Blog ou commentaire ?

Pourquoi un commentaire, plutôt qu'un blog ? Pourquoi un pseudo, plutôt qu'un nom ? Liberté d'expression ou auto-censure ? Accepter la contradiction ou ne pas le faire ?

Je viens de lire un billet de blog intitulé "comment lutter contre la cyberviolence au club Mediapart ?". Depuis quelques heures, les commentaires de ce billet sont "fermés" ce qui est dommage, d'autant que ce texte aborde des points essentiels qui auraient permis de confronter les points de vues. Mon billet est donc une forme de commentaire (d'un non frustré) ...sous forme de billet de blog (ça va  jusque là ?) mais ouvert !

Si je n'édite pas plus de billets que cela, c'est qu'il y des personnes ayant de réelles compétences pour le faire -ce qui n'est pas mon cas- et je ne me considère pas comme un frustré.

Concernant le contenu du texte pré-cité, je partage le point de vue de Gavroche en ce qui concerne les commentaires "malveillants". Ils sont "sans intérêt". Il est également inutile de légiférer.  J'en ai maintenant ma claque des "condamnations", des "lois" et des "amendes", sans parler des sanctions ou des mesures disciplinaires. Lorsque l'on passe de la vie active à la vie de retraité, on mesure à quel point la disparition du lien de subordination est une source de bonheur. En effet, bons nombres de moyens de pressions sont levés subitement. La simple rédaction d'un tract syndical (et sa diffusion) est devenue aujourd'hui l'objet des pires avanies pour un salarié ou un groupe de salariés (ce n'est pas de la paranoïa, je l'ai vécu). Et je n'évoque pas les réseaux sociaux (Twitter, Whatsapp, Facebook). Voilà pourquoi, la mise en œuvre de ce genre de législation amène toujours la menace...

S'appuyer sur une enquête menées par des G.A.F.A.M, reprise par des médias appartenant à des groupes comme Lagardère ou Dassault, c'est comme proposer la surveillance des bureaux de votes à Pinochet ou Enver Hoxha.

Il suffit d'éteindre son ordinateur, se désinscrire de Facebook (je n'ai pas de compte) ou d'éteindre sa télé  si on veut un monde lisse, bien net et bien propre. Quant aux trolls, s'ils n'ont rien de mieux à faire, tant pis pour eux. Restons courtois mais pas béni- oui-oui.

Avoir un pseudo, ne se résume pas à une frustration quelconque ou une haine inavouée. Non, le pseudo peut permettre tout simplement à une personne de relater un évènement lié à un conflit socio-professionnel ou à une injustice patente, qu'il ne pourrait dénoncer ni combattre sans s'exposer à une autorité (qu'elle soit d'ordre professionnelle ou administrative) : visiblement, certaines personnes ignorent à quel point les risques sont importants si l'on est pas "couvert" par un mandat électif. Mediapart (sans vouloir leur cirer les pompes) a au moins l'avantage d'être un vecteur d'informations utiles pour des lanceurs d'alertes, des syndicalistes, des défenseurs de l'environnement, j'en passe et des meilleurs. J'ai déjà fait l'expérience de cela ici même.

La Liberté d'expression n'a aucune limite et ne s'arrête pas là où commence celle de mon voisin. C'est comme ça.  L'article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen est clair sur ce point. Des lois existent  pour lutter contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, toutes les formes de harcèlement, l'homophobie etc. Inutile d'en rajouter.

à suivre.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.