord du canal de l’Ourq elle pianote des paroles sur un clavier d’ordinateur. Ensuite on la voit danser nue, elle se lève même, elle ressemble à une danseuse Bûto puissante, elle avait écrit : « Je ne veux pas être qu’un esprit, une conscience enfermée dans un corps, je danse parfois. »

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E.R-D : Elisa? Tu m’en parles ?

E.J : Pour Elisa[9]le thème de la maternité fût spontané. Elle venait d’avoir son bébé et moi j'essayais de tomber enceinte par PMA. Nos sujets de conversation tournaient essentiellement autour de ce désir. Elisa voulait écrire un texte sur l’accouchement et moi je la questionnais.

Juste après ce tournage de My body my rules je suis tombée enceinte. J’ai été contactée par le centre  d’art contemporain de Genève[10] pour leur Biennale. Il me demandait la production d’une œuvre vidéo originale. J’ai arrêté le montage de My body my rules  et j’ai commencé le film Aria[11].  Aria est la maternité questionnée : c’est mon parcours comme femme lesbienne et célibataire pour avoir un enfant.

E.R-D : J’ai vu ce film, ton chemin en PMA, tes interrogations,  Il est très touchant. Tu voulais être mère toute seule ?

E.J : Non, mais je n'ai pas eu le choix.

E.R-D : Ce débat sur la PMA on n’a jamais les autres points de vue, Aria rétablit l’équilibre.

E.J : Disons que les médias préfèrent inviter où faire entendre des voix foncièrement opposés avec un modèle de famille unique. Pourtant, ce n’est pas faute dans les associations de vouloir être visibles, d’avoir une réflexion et de se battre. Ce sujet de l’accouchement avec Elisa, ce côté très crue, on s’est aperçu que finalement les femmes entre elles n’en parlaient pas. Est-ce que avant les femmes entre générations se disaient plus de chose ? Moi je le crois.

E.R-D : Je ne sais pas. Un manque de transmission de nos jours ?

E.J : En tout cas en enquêtant on a vu que ce passage de l’accouchement marquait violement. Il était vécu de manière diverse, il pouvait même rejoindre le désir dans la sensation donnée au corps.  Certaines femmes parlent d’orgasme. Pour la scène avec Elisa on a repéré sur Paris cet îlot de verdure dans l'arrondissement nord, ce lieu improbable en pleine nature. Et elle en a parlé.

 …….extrait du film  …….

On voit Elisa nue dans un décor de sous-bois. Lumière sur le corps, déambulation lente, elle attrape des fleurs, les goûtent, met son lait maternel sur des feuilles,  sort une corde de son sexe, elle dit des sensations de l’accouchement : « Tu vas avoir l’air d’une folle tu vas crier, tu vas appeler ta mère, tu vas chanter » « Tu vas maudire des générations de femmes. Tu vas avoir envie de tuer 42 générations d’hommes juste pour passer tes nerfs »

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E.R-D : La nature encore, le début de film, qu’est-ce que c’est cette réunion d’actrices avec les plantes,  un rendez-vous de sorcières ?

E.J : [Rire….] Il s’agit d’un rituel de Tantra[12]. Tous les sens sont convoqués dans ce film : on les voit respirer, manger, goûter, sentir... J’ai filmé les souffles, les sons des respirations. Le film commence sur un rituel. Chaque actrice a choisi une plante aromatique, la touche, la respire. C’est comme une méditation, un plaisir, une reconnexion du corps. Dans le Tantra, tu as cette idée entre autre d’accéder à un certain plaisir sexuel par les sens sans stimuler directement les organes génitaux.

E.R-D : Par rapport aux sens, il y a aussi du sang dans My body my rules. Sang de la viande crue, Sang des règles, sang de l’accouchement…

E.J : Oui, Il y a aussi cette scène où par hasard plusieurs filles avaient leurs règles simultanément ces jours-là et de façon très spontanée, elles se sont mises à jouer avec leur sang.

E.R-D : Pour une génération 80, c’est une scène très bizarre, par rapport à notre éducation sexuelle et la prévention autour du Sida.

