Histoire impertinente des falsifications historiques

Un jour un ami m’a dit : « La mort de Lady Di, c’est comme pour Coluche, ce sont des accidents prouvés et y a pas à y revenir. » C’était peut-être juste une provocation…en tous cas, je l’ai pris comme tel et j’ai cherché.

Je suis parti du postulat qu’il y a toujours, dans les affaires d’Etat, une version officielle qui ne cadre pas forcément avec les faits, tous les faits.

Pour que le descriptif de l’affaire soit cohérent dans la version qui convient au pouvoir, nombre de faits sont écartés des conclusions de l’enquête et peu de gens se rappellent du détail qui était paru une  fois dans la presse et qui démolirait ces conclusions si on en tenait compte.

Mais voilà, si je ne suis pas très doué avec les puzzles en carton, les puzzles politiques me conviennent bien et je ne dois pas être un bon citoyen qui oublie ce dont le pouvoir voudrait bien que ça passe en pertes et profits au détriment de la vérité.

De ce constat est née l’idée de créer un Bureau de Vérifications de Falsifications Historiques et d’un inspecteur du nom d’Hippolyte Tayze (dit Hippo dans le service). C’était au départ quelques enquêtes parues sur Blogborgmes.free.fr/  et j’ai décidé d’en faire un bouquin :

L’histoire impertinente des falsifications historiques.

Il est paru chez Amazon

Il a fallu choisir parmi toutes les affaires d’Etat. Très arbitrairement, le choix s’est porté sur 22 affaires aussi diverses que les raisons de la guerre de 14-18, la mort du Ministre Robert Boulin, le massacre (le mort n’est pas trop fort) du 17 octobre 1961, Le 11 septembre, la mort de Marilyn et des Kennedy, celle de Coluche, l’islamisme en France, l’affaire Coupat, qui a trahi Jean Moulin, sur les ordres de qui, et pourquoi ? Etc.

Une affaire qui n’est pas dans ce tome des falsifications historiques :
Lors du massacre au Bataclan, les flics ont mis une éternité avant d’intervenir car ils attendaient les armes adéquates. Les soldats de Vigipirate qui étaient à la porte du Bataclan avaient le matériel nécessaire, mais pas l’autorisation de l’utiliser… A quoi pouvaient-ils donc servir, si ce n’est d’épouvantail…Si tous les soldats de Vigipirate qui patrouillent en ville ont les mêmes consignes de retenue, on est mal barré.
En France, question répression, les « garants de l’ordre » sont plus efficace pour mutiler des Gilets-Jaunes que neutraliser des terroristes. Ils attendaient quoi pour intervenir ? Que les assassins aient épuisé leurs munitions ?

Lorsque l’auteur dit que le pouvoir a tué ou laissé tuer des gens, impliqués dans des affaires, ou des innocents dans le cadre d’attentats terroristes, il ne suffit pas de se récrier que ce n’est pas possible dans un pays civilisé que le pouvoir se comporte ainsi. Si les gouvernements avaient le moindre respect de la vie humaine, il n’y aurait jamais de guerre ; et la France n’est pas en manque d’en provoquer.


Il y a peu, il s’en est fallu d’un cheveu de voir se déclencher une guerre nucléaire.
Hollande et Obama avaient envisagé d’écraser le régime syrien d’El Assad. C’est Poutine qui a sauvé la situation en se rangeant résolument avec El Assad. Si le scénario Hollande-Obama s’était réalisé, c’est l’Etat Islamique qui, en finalité, prenait le pouvoir en Syrie et qui aurait attaqué Israël. Or Israël n’a jamais fait mystère qu’il utiliserait ses bombes nucléaires s’il était attaqué. Et comme il y a aussi des bombes nucléaires musulmanes…

Hippo Tayze ne veut rien prouver d’autre que les versions officielles de certains faits ne tiennent pas debout lorsqu’on prend en compte tous les éléments. Se dessine alors une autre vision des événements et vu la couleur que ça prend parfois, on peut comprendre que ça puisse déplaire au Monarque et sa Cour.

Parce que même dans les affaires sérieuses, il n’y a pas de raison de prendre un air sinistre, l’inspecteur Hippolyte Tayze a le verbe leste et la métaphore agile, ce qui tendrait à prouver que lorsqu’il faisait ses classes, il était plutôt au fond de la salle avec San Antonio et Michel Audiard que sur le banc du premier rang, avec le Commissaire Maigret et Hercule Poirot…

Tous les éléments des dossiers évoqués sont authentiques. Jamais je n’ai fait preuve de si peu d’esprit créatif La présentation de certains d’entre eux ont fait l’objet d’une mise en scène romanesque en guise de clin d’œil à une grande et belle artiste.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.