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Le Club de Mediapart ven. 6 mai 2016 6/5/2016 Édition de la mi-journée

On finit par Toulouse

J'ai voulu éditer ce texte, qui m'a été communiqué et que je n'ai pas écrit (auteur Marc Femsohn), mais qui a le mérite de poser certaines questions trop souvent ignorées ou méprisées et qui pourtant ne devraient pas l'être.

 

 

 


"C'était évident, c'était inéluctable, c'est arrivé. Pas besoin d'être un grand spécialiste, un consultant ou même un devin. Et maintenant que sous nos yeux un père et trois enfants ont été sacrifiés parce qu'ils étaient juifs et trois autres hommes ont été exécutés parce qu'ils représentaient la France en tant que militaires, certains, toujours les mêmes vont, par des mots bien réfléchis, tenter de nommer l'innommable, d'expliquer l'inexplicable."

Nous ne devons pas tomber dans le piège de l'extrême-droite, alliée de fait des fondamentalistes, qui pratiquera effectivement l'amalgame, souhaitant le chaos pour pouvoir ainsi, un jour, récupérer le pouvoir.

De la même manière, il faut condamner une certaine extrême-gauche française et certains responsables d'un gauche pas si extrême qui, en travestissant la vérité, en incitant à la haine, en n'appelant pas un chat un chat, produit des monstres comme celui de Toulouse.

 

Par conséquent, il serait malhonnête, immoral et indigne, en particulier de notre part, Juifs, qui, plus que tous les autres, avons souffert du racisme et du rejet, de pointer du doigt l'ensemble de la communauté musulmane pour les actions terroristes de certains de ses membres.

Voilà pourquoi il faut saluer la dignité des responsables juifs et musulmans sur le perron de l'Elysée, mercredi dernier.

Saluer tous ces citoyens qui ont manifesté contre le racisme et l'antisémitisme.

De même, il faut reconnaître avec objectivité la dignité, au-delà de la campagne électorale, de Nicolas Sarkozy pour la gestion de cette crise.

Lutter contre les amalgames, rassembler, affirmer solennellement que le terrorisme ne réussira pas à diviser la nation, c'est bien.

Mais prendre des dispositions pour éviter, autant que faire se peut, que de telles horreurs ne se reproduisent, c'est mieux.

Il y a des mesures de bon sens qui doivent être prises par les pouvoirs publics.

 

Par exemple, interdire que des imams étrangers puissent prêcher dans les mosquées françaises. Refouler, expulser sans concessions tous les exaltés qui prônent des idéologies ou des discours opposés aux valeurs de la République française, même lorsqu'ils ont le souci de les recouvrir d'un vernis policé, comme le citoyen suisse Tariq Ramadan.

 

Refuser, par le biais du CSA, que des responsables religieux ou politiques puissent librement appeler à la haine de l'Occident et des Juifs sur des chaînes de télévision à destination des communautés musulmanes d'Europe.

Interpeller tous ceux qui se sont rendus chez les talibans en Afghanistan ou au Pakistan afin de déstabiliser les réseaux.(les procédures antiterroristes le permettent). Si le terroriste Mohamed Mehra avait été surveillé, alors que la DCRI était au courant de ses voyages au Pakistan, peut-être aurions-nous  pu éviter le carnage. Comment a-t-il pu se procurer si facilement des armes de guerre ?

Il y a de quoi s'interroger sur la présence de réseaux jihadistes en France…

 

Il faut aussi arrêter l'hypocrisie. : beaucoup de jeunes des "quartiers" ou des quartiers "sensibles" sont musulmans.
Ce n'est pas du racisme que de l'affirmer, ce n'est pas stigmatiser les musulmans. C'est une réalité objective.

Il faut se réjouir de noter des noms à consonance arabe chez les journalistes, médecins, avocats, chefs d'entreprise ou partout ailleurs, voilà bien la preuve qu'on peut réussir tout en étant issu des "quartiers", qu'il n'y a pas de fatalité.