E.J : Je crois que l’éducation sexuelle que l’on a eue fût placée sous le signe du risque et de la peur. Le scandale très grave du sang contaminé a marqué. Pour les règles comme toutes les femmes, je  saigne une fois par mois et c’est un fait pour toutes. On peut s’interroger sur ce tabou[13]. Associer systématiquement sexe et risque était-ce trop?

E.R-D : On passe à Marianne[14] ?

E.J : J’ai découvert le travail de Marianne lors d’un festival. Elle travaille en coopération avec le chorégraphe Mathieu Hocquemiller. Sa performance était marquante : contorsionniste et tension du corps. Le travail du sexe qu’elle exerce et sa façon d’être : elle a un côté guerrière. Je dirais, un peu dark, puissant, dominateur.

E.R-D : Le travail du sexe est un terrain glissant. Les positions sont radicales. L’abolition du travail du sexe est inhérent pour certaines féministes.

E.J : Il y a le problème du travail du sexe et de l’esclavage sexuel, à distinguer. Chez Marianne j’étais surprise en plus elle est très différente du cliché que l’on a de la travailleuse du sexe un peu glamour. Elle est très sûre d’elle, elle n’est pas une victime, elle y prend du plaisir. L’esclavage est très grave mais on ne donne pas de droits aux travailleurs du sexe, n’est ce pas faire semblant que cela n’existe pas ?

E.R-D : Une hypocrisie autour du travail du sexe?

E.J : C’est évident. Je crois qu’il faut écouter les personnes concernées et ce qu’elles ont à dire. Marianne sur le projet fût intéressée. On la voit en numéro de contorsion, en montage simultané, elle raconte une expérience avec un client qui l’avait marquée.

E.R-D : Ta réaction ?

E.J : Et bien quand je l’ai vu partir dans son idée, je me suis dit « Là, ça va très loin » « Dans quelles limites nous emmène-t-elle ? »

E.R-D : Et ?

E.J : C’est son choix, sa parole. Donc j’ai dit allons-y [Rire]

 …….extrait du film  …….

Contorsion du corps nu sur scène – bave et urine. Marianne raconte une expérience avec un client entre urophilie et fétichisme infantile : « Il vient pour la première fois. Au téléphone, il n’avait pas discuté les tarifs, il avait peur que je le refuse »

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E.R-D : La scène entre Flozif et Caritia Abell – raconte moi.

E.J : Flozif avait joué dans mes deux films précédents Too much pussy et Much more pussy, notre relation est de confiance. Sa grande angoisse est de vieillir. Sa question : comment rester sexuellement attractive? Pour contrôler ce corps, elle  se tient à une rigueur : ce qu’elle mange, le sport… Le parallèle entre le bondage qu’elle pratique et cette peur de perte du corps s’est imposé. Dans le relationnel entre la personne qui attache et la personne attachée la question de contrôle est claire. Etre entravé oblige à un lâcher prise, on n’est plus responsable de son corps, on doit se libérer pour en jouir.

E.R-D : Dans la scène, on voit une séance de bondage entre Flozif et Caritia. C’est intime et sexuel. Réussir à filmer deux personnes dans l’acte sans le côté jeu d’acteur. Pourquoi avec Caritia ?

E.J : Flozif voulait faire cette scène. Elle a choisi Caritia.

E.R-D : Tu n’es pas allé vers Caritia ?

E.J : Bien sûr car je n’irai jamais imposer une personne à une autre comme partenaire. Caritia Abell[15] est une spécialiste du corps. Elle vit à Berlin. Au début elle s’est interrogée. Elle ne tourne pas dans des films, ce n’est pas son métier. Finalement lors de la première projection quand elle a vu le montage, leurs scènes, elle a été rassurée, elle a même adorée!  

 …….extrait du film  …….

Flozif raconte son corps et le temps. Puis Scène avec Caritia. Se laisser bonder, maîtriser, jeu du regard, et brûlure à la cire : « Ce temps qui m’entrave et capture mon corps » « […] Etre là,  mon corps dans les cordes comme le temps qui passe auquel je ne peux échapper »

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E.R-D : On finit par Romy et Maria[16].

E.J :Romy m’avait contactée précédemment pour me proposer de jouer dans mes prochains films. Elle est photographe et modèle. J’ai pensé à elle, pour la thématique elle m’a parlé de ce tabou qu’elle avait eu autour des fluides corporels féminins. Elle voulait parler de ça : cyprine, bave, sécrétions, ce blocage qu’elle a fini par lever.

