Tant va la cruche...

La pauvreté est une situation d’impuissance pour ceux qui la subissent. Elle est la clé du pouvoir pour ceux qui l’organisent.

La pauvreté est une situation d’impuissance pour ceux qui la subissent. Elle est la clé du pouvoir pour ceux qui l’organisent.

 C'est un secret de polichinelle, avec Certes le palais de Versailles a été ouvert à tous, mais c'est un secret de polichinelle, la transmission du pouvoir perdure. 

Ainsi, sans autre mérite que celui d'être les produits de la fusion de chromosomes "fricocratiques", les rejetons des nantis, en tous cas ceux censés être issus de leurs bourses séminales, car les "secrets de famille" n'épargnent aucune classe sociale, naissent nantis.

  Or le fric, comme disent ceux qui n'en n'ont pas,  alors que ceux qui en ont parlent de "biens" (ce qui implique que n'en pas posséder serait mal), est l'argument qui peut corrompre. Ycompris ceux qui exercent un pouvoir à eux délégué par le suffrage universel, et dont l'éthique voudrait qu'ils en soient les rigoureux  et exemplaires serviteurs. Hélas ! La politique, exposée aux tentations sous le règne de l'argent, trop souvent la morale cède à la vénalité. Et l'on parle de plus en plus rarement de corruption, et de plus en plus souvent de lobbying - incitation en français-. Ce qui est légal en régime marchand. C'est même devenu un métier.

 La prostitution ! L'oncle Julien, avec la logique de ceux qui ont les pieds qui touchent terre et son verbe imagé enseignait :

-  Ne pas confondre. Il y a les putes et les salopes. La putain exerce un métier, le plus souvent contrainte et forcée. Être une salope c'est un trait de caractère, caché, que l'on n'exerce pas qu'avec son c… 

  Pour ceux qui la détiennent, la richesse doit être la chose du monde la moins bien partagée. L'écart subsiste et s'accentue toujours entre ce que possèdent ceux qui sont nés "là où y’a des frites", à condition de pouvoir s'offrir des patates, et ceux qui, la plupart du temps, n’ont eu que le mal de venir au monde là où y’a l’artiche.

Contrai­rement à la loi physique naturelle, qui veut que le liquide s’écoule vers le point bas et s’y étend, celle contre nature, arbitraire imposée par les possédants accapareurs, aboutit à ce que la monnaie : "l'argent" symbole de la richesse, appelée aussi liquide, circule arbitrairement du bas vers le haut. Où elle se concentre dans les coffres d'une caste aux canines goulues.

Quel "beau monde" que celui d'hypocrites bon teint, qui bouches en cul de poule et avec tambours, trompettes, caméras, micros, photos, appellent, quel culot...! à aimer les pauvres qu'ils créent et multiplient, en incitant à donner pour compenser ce qu'eux pour le toujours plus superflu indécent, les ont privé. Quel beau monde que celui du paraître et des mots cachent maux, et qui rapporte souvent de belles médailles à des bateleurs, piliers ou soutiens d'un système à l'origine des maux qu’ils demandent aux pigeons de panser.

 Quelle tartuferie que ce système qui substitue la charité à la justice et la pitié à l’amour. Pauvre Marianne attifée en sœur de charité. 

 J'ai cherché dans l'histoire. Finalement les puissants n'ont jamais rien cédé autrement que contraints. Car tant ont été  les cruches à vau-l'eau, qu'à la fin elles ont toujours fini par casser.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.