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Billet de blog 17 oct. 2021

Le SMIC haïtien ou l'intelligible contexte d'émergence de l'indigence

Comment croire au rayonnement de la culture dans un écosystème sous le coup d'un enfumage qui consacre le succès de la criminalité ? Comment sortir de la recherche effrénée du Spleen du Minimum Insignifiant Cultivé ? Mistral gagnant de ceux et celles promus et médiatisés. Voici un théorème et une équation pur dire l'intelligible contexte des écosystèmes défaillants.

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Naviguer dans les incerctidudes © Erno Renoncourt

Dans cette tribune, je vais partir de quelques exemples de cas pour contextualiser le minimum insignifiant qui, par moult paradoxes fleuris, s’installe dans le shithole haïtien comme la mesure de cette défaillance humaine que j’appelle, depuis quelque temps déjà, l’indigence. L’indigence étant je le rappelle, cette effroyable et abominable insignifiance rendant imminente la sélection, la promotion, la médiatisation et l’élection d’un homo detritus comme l’insigne excellence pour certains peuples qui, au Sud de la vie, laissent dissiper leur énergie à travers d’immenses failles culturelles introduites, par des pirates étrangers, dans la mémoire de l’avant-garde de leur collectif. 

Mon propos, n’en déplaisent à ceux et celles qui s’en trouveront visés, consistera à faire surgir par des interrogations incisives (provocation contextuelle) quelques axiomes structurants pour montrer que ce ne sont pas tant les pirates étrangers qui sont surpuissants, mais davantage le modèle de réussite médiatisé qui érode la conscience collective en ce lieu en la poussant vers la recherche du Spleen Minimal Insignifiant de la Culture. Et comme tout raccourci culturel, ce SMIC rapproche toujours le collectif qui le recherche vers les lignes précaires de la servitude et les basses eaux de la culture. Le SMIC, par son potentiel médiocre, opportuniste et individualiste, tue, là où il est promu, toute capacité d’apprentissage, en faisant émerger de multiples déficiences cognitives élues, dont l’insouciance, l’inconscience, l’indifférence et l’insignifiance qui se structurent en un ensemble indigent pour former les états mentaux de l’homo detritus.

CAS 1 : La réussite en rêves blancs et cauchemars noirs

S’il faut contextualiser le modèle qui forge la réussite de l’homo detritus dans le shithole haïtien, on n’a qu’à regarder sous le bon angle, au bon endroit et dans le bon objectif pour voir que toute réussite en Haïti passe par un épais enfumage qui projette l’heureux élu dans un sommeil lourd, profond, paradoxal et rythmé de rêves blancs. Mais, il y a toujours un prix à payer pour se retrouver dans ce brouillard épais, c’est la certitude de se réveiller en pleins cauchemars noirs. C’est ce rayonnement indigent, réchauffé de rêves blancs et enfumé de cauchemars noirs, qui

  • Donne le pouvoir dans le shithole : Martelly et Jovenel en sont les exemples éloquents ;
  • Apporte les subventions et les financements permettant aux ONG et aux organisations internationales de s’ériger en contre-pouvoir pour faire errer la gouvernance nationale ;
  • Nourrit les accointances qui fait briller et obtenir des distinctions artistiques, littéraires, académiques, honorifiques ; comme les nominations à l’académie française, au conseil scientifique de l’OMS, ou les invitations à se promener sur les marches du festival de Cannes ;
  • Procure à la criminalité les ressources efficientes et l’impunité médiatique d’être proclamé : le chef de gang le plus puissant dans le shithole.

 Comment s’étonner alors que par dizaines de milliers, la majorité des Haïtiens veut se déraciner, en se dépouillant de tout, en risquant tout, jusqu’à leur vie, pour se projeter dans les rêves blancs quitte à consumer leur dignité et leur liberté dans un enfumage qui fera régner un cauchemar sur tout le pays ?  

Et c’est là que l’insignifiance, l’insouciance, l’indifférence et l’inconscience interviennent, tour à tour, pour façonner l’indigence. Car chacun des secteurs, chacun des acteurs qui se retrouve projeté dans l’enfumage des cendres d’ailleurs, chauffées à blanc, se retrouvent incapables d’aller loin dans la critique contre le système. C’est comme s’ils avaient cédé, par leurs succès précaires, leur dignité, et avaient donc perdus, en chemin, toute capacité de raisonner et de penser dans la critique.

