"Qu'est-ce qu'on fait?"

« Je n'compte pas sur l'État, moi, j'compte sur nous-mêmes »

Le turfu en rose et vert! (nan j'déconne quoi que ça s'annonce vraiment comme ça pour 2022**), enfin la question à se poser serait : on fait quoi ?

Ça se bouge depuis des années, parfois ça manifeste ensemble (même de plus en plus souvent faut le reconnaitre), on est là à se partager, se relayer, se liker, se rencontrer mais y'a moyen de faire tellement plus...

On commente et on les regarde avancer, se placer, se trahir, s'allier pour gagner, ça fait du sale et parfois ça fait bien mais il manque toujours un truc : celles et ceux qui sont politisé.es et qui sont déjà bien reconnu.es comme sujet politique, dont les discours sont entendus, dérangent mais rassemblent aussi (en politique l'un ne va pas sans l'autre).

Je dis pas qu'il faut une "convergence des luttes" parce qu'aucune lutte ne doit être effacée ou être considérée comme moins importante qu'une autre, ni être invisibilisée au profit d'une autre (et c'est toujours le risque quand on parle convergence, surtout celui de pas être considéré à sa juste valeur par celles et ceux qui dénigrent facilement cf. les racistes de la gauche républicaine voire de l'extrême-gauche. Si, si, y'en a).

Mais il faudrait un truc quand même qui ait de la gueule, permettre à tout ces cercles de s'y retrouver, de s'y sentir s'élever. Franchement les verts j'avais toujours trouvé ça ringard parce que je pensais naïvement que l'environnement c'était l'affaire de tout le monde, quelque soit ton bord politique. Pourtant il aura fallu qu'un parti porte tout de même cela pour que des individu.es s'y retrouvent (et une épidémie lol). Au départ le mouvement écolo, aujourd'hui un parti à qui on confère (et on reconnait) une qualité de gestionnaire en france. J'ai pas trop d'avis à leur sujet si ce n'est que c'est toujours jouissif de voir des villes comme Bordeaux, Marseille et Lyon enterrer ce qu'on exècre. Leur avenir sera-t-il greenwashing ou autre ? 

Il reste deux ans pour voir qui va faire quoi, même si on entend déjà les socialo couiner pour s'allier à de nouveaux gagnants pour tenter de survivre. Leur politique courtisane c'est d'la merde mais ça marche comme ça chez eux/elles. Nous on a personne à courtiser parce que nos cercles politiques sont déjà en connexion, on aurait juste besoin de se rassembler autours d'un projet social, décolonial, économique, racial, genré... On a nos propres méthodes de lutte, elles valent ce qu'elles valent certes mais elles fonctionnent, interpellent et parfois se complètent. Militer m'a appris un truc : c'est toujours plus difficile de s'organiser entre nous que d'être d'accord quand il s'agit de faire de la politique ensemble contre ce qu'on aime pas. On attend toujours plus de relais, de partages, d'indignations de part et d'autre mais si on essayait de le réaliser autrement ?

Nos réticences envers les autres nous étouffent et pourtant ces réticences sont justifiées. Alors comment faire pour se rassembler ? J'dis pas qu'on doit aller conquérir l’Élysée, lutter c'est pas un diner de gala mais si on arrivait à se placer sans avoir à détourner nos valeurs collectives ça aurait tellement de la gueule. Alors : "qui, quoi, comment"?

Note à moi-même : JPP de facebook, j'ai l'impression que ça dessert la cause et que ça ne sert qu'à ceux que j’emmerde profondément (rg, LREM/fafs en tout genre...). Être virulent c'est un kiff mais il faut avoir les crocs parce que nos valeurs le méritent...

//ce billet n'est pas appéliste//

Elsa B.

* Les citations sont tirées de Kery james

** https://www.nouvelobs.com/elections-municipales-2020/20200629.OBS30656/apres-les-municipales-la-gauche-multiplie-les-appels-a-l-unite-pour-2022.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1593444128

 

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