Salut l’ami !

par CAPITAINE publié sur le site web de EPISTAIME le 15 DÉCEMBRE 2018

Dans un océan incertain, entre rivages et marées, le galion « Epistaime » vogue en destination de la culture. Partant à la rencontre de l’autre et de ses trésors, car pour nous équipage de « Epistaime », la vraie richesse se trouve en chacun de nous. Faire usage de notre humanité au travers de notre culture est notre objectif. Alors, si tu en as l’envie, attrape ta chaloupe camarade pour naviguer sur notre site, oublie ta boussole et ton compas et laisse le flot d’actualité te guider, rejoins notre flotte sur les réseaux et partage nos couleurs à ton équipage. En attendant de te revoir nous levons l’ancre…

Salut l’ami, voilà que je te parle. Pour nous équipage de Epistaime, la culture est ce qui fait le lien entre l’Humain et la nature. Oui, la culture englobe tout et n’englobe rien. La culture ce n’est pas seulement un ministère de la culture qui ressemblerait plus à un secrétariat des beaux arts qu’à une véritable structure basé sur une culture que pourrait être la culture des plantes, la culture culinaire, la culture du savoir faire avec ses mains, la culture associative, la culture geek, la culture des arts, la culture politique, la culture pop bien sur, mais aussi la culture des sciences, de l’Histoire, qu’elle soit critique ou rhétorique, l’histoire ! et j’en passe … La culture ce n’est pas aller voir une pièce de théâtre, non, NON, c’est bien plus que ça !  Mais la culture est politique, oui, comme le dit l’autre(1), qui fait comprendre aux travers de ses gesticulations qu’une appréciations de valeurs peut être culturelle (c’est comme ça qu’ils font et puis c’est tout) ou bien politique (c’est comme ça que ça se passe ? Et bien je ne suis pas d’accord). On sait que la culture en France est politique : la preuve, il existe un ministère de la Culture. Culture de l’économie rouge…

Il existe plusieurs économies : l’économie de fonctionnalité, l’économie circulaire, l’économie verte, l’économie mauve et l’économie bleu. Cette dernière est en opposition avec l’économie rouge ; c’est celle que nous connaissons tous, l’économie industrielle actuelle(2), la blue economy, l’économie de la nature et de son profit ; l’idée étant d’éliminer la notion de déchet. Dans la nature la feuille morte nourrit le ver de terre, le ver de terre nourri la terre et ainsi va la vie. La Terre serait plus intelligente que n’importe quel être humain car elle saurait faire d’un déchet une matière première. Cette économie créé par Gunter Pauli(3) dans les années 90, est le parfait compromis entre productivité et environnement(4). Cependant l’efficacité de ce modèle économique reste à prouver, les innovations bleues ne sont pour le moment pas tangibles, le temps leur donnera peut-être raison(5).

Encore faudrait-il que futur il y ait : pour que le présent ne compromette pas le futur, il est nécessaire que le développement soit durable. Pour ce faire, cela doit concorder trois éléments, l’équité sociale, la préservation de l’environnement et l’efficacité économique. C’est une amélioration à long terme qui comprends toutes les conditions du bien-être humain et de son environnement. Le développement durable peut-être assimilé à la théorie du baquet, d’après le loi de Liebig(6) déduisant q’un facteur limitant conditionne la vitesse d’un phénomène. Ici le facteur limitant serait la pollution et le phénomène serait l’humain et son environnement. Ne prendre en compte qu’un seul composant amène inévitablement à vider le baquet. Non seulement, les générations futures devront passer la serpillière mais ils devront aussi remplir le baquet de nouveau et trouver le moyen de considérer tous les paramètres afin d’éviter la fuite. La fuite des richesses représente en France, 100 milliards d’Euros de fraude fiscale par an, soit une augmentation de 20 milliards par rapport à l’année 2013(7). Boucher la fuite sera nécessaire, car l’équité sociale est l’un des composants du développement durable.

Alors y a t-il une culture de la richesse, l’humain veut t-il s’enrichir toujours plus sans penser à l’autre ?  Sans penser à son voisin, sa voisine, son père, sa sœur ? Sans pensez à la nature ? Sans penser à l’environnement ? Y-a-t-il des exploitants et des exploités ? Sont-t-ils des défavorisés ? Y-a-t-il un manque de culture politique ? La politique est-elle faite pour les plus riches ? Y a t-il une culture de la richesse et du riche ?

Toutes ces questions nous amènent à d’autres questions, sur ce qui pourrait être l’origine et la réponse à nos problèmes précédemment cités : est-ce qu’il ne manque pas une éducation populaire ? Une éducation politique mais populaire ? Une éducation culturelle mais populaire ? L’éducation populaire est-elle morte quand elle est née ? La culture est-elle la vraie éducation populaire ? L’éducation populaire est-elle la vraie culture ? Peut-on faire des savoirs non-académiques une éducation populaire reconnue ? (1) .

On nous apprend à produire, à être un bon outil pour l’entreprise qui nous emploie mais on ne nous apprend pas à cuisiner pour sa famille, on ne nous apprend pas à écouter ses proches, à dire « Je t’aime » ! Alors nous, nous le voulons, nous voulons apprendre à devenir Humain et en vous le partageant ! Oui c’est peut-être ça Epistaime…

Epistaime, c’est un équipage de savoirs non-académiques, de l’apprentissage mutuelle, d’une éducation populaire, culturelle, politique. Epistaime n’est pas un « média ». Epistaime est un regroupement ; c’est une plateforme collaborative composée de citoyens qui souhaitent partager la « culture » dans une vraie démarche d’éducation populaire. Epistaime est une association qui a pour objet de développer une société meilleure ; l’accès et l’animation à une éducation populaire nouvelle, culturelle, politique, économique, sportive, de développement et de partage. Par tous et pour tous, avec tous les moyens connus et inconnus à ce jour. Afin de favoriser l’épanouissement individuel et collectif. Afin de permettre à chacun de comprendre la société où il ou elle vit. Afin de produire et créer des actions innovantes en termes d’éducation populaire.

Sache que l’équipage d’Epis’t’aime !


Sources :

(1) : http://www.ardeur.net/wp-content/uploads/2015/07/Texte-incultures-1.pdf
(2) : http://bloomingcompanies.com/couleur-de-leconomie/
(3) : https://www.gunterpauli.com/the-blue-economy.html
(4) : https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2384483-20181203-cop24-blue-economy-peut-sauver-planete
(5) : https://www.theblueeconomy.org/innovations.html
(6) : https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Liebig/65841
(7) : https://www.europe1.fr/economie/la-fraude-fiscale-atteint-100-milliards-deuros-par-an-selon-un-rapport-3755717

Je tiens à préciser qu’Idriss Aberkane n’est pas docteur en neuroscience comme indiqué dans l’article de la source 4, mais docteur en science de gestion portant sa thèse sur la neuroérgonomie et le biomimétismelogicielle pour l’économie de la connaissance: Pourquoi? Comment? Quoi?
(x) : http://idrissaberkane.org/wp-content/uploads/2016/05/diplome-doctorat-Polytechnique.pdf

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