Or, la perte de la pensée critique crée des fissures béantes, lesquelles facilitent l’érosion des contours des postures professionnelles et évident la conscience de sujet, qui les héberge, de toute valeur, de toute consistance, de toute reliance avec son contexte. Si bien qu’on puisse être militante antisystème, le temps d’une fulgurance citoyenne en 2018, réclamant à tue-tête l’argent de PetroKaribe, et, quelques années plus tard, en 2021, perdre la tête et oublier que Cannes, c’est aussi le système. Mieux même, Cannes, c’est le sommet du système. De fait, s’il n’y avait pas dissipation de l’intelligence, dans cette escalade vertigineuse, à dignité effondrée, s’il n’y avait pas érosion de la dignité, Freda se serait dénudée et aurait invoqué Erzulie Freda pour danser le Petro sur la scène du festival de Cannes, en donnant de la voix à la demande de justice du peuple haïtien. 

Ah, que c’eût été Courageux, Authentique et Stimulant de transformer cet évènement en un CAS d’engagement véritable pour faire vibrer la dignité du peuple haïtien ! quitte à perdre ses accointances blanches et les récompenses individuelles qui vont avec. Mais oser se mettre en danger pour son collectif est une forme d’intelligence complexe et de compétence contextuelle que ne possèdent pas ceux et celles qui, prétendument, proviennent des bonnes écoles en Haïti et reviennent des grandes universités d’ailleurs.

Cas 2 : Le théorème de la dissipation de la connaissance

Sur la base de cet exemple de cas, loin d’être le seul du reste, nous pouvons déduire un théorème et postulé une équation pour montrer que c’est parce qu’Haïti s’est mise au SMIC, en vivant à crédit de dignité, par la recherche effrénée du Spleen du Minimum Insignifiant Cultivé, qu’elle est devenue cette shithole puante sur laquelle on pisse et chie, en prétendant qu’on y apporte de l’assistance. Une assistante d’ailleurs plus défaillante que performante, plus totalitaire qu’humanitaire.

Mais avant que l’on ne me tombe dessus et me renvoie à la figure mes aigreurs, permettez que je rappelle que tous les bons ouvrages de stratégie postulent que quand l’invariance s’installe en un lieu et que sur ses défaillances émerge des succès, c’est le modèle de réussite, de récompense et de médiatisation cultivé en ce lieu qu’il faut questionner. C’est du reste, à partir de cet axiome, reliant la performance d’un lieu à son système de récompense et d’évaluation, que la théorie systémique a émis l’idée que dans l’enchevêtrement des paradoxes qui se structure en un lieu, ce n’est plus la cause originelle qui dicte l’évolution d’un système, mais les boucles récursives de rétroactions. D’où le fameux théorème de l’effet papillon qui fonde la popularité de la théorie du chaos : le battement d’aile d’un papillon à Washington peut provoquer un tremblement de terre en Haïti.

Qu’on ne me fasse pas dire que les tremblements de terre de 2010 et de 2021, survenus en Haïti, ont été provoqués par Washington. Même si incidemment, c’est par, de telles catastrophes exploitées par Washington qu’Haïti agonise sous les décombres des deux hécatombes humaines successives qui augurent l’émergence de cet homo detritus. Évidemment, pour approprier de telles idées systémiques et les contextualiser sur son propre domaine de défaillance, il faut de grandes compétences. Il faut une capacité à pouvoir se remettre en question, à sortir de sa zone de confort. C’est du reste cette capacité critique qui permet l’innovation et définit la vraie compétence. D’où le premier théorème de l’axiomatique de l’indigence que nous formulons dans notre récit, au demeurant pour lequel nous n’avons encore trouvé aucun éditeur compétent, et pour cause :

Tout savoir acquis est condamné à dissiper sa reliance avec son contexte, et à devenir futile, dans le temps, s’il ne sert qu’à desservir, par opportunisme utilitaire, les intérêts individuels de celui qui le détient.

Pour contenir cette dissipation du savoir, il faut qu'une vraie compétence se met en œuvre et cherche à farfouiller dans le contexte des incertitudes de son environnement pour construire un apprentissage apte générer une transformation globale. Ce théorème repose sur une équation structurante dite des 3 C qui modélise la vraie compétence par la formulation suivante :

Competence contextuelle © Erno Renoncourt

Un gramme de compétence véritable équivaut toujours à 50% de Culture, 30% de Courage pour exercer la pensée critique et 20% de Connaissance du domaine métier.

La culture étant une ressource multidimensionnelle reliante, c’est elle qui permet d'approprier le contexte global et le contexte local par la trajectoire d'une expérience agissante. C’est pourquoi Edgar Morin insiste à dire « toute connaissance incapable d’envisager le contexte et le complexe rend aveugle, inconscient et irresponsable ». En effet, pour envisager le contexte, la connaissance a besoin d’une dose de pensée critique, qu’apporte l’intelligence analytique, pour ressentir l’inconfort de son environnement et se sentir au point de vouloir s’indigner par de colères intelligentes et se mettre en danger pour faire émerger des solutions opportunes. Mais, le contexte local ne suffit pas, car il faut qu’il puise son originalité et sa congruence dans un complexe universel. Ainsi, la connaissance doit s’appuyer aussi sur une grande culture. D’où cette équation proportionnée de la vraie compétence par un dosage de culture, de pensée critique et de connaissance théorique.