J’ai proposé une liste de partenaires. Elle a aimé Maria. Donc elle a communiqué avec Maria, qui vit à l’étranger, elles ont beaucoup échangé. Maria est venue à Paris, elles ont passé deux jours ensemble et nous avons tourné la scène.

E.R-D : Maria est actrice féministe pornographique, comment a-t-elle accepté le projet ?

E.J : Maria m’avait contactée car elle voulait tourner une scène sexuelle sous ma caméra de réalisatrice femme. Une approche autre que celle du porno mainstream, plus en phase avec le plaisir féminin, des corps divers et réalistes. Leur scène à toute deux nous a surprises. Et effectivement il y a beaucoup d’humour. Les codes classiques sont détournés. Elle casse très librement les attentes du spectateur sur ce que l’on imaginerait comme scène de plaisir entre deux femmes.

 …….extrait du film  …….

Une chambre avec Romy Furie. Elle se prépare et parle de son approche du code et des fluides, des paroles : « La jouissance de voir l’autre et celle de goûter  mes propres larmes »

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E.R-D : Je voulais aborder la réception. Le film My Body my rules a été récompensé à Berlin il y a quelques jours au Porn festival.

E.-J : C’est une grande fierté. Il a eu le second prix du meilleur documentaire avec une critique vraiment belle. Je te la retrouverai. Pour nous, c’était une énorme pression lors de la présentation, les actrices s’exposaient entièrement. Il y a une certaine mise en danger avec cette approche franche. Donc les retombées positives, la compréhension du propos est une récompense face à l’implication dans ce travail. Je suis très curieuse de voir la réception en France.

E.R-D : En France il va être présenté dans le cadre de festival de cinéma LGBT Chéries Chéries mais pourra t-il en être autrement ?

E.J : Je ne sais pas. Car depuis 2001 et le film Baise-moi de Virginie Despentes[17] il y a une possibilité d’interdire les films aux moins de 18 ans sans pour autant les classer sur la liste des films pornographiques. D’ailleurs c’est assez intéressant de se rappeler que c’est à la suite de ce film que  la législation est passée.

E.R-D : Et pourquoi à ton avis ?

E.J : Parce que c’était réalisé par des femmes ?

E.R-D : Moi je dirais parce que en plus, c’était des femmes qui mettaient en scène des femmes avec une approche crue du sexe, et qui butaient tout le monde. C’était un peu trop pour eux [rire].

E.J : Des femmes par des femmes. Alors, au final, ta question serait : Est ce que notre corps est à nous, ou pas, non ?

 

La critique pour le prix :

«A special mention goes to the film "My body my rules" by Èmilie Jouvet, because it celebrates the female body in all its facets, and opens a loving and self defined space for them, in which they can live it up to the maximum. »

  (Mention spéciale pour le film My body my rules  réalisé par Emilie Jouvet, parce qu’il célèbre le corps de la femme dans toutes ses diversités, et ouvre un espace aimant, définit par elles pour elles et dans lequel elles peuvent s’épanouir au maximum.)

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Dans le cadre du festival de cinéma LGBT CHERIES-CHERIS, l'AVANT-PREMIERE PARISIENNE du film MY BODY MY RULES D'EMILIE JOUVET sera le 15 Novembre 2017 à 21h30 : Séance de projection au MK2 Beaubourg 23h=>1h30 : MBMR night a la MUTINERIE.

 MBMR is a strong political and queer feminist manifest about body politics, alternative sexuality and its representation as well as about diversity and various forms of sexual desire.

Ce film hybride s’intéresse à ces autres corps, ceux qui prennent de la place, ceux qui tachent, ceux qui dérangent, ceux qui dévorent, ceux qui jouissent comme bon leur semble, ceux qui vieillissent et ceux qui s’auto-transforment, ceux qui sont libres et sauvages. Huit femmes révèlent en image le rapport magique, secret, cruel, sensuel, puissant qu’elles entretiennent vis à vis de leur propre corps : ces portraits questionnent notre regard sur le genre, la couleur, la motricité, la pilosité, le poids, la sexualité, l’âge et l’identité, et interrogent la société sur sa diversité. Un film expérimental autour de l'image du corps, de la nudité politique et de ses représentations.

