Poésie confinée.

Mercredi 31 mars, Emmanuel Macron annonçait à nouveau un confinement. Provocateur, méprisant comme à son habitude, il a incombé aux soignants, enseignants, étudiants déjà à bout de nerfs et au bord du naufrage de faire plus d'efforts. Le poème suivant est inspiré de la colère, de la détresse et de l'impuissance que moi et d'autres avons pu ressentir suite aux annonces gouvernementales.

Confiné.e.s

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Et je cours pris de court, et mon corps sans détours

S'entoure des cris et d'écrits, décrit sa rage

Et en rit, et en pleure et s'écrit "Quel Carnage",

Et prie la vie de rythmer l'arrivée des jours.

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Et j'encours le courroux des obsédés des sous,

Qui méprisent les soignants, brisent les enseignants,

Détruisent des élèves, la vie des étudiants,

Amadouent sans atouts tout un pays qui bout.

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Et je perds les gens, et je perdes la tête,

Et le confinement confirme ce que j'affirme,

L'isolement s'étend, s'empire et nous opprime,

L'anxiété nous prend, sans amusement ni fête.

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La colère et la hargne habitent mon esprit

Où se suivent les sons des sonnettes d'alarme

Qui sonnées sur des mois promettent encore le drame,

Le drame est là hélas sans qu'ils aient réagi.

Par un lycéen qui craque.

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