Quand la culture et le courage pour la pensée critique sont absents, il ne reste qu’un grand vide que l’insignifiance, l’insouciance, l’indifférence et l’inconscience finissent toujours par combler. Ce qui, avec le temps, par la culture du SMIC confortable aidant, rend le savoir futile, en érodant les contours des postures professionnelles de lourdes irresponsabilités par où de dissipe l'enthalpie du collectif. Quand les porteurs de ces failles abyssales sont placés au sommet des institutions d'un pays, ils contribuent à dissiper l'énergie de la dignité d'un collectif en mettant en déshérence l'héritage de sa liberté.

Quel degré d'insignifiance faut-il atteindre pour ne pas comprendre que les prix littéraires, les distinctions académiques et artistiques, les médailles des légions d'honneur, les doctorats de redevance, les subventions technologiques sont la récompense donnée à ceux qui sont les plus aptes à perpétuer la barbarie séculaire de la domination blanche sans la violence ?  Chaque fois que le blanc récompense un nègre, c'est parce qu'il vient, sans doute d'en assassiner des milliers d'autres. La petite histoire de l'esclavage raconte qu'au temps de la colonie, à Saint Domingue, après avoir torturé et ensauvagé des nègres rebelles, le colon blanc choisissait un de ses domestiques de maison et l'invitait à se tenir prés de sa table pour partager son repas. Bien mal en prenaient certains esclaves insignifiants qui croyaient que c'était un geste d'empathie à leur endroit. Au vrai ce n’était qu'un effroyable cynisme par lequel, le colon blanc voulait sonder à quel niveau de barbarie il pouvait aller tout en s'assurant de la docilité de ceux qui étaient en accointances avec lui. N'en déplaisent à leurs récipiendaires, aujourd'hui encore, les prix littéraires n'ont pas d'autre sens. C'est ce que d'ailleurs, en 2016, l'éditeur français Dominique Blumenstihl avait notifié au talentueux écrivain haïtien Mackenzie Orcell dans une lettre ouverte disponible ici.  Il invitait celui-ci à ne pas oublier que l'esclavage se perpétue encore malgré les apparences amidonnées de récompenses, et que c'est aux élites intellectuelles d'un pays de se doter de moyens pour résister à ces enfumages. Et de ce point de vue, Haïti n'existe pas encore, puisque ses élites ne vivent que pour se projeter dans des rêves blancs qui tuent l'intelligence collective. Or, selon Blumenstihl, "L'esclavage vise à anéantir l'être, sa droiture : abaisser l'être, nier son humanité, dès lors le confondre ou même le réduire en-deça de son « ombre animale », extirper sa capacité réflexive, et le jeter en pâture aux fauves afin qu'ils le déchirent". 

Fallait-il que ce soit un blanc qui rappelle cela à nos écrivains !

L’intelligence analytique pour échapper à l’insignifiance

Voilà pourquoi ceux qui ont une once de compétence contextuelle et d’intelligence complexe savent que si le système fait à la fois la promotion de la culture, de la médiocrité et de la criminalité, c’est à coup sûr, parce que la culture, qu’il promeut, contient une faille immense dont l’ampleur de l’indignité assurera toujours la prédominance de la médiocrité et de la criminalité. Voilà pourquoi dans le shithole haïtien, 95% de ceux qui pactisent avec le système proviennent des bonnes écoles haïtiennes et des grandes universités étrangères. Faut-il encore que je dise, au risque de me voir traiter d’aigri, que ce sont toutes des foyers d’insignifiance et d’indigence. Regardez sous le bon angle et dans le bon objectif et vous verrez que la structure de la société haïtienne est fortement compatible dans ses dimensions académiques, culturelles et économiques avec les « valeurs du PHTK » : Argent, Délinquance, Pouvoir, Jouissance et Criminalité.

C’est ce contexte d’insignifiance que nous avons mis à contribution pour produire en 6 tomes, comme les 6 faces d’un cube de données structurées et contextuelles, pour produire le récit de l’axiomatique de l’indigence. Récit duquel nous avons extrait un module de cours, appelé Intelligence Analytique en 6 dimensions, que nous avons proposé aux chercheurs et spécialistes haitiens en éducation et en politique publique pour aider à dimensionner les postures professionnelles afin de parvenir à faire vivre un brin de culture et de pensée critique au cœur des organisations et des institutions du pays pour ses désenfumer. Nous voulons voir jusqu’à quel degré d’indigence il faudra parvenir pour réveiller les lettrés, les doctorés et les cultivés d’Haïti de leur insignifiance. Que dis-je ! du Spleen de leur Minimum Insignifiant Cultivé, de leur SMIC rayonnant, de leur mistral gagnant, de leur insigne excellence.

