Développement routier: les ambitions du gouvernement au Congo-Brazzaville

60 ans après cette indépendance, la République du Congo se repose toujours sur des infrastructures routières héritées de l’époque coloniale. Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville veut jouer son rôle de carrefour économique de l'Afrique avec un réseau routier moderne. Pour atteindre cet objectif, des projets de développement routier ont été mis en place par le gouvernement.

emile-ouosso-ministre-gouvernement-congo-brazzaville

L’état des lieux des infrastructures routières au Congo Brazza

Le Congo-Brazzaville depuis l’époque des indépendances n’a pas su mettre en place un plan de développement de son réseau routier. Aussi, les gouvernements successifs n’ont fourni aucun effort d’investissement pour l’entretien de ces infrastructures routières héritées du XIXème siècle. À cela, s’ajoutent les conditions naturelles peu favorables au maintien en bon état du peu d’infrastructures existantes.

Le cas de la RN2 qui établit la liaison entre la capitale Brazzaville et la ville d’Ouesso est très illustratif. Aujourd'hui le gouvernement du Congo propose l'’investissement financier pour la construction des routes . Cela devrait permettre de favoriser les échanges économiques et d'améliorer le réseau routier au cœur du bassin du Congo. Certains projets de développement routier sont en cours de réalisation.

Les projets de développement routier au Congo Brazza

Le réseau routier congolais compte 21 000 km de routes dont 90 % sont non bitumées. Pour relever la situation du pays, la Banque africaine de développement (BAD) après une table ronde organisée à Brazzaville sur l’initiative du président Sassou-Nguesso et de Emile Ouosso a fait des investissements dans les projets de développement routier au Congo Brazza et aussi dans ceux le reliant aux autres pays de l’Afrique centrale comme la construction des routes de raccordement Brazzaville-Kinshasa.

Sur le plan national

En dehors des projets sous régionaux en matière de transport routier, le gouvernement du Congo Brazza s’est donné comme ambition de construire des infrastructures à l’intérieur du pays. Cette ambition a débouché sur un programme d’investissements publics pour la construction de routes bitumées.

Pour la réalisation de ces différents projets routiers, ce sont les constructeurs chinois qui ont été choisis dans le cadre de la coopération Chino-Congolaise dont le montant global sera remboursé sur une période de 15 à 20 ans. Certains travaux ont été lancés en 2007, puis achevés en 2011. D’autres ont été lancés en 2011 et ont été réceptionnés en 2016. L’ensemble de ces travaux concernent la RN1.

La mise en concession des routes

Tirant leçon des expériences du passé, le gouvernement congolais a décidé de la mise en concession de la gestion et de la maintenance du réseau routier de la RN1. Ainsi depuis le 1er mars 2019, la gestion du péage et la maintenance de la RN1 ont été confiés à La Congolaise des Routes (LCR) pour une durée de 30 ans. Cette structure se chargera de la préservation, de la sécurité et du confort sur les routes congolaises. 

Emile Ouosso Ministre

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.