" Tu vas les bouffer, t'es plus fort qu'eux"

ces petites phrases qui en disent long

« Gaulois réfractaires, pognon de dingue »….Emmanuel Macron nous a habitué au fil des mois à ces dérapages verbaux qui étonnent quand même dans la bouche d’un président qui s’était fixé comme ligne de conduite la restauration d’une certaine image de la fonction présidentielle.

Avec cette nouvelle sortie de route, qu’elle ait été rapportée et non prononcée en public n’y changeant pas grand chose, un nouveau palier a été à mon avis franchi qui révèle cette fois la nature profonde de notre président et je suis d’ailleurs étonné qu’elle n’ait pas été d’avantage commentée.

Une simple petite « étude de texte » de ces propos présidentiels comme nous la pratiquions autrefois sur les bancs de l’école nous la dévoile.

Tout d’abord sur la forme. Franchement triviale, elle en dit long sur la familiarité des relations entre le président et Mr Benalla, puisque c’est de lui dont il s’agit, qui semble d’avantage tenir d’un copinage que du rapport que l’on pourrait imaginer entre un président de la république et l’un de ses conseillers. Ce qui apparaît d’autant plus inquiétant  quand on découvre, au fil des révélations, dans quel milieu évolue Mr Benalla.

En suite, qui se cache derrière, ce « les », ce « eux » sinon, par journalistes interposés, l’institution judiciaire et plus globalement les institutions de la République ? Le mot « bouffer » pèse alors de tout son poids ; Mr Macron n’a cure en réalité des institutions dès lors qu’elles ne servent pas ses intérêts.

« T’es plus fort qu’eux » enfonce le clou si cela était encore nécessaire : en clair le dernier mot ne doit pas revenir à la vérité, à la loi mais au coup de force, à la magouille voir à l’arrangement mafieux. On se croirait revenu au temps du Sac de feu le RPR .

 

Vous avez dit nouveau monde ?

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