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ALGÉRIE VIVACE: FEMMES FRESQUES FUSÉES

L’Algérie joyeuse-vivace - tragédienne de ses traits - merveille assiégée - malversée de ses richesses - enjambant ses tragédies, ses décennies de drame, la narcose promise - humiliée de médiocratie - agonie de dédain maffieux - assignée à se défenestrer d’un cadre hanté d’absence à un brame mortel - se révèle vive sylve Femmes Fresques Fusées - joaillère de sa fierté retrouvée E’M.C.
  1. • Tu prolonges le mandat - Je prolonge le combat -

    La femme souriante déterminée qui figure sur la photo - auteur de ces paroles est cardiologue à Oran - fille d’un éminent cardiologue - 

    Ceci - ce trait rimé - en deux heptamètres - fait la fête à la fameuse calomnie éculée - itérativement décochée de l’autre rive - de la femme «soumise» [ mettez-y ce qui vous gonfle] - l’indigène - la femme arabe - la musulmane - l’Autre - le miroir qui dit au féminisme colonial ou [oupsant à souhait] au féminisme libéral - écumant plateaux acquis et points d’écoute - qui est le must de l’outrecuidante soumission [aux pression des lobbies] qui n’avoue son nom - 

    trait que nous avons souligné & que nous n’avons cessé de rappeler pour la libération ce celles-là ! 

    C’est dire les enjeux de cette festive et décisive révolution contre le Cadre- contre le Code - contre le Cid -

    E’M.C. 

     

  2. La femme algérienne étant une Archive vivante et novante à l’occasion - [mariage - cérémonie - théâtre -] conserve précieusement le patrimoine - notre souv’avenir -

    Génial trait d’humour - en intrication avec l’histoire - certaines jeunes femmes ressortent leur haïk de naguère - du temps de la guerre - voile traditionnel algérien & paradoxale tenue de combat qui a joué un grand rôle & a été un symbole de résistance sous le colonialisme - 

    où le voile outre que vêture de frai fendant foule - ou faufil d’esquive en période de fouille pouvant faire [la] voile au flottement de l’âme indigène - samizdat de féminité rétive passant quadrillage - à l’aléa d’une éventuelle malencontre - de soldatesque ou de malfrat -

    Merveilleux humour faisant la connexion entre le déclenchement du 1er Novembre 1954 & celui du mardi 22 février 2019 -

    On s’est libéré du colonialisme le plus collant de l’histoire « moderne » - On entend se libérer du colonialisme d’un gang qui [lui] liquide l’Algérie à l’ourdissoir de sa vorace médiacratie - voire même impitoyable Qahbocratie galopant aveuglement - à sa déréliction - 

    E’M.C. 

  3. Sur cette photo - révélant le varia vertement féminin de cette convergence générationnelle - Il n’est pas question que le pouvoir mobilise la vieille recette du clash - pour fragmenter cet inédit mouvement libératoire - 

    Pour attester le lien - corde tressée de cette levée de fonds de vie - fragiles fioles & incisives violes - même les grandes figures de la libération se sont mobilisées dont Jamila Bouhired - sur son nonagénat - 

    Il ne s’agit pas seulement d’une révolte de  jeunes comme en 1988 - déclenchée le mercredi 5 octobre 1988 - voir: Octobre algérien de E’M.C. 

    Mais d’un mouvement général - contre le cinquième mandat d’un Cadre grisouteux de l’Absence de sa Majesté - une Méduse fusillant la Présence de tout un peuple [patienté]  un Cadre ubuesque du Roi qui qui [ne] se meurt - Un dédain encadré - Un vide soufflant - invitant le « peuple » algérien à sa défenestration - une provocation - la Hogra entraînznt Harga -          

                                      E’M.C. 

