ICL-3F, un bailleur « qui n’en veut » !

Entre mon bailleur et moi-même, c’est une longue histoire d’amour. Des chicanes, des menaces par huissier, des condamnations du bailleur, de nombreuses promesses du bailleur non tenues…..

Brassens chantait si bien : « Le temps ne fait rien à l’affaire… quand on est con, on est con ! » 

En ce 9 octobre 2017, sur les coups de 14h, un huissier frappe à ma porte. Première interrogation : aurais-je hérité d’un parent lointain ? Que nenni ! En guise de parent lointain, c’est mon bailleur, gestionnaire averti qui vient quémander. Presque parent, pas si lointain, l’huissier se déplace de Blois, à 32 kms de mon domicile.

 Affaire importante : une dette de 135,25€ pour loyer de parking impayé, assortie d’une somme de 77,94€, représentant les frais de recouvrement.

 Bailleur et locataire ont chacun des devoirs à remplir : pour l’un c’est de fournir un logement décent, de fournir des justificatifs de charges et bien d’autres devoirs ; et pour l’autre, c’est de payer loyers et charges et de conserver son logement en bon état, pour l’essentiel.

 Envoyer un huissier pour demander à un locataire de remplir son devoir pour une somme de 135,25€ engendrant près de 60% de frais, on ne peut pas dire qu’il s’agit de bon sens.

 Et quand on sait que le bailleur ne remplit pas ses devoirs depuis de nombreux mois voire nombreuses années, on peut légitimement dire, comme aimait à répéter Abel Bouchepointe, un illustre inconnu : « Y a où fout’ le camp d’sa ch’mise ! ».

 En vrac, voici quelques méfaits commis par mon bailleur :

 - refus de fournir les justificatifs de charges pendant de nombreux mois

- condamnation du bailleur par plusieurs locataires pour violation de la Loi

- promesses non tenues parmi lesquelles un remboursement de charges indues auprès de locataire

- mauvaises répartitions de charges entre locataires et commerces et refus répétés de réparer cette anomalie ayant existé depuis plus de 25 ans.

- récupération des charges de la femme de ménage du bailleur auprès des locataires

- etc…. etc…. 

Ces obligations non remplies s’élèvent bien au-delà de 135,25€. Il n’est d’ailleurs pas inutile de rappeler que 3 locataires ont récupéré chacun plus de 3 000 euros et qu’un autre (c’est moi !) plus de 1 300 euros. 

On pourrait imaginer que de nombreux autres dysfonctionnements puissent exister parmi les 1 000 locataires du bailleur ICL-3F de la région Centre.

Faute de connaissances pour les locataires et manque de temps pour les associations de consommateurs ne permettent pas un contrôle efficace du bailleur. Il en a pourtant bien besoin, le bougre ! 

Pour l’heure, je me vois dans l’obligation de rechercher du travail pour rembourser mon bailleur. 

C’est pourquoi je lance un vibrant appel : « C’est qui qui veut m’embaucher ? »

Je précise que j’ai très peu de temps disponible : 

- le lundi, je me repose

- le mardi, c’est pareil

- le mercredi, journée lecture et achat de journaux : Canard enchaîné, Fakir, Politis... et feu de cheminée avec Le Figaro, Valeurs actuelles....

- le jeudi, j’ai piscine ou repos si la piscine est fermée ou en travaux

- le vendredi, jour de marché : achat de fromages de chèvre très secs, rencontres et discussions acharnées devant quelques rosés ou verres de bière… ça dépend du temps et de mon argent disponible

- le samedi, balades dans la nature, ramassage de champignons ou mûres selon la saison

- le dimanche, repos, massages, décompression pour éviter le burn-out ou l’ulcère

- et tous les jours, siestes effrénées, exercices pour soigner le torticolis dû sans doute à des positions inertes trop prolongées, achat d’une part de flanc aux pruneaux (c’est mon péché mignon).

 Bref, mon futur employeur devra faire preuve de mansuétude mais ne devra pas oublier de me payer quotidiennement sous peine de ne pas me revoir le lendemain. 

Bon, maintenant que vous connaissez ma vie trépidante, je m’en vais faire une grande sieste car tout ce travail d’écriture m’a épuisé.

 Tchiiiinnnnnn….

 

 

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