Les apologistes de l'idéologie génocidaire contre les Tutsi

Les violences négationnistes des propagandistes des complices français dans le génocide des Tutsi s'enfoncent dans une spirale de violence inflationniste au fur et à mesure que leur peur d'être démasqués atteint un paroxysme à la mesure de leurs fautes.

Voici typiquement le genre de message que je reçois sur Mediapart et dans d'autres forums.

  • "Votre CV vous disqualifie pour parler avec objectivité, vous n'êtes qu'un relais de Kagame et de sa propagande anti-française. Vous n'êtes pas aveugle, ce qui vous excuserait, mais un traître et un soutien d'un tueur de plus de 200 000 Hutu réfugiés dans les forêts de l'est du Congo et d'un assassin de milliers d'autres dans la guerre de pillages des ressources naturelles du Kivu qu'il a menée 20 ans durant à partir de 1996 et qu'il continue d'entretenir épisodiquement. Un sale bonhomme que votre maître. Je n'ai aucune intention de dialoguer avec vous, foutez-moi la paix et ne m'adressez plus de message." Lire ici

Ils sont parfois beaucoup plus violents encore. (Au passage, je n'ai jamais eu la nationalité rwandaise et je n'ai jamais rencontré Kagame, ni même jamais vu physiquement, ne serait-ce que de loin. Kagame n'est ni mon problème, ni mon idole, mais je remarque que, sans lui, les Rwandais ne se seraient probablement jamais aussi bien relevés du génocide des Tutsi)

  • "Facho, intolérant, Kagamiste Kagamisé, extrémiste et radicalisé, Emmanuel Cattier qui a épousé la cause de son épouse Tutsie Rwandaise, s'est radicalisé dans ses convictions et sentiments "Anti-France" ! Le fait de recevoir, d’adopter ou de prendre la nationalité rwandaise et de se faire "adouber" et "décorer" pour « services rendus » par Paul Kagamé, dictateur Rwandais, Bourreau du peuple congolais et Hitler Noir, n’est pas aussi excessifs que l’attitudes de ceux et celles qui, sincèrement, étaient fiers de recevoir d’Adolphe Hitler, de Benito Mussolini, de Francisco Franco, de Joseph Staline, de Mao Tsé-toung , de Kim il Sung, de Mobutu Sese Seko, Ben Ali, Idiamin Dada, Robert Mugabe... les marques de reconnaissance pour leur engagement dans la lutte pour la défense de « leurs valeurs » ! Le Facho Emmanuel Cattier n'a aucune leçon à donner, surtout qu'il s'est révélé être un "Museleur en puissance" avec la dépublication de nos articles sur Mediapart." Lire ici

Voici ce que je pense de ce genre de message :

Ces affirmations sur moi sont évidemment insensées. En quoi serais-je un traitre parce que je veux que les rescapés du génocide des Tutsi soient respectés et que leurs proches assassinés avec le soutien objectif des autorités françaises de l'époque (1990 - 2007) ne soient pas trainés dans la boue par des discours négationnistes ? Une partie de ma belle famille fut massacrée dans ce génocide. Il me semble que de ce fait mes mobiles devraient sembler clairs. Quant aux accusations selon lesquelles je me ferais manipuler par mon épouse, d'une part elles rappellent clairement les 10 commandements du Hutu de la propagande génocidaire (Kangura, décembre 1990) qui stigmatisent les femmes Tutsi et la définition de l'ennemi de l'armée rwandaise publiée en 1992 avec notamment les étrangers qui les épousent, mais en plus ces propagandistes devraient alors s'interroger sur l'influence de leur propre femme sur leurs propres comportements "pro-stratèges français"... s'ils veulent rester "objectifs" !

Dois-je vous rappeler cette réflexion d'un penseur aussi français que moi : 

  • " Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille, et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime. "

Ce Français qui écrivait si bien ce que je pense ou plus exactement qui a sans doute forgé ma pensée à travers notre culture, s'appelait Montesquieu.

En fait, je suis traité de traitre à cause des Tutsi comme certains individus traitèrent de traitre les Français qui cachaient des Juifs.

Évidemment, les "fake news" de ces accusations sont nombreuses :

Par exemple, au sujet des "Hutu" morts en RDC ces chiffres sont gonflés (multipliés par 5) et on oublie de rappeler que ces Hutu étaient pour la plupart des génocidaires. Ces manipulateurs savent qu'ils étaient Hutu précisément à cause du génocide des Tutsi car c'est comme génocidaires qu'ils se regroupèrent pour fuir ceux qui ont arrêté le génocide. En outre ces propagandistes mélangent tout, les Hutu et les Congolais morts au Zaïre/RDCongo dans les conflits entre 1994 et 2004. Comme vous allez le voir le tout fait effectivement environ 220 000 morts, mais agencé à toutes les sauces pour les besoins de la cause, Hutu et Congolais mélangés pêlemêle, et qu'on fait monter allègrement à 4 millions, 7 millions, 12 millions de morts, au gré de l'humeur de ces contradicteurs pro-complices français dans le génocide des Tutsi.

J'ai étudié ce problème pour créer cette page internet sur le "rapport mapping", cela représente pas mal de journées de travail sur 10 ans, ne serait-ce que pour lire l'ensemble des documents cités :

Si, comme les stratèges français, on ne fait pas le choix de la non-violence, poursuivre et tuer des génocidaires est dans la logique des choses surtout s'ils ne cessent de poursuivre leurs objectifs à partir du Zaïre/(RDC) contre le Rwanda par des raids sanglants, et alors qu'ils étaient toujours soutenus militairement par la stratégie française dans le but de renverser le régime du FPR. Ces stratèges français devraient reconnaitre que leur ennemi a les mêmes options de moyens qu'eux.