The trailer (avec Rebecca Chaillon, Elisa Monteil, Romy Furie, Maria Riot, FloZif, No Anger, Marianne Chargois et  Caritia Abell):

 https://vimeo.com/142807045



 

 

[1] Trailer et synopsis My Body My rules : https://www.emiliejouvet.com/my-body-my-rules

Avant-première du film MY BODY MY RULES D'EMILIE JOUVET le 15 Novembre 2017 à 21h30 : Séance de projection au MK2 Beaubourg dans le cadre du festival de cinéma LGBT CHERIES-CHERIS,

[2] Site web d’Emilie Jouvet : https://www.emiliejouvet.com/biography-emilie-jouvet

[3] « Voilà le cri que poussèrent au début des années 70 les femmes qui protestaient contre les lois  interdisant l’avortement, peu de temps avant que les mouvements homosexuels reprennent le slogan. Le corps était du côté des catégories opprimées, marginalisées de la société, les minorités de classe de race, de classe ou de genre pensaient n’avoir que leur corps à opposer au discours du pouvoir, au langage comme instrument de mise au silence des corps. ». D’après A. CORBIN, J.-J. COURTINE, G. VIGARELLO, Histoire du corps, vol. 3, Les mutations du regard, le XXe siècle.

[4] D’après Fray Baroque et Tegan Eanelli, Vers la plus queer des insurrections, édition libertalia, 2012.

[5] Too much Pussy: « Ce road-movie jouissif et truculent sur la post-pornographie et le mouvement féministe sex-positif suit les folles aventures de 7 jeunes femmes Queer, artistes & performeuses, réunies le temps d'une tournée épique en van à travers toute l’Europe. Pendant tout l'été, la troupe a foulé les scènes cosmopolites des boîtes de nuits branchées parisiennes, en passant par les squats queers underground berlinois et les théâtres prestigieux de Paris, Berlin, Stockholm, Copenhague... ». Synopsis du film  extrait du site de la réalisatrice.

[6] « Ses sujets de prédilection sont les identités féminines, le corps, le désir, la violence, et elle met l'humain au centre de ses créations. Elle mêle théâtre, vidéo et performance dans ses création ». Extrait pour la biographie de l’artiste Rebecca Chaillon : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9becca_Chaillon

[7] "Candy Box". Entre Filles on ne risque rien ? Court métrage réalisé pour la campagne de prévention Tu Sais Quoi?, menée par L'INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé.), Yagg et Prends-Moi. 2014.

[8] Lecture des textes de l’artiste No Anger sur son blog A mon geste défendant : https://amongestedefendant.wordpress.com/author/nonoelomb/

[9] Elisa Monteil, actrice, performeuse de théâtre, journaliste radiophonique, aux côté de Rebecca Chaillon dans les spectacles performatifs de la Cie dans le Ventre

[10] Site web du centre d’art contemporain de Genève : http://www.centre.ch/

[11] Trailer et synopsis vers le film ARIA : https://www.emiliejouvet.com/aria-le-film

[12] En Tantra, l’acte érotique devient sacré passerelle vers un état transcendantal.

[13] Célébrer plutôt que cacher- le sang des hommes toujours guerrier celui des femmes toujours honteux ? Pour une vision historique scientifique, anecdotique des règles ce livre : Elise Thiébaut, ceci est mon sang, petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font, éd. La découverte, 2017.

[14]Marianne Chargois : travailleuse du sexe  et performeuse contorsionniste.

[15] Caritia Abell, performeuse shibari, spécialiste BDSM et fetish scene.

[16] Romy Furie, site et book de l’artiste : https://romyfurie.book.fr/. Maria Riot actrice porno et militante féministe.

[17] En 2001 Baise moi de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi fût classé X à sa sortie. Cette décision entraînait le retrait du film des salles de cinéma françaises. C’était le premier film à être interdit en France depuis plus de vingt ans. A la suite le décret du 12 juillet 2001 fût voté, permettant au ministère de la culture français d'interdire un film aux moins de 18 ans sans toutefois l’inscrire sur la liste des films pornographiques ou d’incitation à la violence. Baise-moi tombait sous le décret et fût rétablit dans les salles.[]

 

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