  4. Ou celle-ci scandant scripturairement

    - • Femmes en action - Le clan Boutef n’aura même pas notre soutien-gorge -

    Non au 5 mandat -

    Il n’y a que Chanel pour faire le numéro 5 

    Quelle fête du langage - c’est du crash celinien - en Samba populaire - un dictionnaire dépoitraillé - une fulgurance d’expression - montrant que nos femmes [soumises dans le fantasme du bouleversé de son nombril] sont joyeusement connectées - crash et magnifiquement calembourielles - humouristes en plein air - à ce vodkabulaire -

    Autre trait de génie - finement narquoises prenant à contre-pied le provocant topless de leur consœurs Femen -

                                     E’M.C.

  5. Autre trait d’humour : Jeune femme drapée de «nos» couleurs - dévorant la rue - fière étrave d’avancée - à l’immense mare glacée de la mandature qui tue - Clin d’œil à la voilette de naguère - est-ce une coïncidence que tout cela - ces codes compénetrants - comprenne qui pourra - ou qui voudra - Mais c’est une une guerre fermement pacifique au Gel institutionnalisé - un grand coup de boutoir - le féminin fendoir de l’immobilisme machique -

    & ainsi voilée de couleurs -almée de nuances - armée d’impudence - elle incarnerait arlequine de ses folies libertaires - une nouvelle im-pudeur citoyenne - & c’est du même coup un switch à surimpression au voile à son surcroît de dévoilement - 

    Un second souffle - Une autre lutte de libération - peut-être la meilleure - serait-elle enceinte d’un immense poète - inaugurant l’ère des pupilles de la Notion - sur-passant celles de la « nation » - 

     

  6. • La société dans tous ses états -

  7. Les femmes - flammes vives - vivantes - souriantes - drapées du drapeau - fleurs partageant fleurs - fluviales - phénomène de fragilité - de cette eau de roche - à sa révélation paysagère au miroitement de cet immense moment d’histoire - ne se résout pas seulement à dire non - seulement au Mandat -

    mais aussi Non au mandat de la médiocratie - imposant la médiocrité - comme un canon de réussite à l’extase de la stagnation -

    Des rus à la rue - devenant ruisseaux, fleuve, bras d’eau - vif argent à ce Levant - ce Lever qu’elles sont - qu’elles savent réveiller en elles - quand la faux se précise du fâneur effarant & faraud - qui fripe la patrie [mot conspué par les subtils du capital apatride] -

    cette vertueuse fierté - ce souffle divin dont elles rayonnent Cendrionant de leur pas d’arpège à ce Sol sacré dont elles sentent la sève vivifiante [et volée] à leurs pouls de princesse de l’aube - de cet autre 1er Novembre - notre éternel augure de juillet -

    Nos fées disant assez! animant NON - d’un seul tenant - au violent étiolement de leur merveilleuse Étoile assiégée -

    E’M.C. 

  8. Une jeune femme face à un policier anti-émeute - Le 8 mars 2019 - Zahra Rahmouni -

    Sachant que l’État est le pire émeutier - L’émeutier de l’immobilisme humiliant ce fabuleux peuple qui a tellement enduré - si dignement supporté - le vil trotter-menu aux disqualifiants check-points dont On a jonché son parcours -

    ce fabuleux «peuple» nouveau dont on vole l’avenir - dont on est indigne - 

    Ce fabuleux «peuple» joyeusement spirituel - si disponible à sa novation contrariée - que le monde découvre - que le monde «libre» salue - 

    E’M.C. 

  9. C’est la révolution des roses - celle des fleurs du civisme - de la floraison retrouvée - de la fierté réinventée - après tant d’humiliation - c’est la nouvelle lutte décolonisatrice de ce gang férocement vénal qui s’est déshonoré - au méprisable dépenaillement de l’indépendance -

    de «la Mecque des révolutions» où Nelson Mandela a fièrement dit qu’il est «devenu un homme» à son maquis algérien Oui - c’est la révolution des roses - celle de l’éclosion continue du civisme - de la fraternité fondamentale - de la fierté retrouvée - de la lucidité saluée -

    l’emploi du temps de l’amour - labour au grelot de demain à brûle-pourpoint - 

    E’M.C.

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