Quant à nous, nous continuons, jusqu’au bout de la constance et de la cohérence, de donner écho de cette axiomatique de l’indigence pour réveiller ce qui est mort dans la conscience du collectif haïtien. Nous croyons au pouvoir des mots, à la puissance du récit argumenté et à l’inusable et infinie patience du temps de l’apprentissage pour ensemencer dans la conscience et transmettre les ferments de cette intelligence complexe qui seule peut contenir les maux de l’indigence. Car, s’il faut définir l’intelligence complexe, on peut la résumer comme la capacité à mobiliser un certain savoir pour déployer, par la pensée critique, une compétence contextuelle en cherchant à associer à une problématique de multiples représentations mentales, visuelles, produites par la culture, pour faire émerger des possibles humains comme autant de perspectives matérielles. C’est là une compétence sous-estimée partout où il y a insignifiance, car il faut tuer la pensée critique et empêcher l’activité cognitive complexe et reliante entre les mots et les représentations mentales.

Et c’est là la grande faille de l’édifice éducatif et académique en Haïti, elle oublie qu'une discipline sur un domaine métier s'apprend mieux à travers son histoire, sa trajectoire et ses déboires. D’où l'importance des récits dans l'imaginaire des peuples. Revoyez la fin de Game of Thrones : juste le récit d’une bonne histoire ; lisez ou relisez une ferme africaine de Karen Blixen : de toutes horreurs on peut extraire un apprentissage par la puissance d’un bon récit. D'où la témérité de ceux qui ont l’éloquence des mots. C’est ce que Marx avait dit et que beaucoup de marxistes, notamment haïtiens, n’ont jamais compris : « La production des idées, des représentations et de la conscience, est […] directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et […] est le langage de la vie réelle ». Pour cause, les problèmes sociaux ne sont que des objets idéels, si vous ne pouvez pas produire un récit sur eux à partir de leur contexte problématique, en y associant diverses représentations mentales comme des perspectives matérielles pour construire un possible humain dans le chaos, quel que soit le niveau du diplôme que vous détenez, vous resterez dans une permanente insignifiance et serez impuissant à résoudre les problèmes concrets de votre milieu.

Reliance autour de SOI © Erno Renoncourt

Faut-il encore expliquer pourquoi tout est invariant en Haïti malgré l’armée des experts nationaux et internationaux, tous, autant qu’ils sont, lettrés, cultivés, diplômés et doctorés ?  Voilà pourquoi nous avons proposé, cette semaine, aux recteurs, docteurs, experts et chercheurs en éducation une offre de formation en intelligence analytique pour aider les cadres socio professionnels haïtiens à contextualiser leur compétence pour booster l’intelligence collective de leur écosystème en s’efforçant de garantir une reliance effective entre la performance globale de leurs organisations et leur épanouissement culturel. Sans imposture, sans dissipation de dignité.

Évidemment, n’étant pas dans l’enfumage des rêves blancs, il y a peu de chances qu’ils prennent notre offre au sérieux ; ce qui est du reste la preuve de leur insignifiance puisque l’intelligence débute toujours là où l’on sait détecter les signaux pertinents pour les interpréter contextuellement et se mettre en résonance processuelle pour agir responsablement. Si depuis 217 ans la société haïtienne récompense les plus malicieux, si ceux qui ont les succès ne peuvent pas se remettre en question et mettre en danger leurs accointances pour construire un autre modèle, c’est simplement parce qu’il n’y a aucune compétence réelle en Haïti. La même compétence qui permet de performer est celle qui permet d’évaluer son contexte, de se mettre en danger pour détecter les signes les plus imperceptibles de l’inconfort collectif et produire une performance capable d’agir sur l’invariance. Mais qu’importe le suivi qu’ils donneront à cette proposition, il est manifeste qu’il faut faire émerger l’intelligence analytique contextuelle dans le shithole pour permettre aux générations futures de mieux s’orienter en sachant identifier résolument le Nord Éthique.

Mise a jour: Pour ceux qui veulent mieux contextualiser ce texte, je les invite à se poser la question suivante que suggère cette image compilée avec les deux plus récents titres de  Courrier International sur Haïti :

Quand le même journal international qui célèbre la culture haïtienne à travers Freda de Jessica Généus est le même qui donne aussi de la visibilité au chef de gang le plus puissant du pays, il faut se demander quel est le lien entre la culture et la criminalité dans le devenir de l'indigence ?

Courrier International et Haïti © Courrier international

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