Lettre ouverte à Olivier Véran

Lettre ouverte

Monsieur Olivier Véran,
j’ai été estomaqué de savoir que vous êtes un professionnel de la santé. Au vu de tous les tâtonnements, les approximations et les affirmations contradictoires, ce n’était pas évident de s’en rendre compte.
Je ne vais pas faire l’inventaire de tout ce qui a été fait faux lors du premier confinement, le Pr Perronne a eu besoin de tout un livre pour en faire la liste.

Cette lettre ouverte ne va rien vous apprendre d’autre que la propagande gouvernementale passe de moins en moins bien dans la population.
Ce qui devient incompréhensible pour beaucoup, ce sont les choix des critères d’isolement du peuple.
Il y a un dénominateur commun à tous les interdits : Ce sont des activités procurant de la joie, du plaisir, de la détente et tout ce qui est culturel.
Et là, je ne peux taire certains parallèles avec des politiques plus ou moins contemporaines.
Il y a une constante pour tous les pays qui ont banni, écarté ou dévalorisé la culture et le divertissement :
C’était et ce sont des gouvernements fascistes. ( L’Italie de Mussolini, L’Allemagne nazie, l’Espagne de Franco, le Portugal de Caetano, la Hongrie de Orban, etc.)
Que faut-il en penser ?

La culture est une nécessité. C’est par la culture que les humains deviennent libres et responsables d’eux-mêmes. C’est par la culture qu’on peut retrouver du plaisir, de la joie de vivre donc la volonté de ne pas céder à la maladie. C’est peut-être là qu’il faut, pour le gouvernement actuel, y voir les limites qui ont été posées.
Tout est fait pour arriver au slogan des années 40 : Travail Famille Patrie… Et taisez-vous.
Parce que l’on trouve dans l’actuel quinquennat  de moins en moins de différence avec le gouvernement Laval, il serait bon de changer de politique.

Tout donne à penser que, pour la tranquillité des gouvernants, le peuple doit rester dans l’état de sidération qui fut si bien orchestré lors du premier confinement.
Il semblerait pourtant que ce beau programme soit de moins en moins respecté par une population qui ne comprend plus les incohérences du gouvernement, ce qui tendrait à démontrer que la population commence à réfléchir et c’est réjouissant.
La sidération passée elle fait place à la critique.
Dans les grandes interrogations, il y a :
L’incompréhension de l’interdiction de se retrouver, bien sagement assis et sans se parler à 1 mètre les uns des autres dans une salle de spectacles en ayant tous la tête tournée du même côté ; alors que tout un chacun peut se retrouver entassé dans les rames de métros et les bus, à se souffler dessus sans respect de distanciation.
Mis en corrélation avec les interdictions de balades en forêt, si elles sont à plus de 1000 mètres de sa porte d’entrée, des limites horaires injustifiables dans le cas de balades en solitaire, ces interdits obligent les gens à rester dans la pollution des villes et la proximité d’autres personnes ; alors même qu’il est salvateur de pouvoir s’oxygéner généreusement les poumons, qu’il en va ainsi de la santé globale de la population.

Le port du masque n’a d’utilité que pour casser l’élan des gouttelettes de salive que l’on peut expectorer, car pour le virus lui-même, il ne sert à rien. C’est comme vouloir stopper une invasion de rats sur une autoroute en fermant les barrières de péage…
Selon l’OMS, il ne faut pas abuser du port du masque, vu son utilité toute relative.
Le masque réduit, dans une proportion non-négligeable, l’oxygénation du sang, donc la capacité de résister aux virus.
En expirant, une partie de l’air vicié reste prisonnière du masque et lors de l’inspiration suivante, c’est d’abord cet air qui retourne dans les poumons. Cet air chargé de gaz carbonique et de tous les microbes donc le corps a voulu se séparer par cette voie. D’où un risque de surinfection.
Le flou entretenu sur les hospitalisations et les décès ne contribue pas non plus à la crédibilité des décisions gouvernementales.
Pourquoi est-il nécessaire de passer par les chiffres de l’UE pour avoir quelques précisions ?

De plus en plus de gens contestent la cause Covid de décès de proches, à l’instar de cette femme qui va vers le médecin contester le certificat mortuaire, disant que sa mère est morte d’un cancer en phase terminale et non du Covid. Réponse du médecin : ce sont les ordres… De qui, il ne l’a pas dit, par contre on sait de qui on se moque avec ce genre de réponse.
Ce cas n’est pas unique, comment dès lors croire les chiffres annoncés. D’autant que, dans ces chiffres, la grippe n’a fait que 76 morts l’hiver passé, alors que son score se situe toujours entre 8000 et 15000 morts.
Certaines recommandations sont aberrantes, comme de préconiser de couper la fièvre à coup de Paracétamol alors que la fièvre est une arme du corps pour tuer les virus.
Pourquoi faut-il attendre que les poumons soient sérieusement atteints pour se faire soigner ?
Il y a trop de questions sans réponse sérieuse pour croire au bienfondé des décisions prises.
Comme par exemple d’avoir interdit l’Hydroxychoroquine sur la base d’une publication foireuse, incongrue et mensongère à un point qu’aucun professionnel de la santé n’aurait dû se laisser abuser. Et pourquoi, la supercherie éventée, n’avoir pas réautorisé son usage, interdisant de facto une étude en phase 3 de son efficacité et provoquant une explosion des hospitalisations à Marseille ?
On ne saura jamais combien de morts sont le fait du maintien de cette interdiction au profit du laboratoire Giléad, dont le médicament hors de prix est maintenant officiellement reconnu inefficace.

C’est peut-être dit abruptement, mais pour que votre action soit crédible, il manque aussi beaucoup de chiffres dans vos statistiques :

Il manque par exemple :
1° L’âge moyen des décès, toutes comorbidités confondues.
2° Le nombre de décès dus exclusivement au virus, l’âge moyen des victimes et la
    surmortalité induite par cette cause.
3° Pour les patients diabétiques, le taux de la maladie, les âges mini, maxi et moyen
    des victimes.
4° Pour les cas d’obésité, les proportions en fonction des indices de masse corporelle
    et l’âge moyen de chaque taux.
5° la proportion et l’âge moyen pour les cardiaques..
6° idem concernant les cancers, avec différenciation des divers cancers s’il y a lieu,
    ainsi que l’espérance de  vie résiduelle au moment du décès.
7° idem pour les affections respiratoires.
8° idem encore pour les dégénérescences liées à l’âge (Parkinson, Alzheimer,
    démence sénile, etc.)
9° Toutes causes confondues, la proportion de malades en réanimation qui ont été
    vacciné contre la grippe dans les deux mois précédents leur admission à l’hôpital.
10° La proportion des décès dans les zones polluées (air, eau, terre)

Je pense que ces chiffres détaillés sont très importants car ils permettent à tout à chacun d’évaluer ses propres risques, ainsi la prévention devient intelligente et non répressive.

On peut tenter de mettre un gendarme derrière chaque citoyen pour lui faire respecter des interdits imposés, ça provoquera toujours une réaction de rejet.
On peut aussi choisir de convaincre du bien fondé des mesures et toute verbalisation devient inutile.

Ce qui me dérange, c’est d’avoir l’impression que le tout répressif n’est là que pour masquer le manque de crédibilité.

Je n’espère plus rien d’un gouvernement voué à procurer des rentes faciles à un panel très restreint de personnes, au détriment du peuple.

Monsieur Véran, aurez-vous le cran de publier les chiffres énumérés dans les points 1 à 10 ?

Recevez encore, Monsieur, l’expression de ma vigilance citoyenne.

Emile Blutch
auteur.

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