Si on fait le choix de la non-violence comme critère d'analyse, on peut regretter que ces génocidaires rwandais aient été tués sans jugement dans une opération militaire en 1996-1997 pour certains, alors que ces génocidaires avaient choisi de se battre avec leurs familles, et donc leurs femmes et leurs enfants. Ils n'ont pas été toujours épargnés, même si parfois ils furent mis à l'écart selon le rapport mapping. Mais on sait que la majorité d'entre eux fut anéantie par les conditions environnementales de leurs fuites à travers la forêt zaïroise, après le démantèlement militaire des camps génocidaires par l'AFDL et notamment l'APR au sein de l'AFDL.

La communauté internationale consciente de la situation a choisi la lâcheté et la France, plus particulièrement soutenant ces génocidaires encore après le génocide, a choisi la violence, la complicité accrue dans le génocide des Tutsi et donc le terrorisme le plus extrême, en les armant, alors qu'ils auraient dû être poursuivis selon la convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Deux ans avant en 1994, l'opération Turquoise française était d'ailleurs autorisée par le chapitre VII de la charte de l'ONU à employer la force contre les génocidaires. Au lieu de cela elle a protégé leur fuite dans le corridor de la "ZHS", "zone humanitaire sûre" (pour les génocidaires), à l'exception de quelques "incidents", comme celui raconté par le Lieutenant-Colonel Guillaume Ancel, contre des miliciens. Notez bien que ces mêmes accusateurs reprochent à Guillaume Ancel d'avoir commis un crime de guerre en donnant l'ordre d'abattre un groupe de miliciens. C'est aussi ce qu'a fait le FPR en prenant le contrôle du Rwanda. Mais comme ces propagandistes français sont obnubilés par Kagame, ils déclarent que ces exécutions certes sommaires sont un génocide contre les Hutu.

Je rappelle que Gandhi disait lui-même qu'il préférait les options non-violentes, mais que, entre la lâcheté et la violence, il préférait la violence. La violence militaire du FPR contre les génocidaires Hutu peut se comprendre dans ce cas. Dans la majorité des cas cette violence de démantèlement des camps s'est accompagnée du rapatriement au Rwanda de ces Hutu par centaine de milliers où ils ont été réintégrés en passant par les Gacaca, justice traditionnelle rwandaise adaptée au crime de génocide. Il n'y a donc clairement pas eu de but génocidaire de la part du FPR.

Je constate qu'ils soutiennent, par leurs propos en faveur des décisions françaises incompétentes et incohérentes, l'option extrême de la lâcheté : la solution violente contre le droit international et pour l’impunité des génocidaires rwandais au Zaïre/RDC qui selon eux n'auraient pas dû être attaqués, mais au contraire soutenus dans l'impunité et remis au pouvoir au Rwanda. Cette propagande montre bien une mise à l'honneur de l'aveuglement français. Ce qui est absolument indéfendable. C'est d'une partialité ignoble. Cela s'appelle, dans notre droit, faire l'apologie du terrorisme, et en l’occurrence l'apologie du terrorisme le plus extrême : celui de soutenir des génocidaires.

Je tiens à rappeler ici que j'ai personnellement entendu un juge français en audience dans une cour d'appel sur une question touchant au génocide des Tutsi, présenter le Rwanda par ces mots, cités de mémoire : Le président Kagame est un grand criminel qui dirige le Rwanda d'une main de fer. Voilà  une opinion qui venait clairement des propagandistes français (ou génocidaires rwandais). Mais c'est moi qui suis "l'idiot utile" et "le traitre".

Quant aux accusations de soutenir des pillages au Congo.... c'est ce qui s'appelle "l'hôpital qui se moque de la charité". Car les premiers pilleurs de cette région sont les puissances étrangères qui abritent des multinationales, à commencer par l'Europe du sommet de Berlin de 1885, et la France n'est pas en reste dans ce domaine, bien avant qu'existent les accusations contre Kagame. Cela ne justifie rien sur le fond, mais ces accusations contre le Rwanda sont sans commune mesure avec les faits énormes de l'ensemble des "pilleurs" de la RDC. En réalité aujourd'hui le Rwanda "exploite" le passage des minerais sur son territoire en direction des ports de l'océan indien vers les multinationales, car la RDC n'a aucun autre débouché pour ces matières premières que de passer par l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie, etc. vers l'océan indien. La RDC n'a aucune voie d'accès de ses mines vers l'océan atlantique.

Les propagandistes des complices français des génocidaires rwandais m'accusent d'être un "traitre" après m'avoir accusé d'être "un idiot utile". Apparemment je monte en grade ! Je préfère être un "idiot utile" ou un "traitre" à leurs yeux, plutôt qu'un criminel français, complice dans le génocide des Tutsi, qui échappe à la justice internationale, grâce au statut du TPIR et à sa restriction temporelle à la seule année 1994, restriction saluée par la France à l'ONU le 8 novembre 1994, dans la discussion d'adoption du statut du Tribunal pénal international pour le Rwanda, et dont les responsables ne peuvent donc être poursuivis pour la période préparatoire du génocide, entre 1990 et 1994, comme complices dans le génocide des Tutsi. Cela rappelle l'article 124 (ultérieur) de la Cour pénale internationale.

 Pour ceux qui pensent que ce n'est que du passé

 Pour ceux qui pensent que ce n'est que du passé lisez ceci :

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.