C'est justement faire injure aux jeunes de cette communauté que de les réduire à des trafiquants de drogue et à des délinquants.

Le problème de la France, c'est que le "politiquement correct", en particulier celui des médias, impose un vocabulaire avec ses codes et ses tabous.

Lorsqu'on siffle la Marseillaise à Saint-Denis, on finit par Toulouse..

Lorsque la police ne peut plus pénétrer dans les "quartiers", on finit par Toulouse.

Lorsqu'il est impossible d'évoquer la Shoah dans les écoles de banlieues, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on laisse impunément des paumés à keffieh prôner le boycott de produits israéliens, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on publie des images truquées d'enfants palestiniens sanguinolents, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on a l'œil rivé, non pas sur la planète, mais sur la haine d'Israël, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on chauffe à blanc l'opinion publique avec la manipulation Al-Dura, on finit par Toulouse.

Lorsque, pour évoquer les terroristes palestiniens, les kamikazes qui se font exploser dans les marchés, les restaurants ou ailleurs, on utilise les substantifs "combattants" ou "activistes", on finit par Toulouse.

Lorsqu'on accuse Tsahal de génocide, de massacres, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on participe à des manifestations où l'on crie "Morts aux Juifs", on finit par Toulouse.

Lorsqu'un vieillard appelle les Français à "s'indigner", on finit par Toulouse.

Lorsqu'on laisse s'exprimer librement et se rendre en Iran pour parader avec un clown prônant la destruction d'Israël un soi-disant "humoriste" dont on se demande pourquoi "D.ieu nous l'a donné", on finit par Toulouse.

Lorsqu'on autorise une liste "antisioniste" à se présenter aux élections, on finit par Toulouse.

Lorsqu'on stigmatise le halal et le casher, on finit par Toulouse.

 

NON, la Liberté, l'Egalité, la Fraternité, la Démocratie, ce n'est pas le droit de dire et de laisser faire tout et n'importe quoi..

 NON, Mohamed Merah n'est pas un fou, il n'est que le produit de la lâcheté de cette société bien pensante (à l'instar de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, osant un parallèle entre les enfants de Gaza et ceux de Toulouse) qui laisse faire, qui impose les codes pour ne pas être traitée de raciste, et qui, paradoxalement en est l'instigatrice.
 

 

Les Juifs de France, en dépit de la conduite impeccable des dirigeants de l'Etat, doivent se poser la question de leur avenir après Toulouse.

 

J'en ai MARRE qu'on nous aime seulement lorsqu'on nous enterre !!!

 

Pour Gabriel (4 ans), Arieh (5ans) et leur père Jonathan Sandler (30 ans), pour Myriam Monsonégo (7 ans). Pour Abel Chennouf (25 ans), Mohamed Legouade (23 ans) et Imad Ibn Zlaten (30 ans).

 

Que vos mémoires soient bénies.

 

Pour les blessés et en particulier les fonctionnaires de police dont l'abnégation et le dévouement ont permis d'éliminer la bête."

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Tous les commentaires

Bien d'accord, Esther H., l'antisémitisme est un très grave fléau, et oublier que ce crime a visé des Juifs en tant que tel en est un autre.

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Mais il n'empêche que ce texte fait des amalgames, par exemple sur le boycott des produtis israéliens des colonies.
Je n'approuve pas la colonisation des "territoires" palestiniens par Israël  ; et j'estime avoir potiquement le droit de l'exprimer,  y compris par un boycott (analogue pour moi à celui de l'Afrique du Sud autrefois).

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Pourtant ce texte comporte des avertissements salutaires, d'ailleurs, je ne me mêle plus aà aucune manifestation "pro palestinnienne" tant que des manipulations du type de celles qui sont dénoncées dans le texte y règneront.

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Non ce n'est pas la même chose au niveau symbolique et humain de mener une guerre territoriale comme celle que mène Israël (ou seuls des dirigeants palestiniens sont ciblés), que de viser une synagogue ou une école juive.

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Mais je n'oublie pas que certains Palestiniens ont commencé leur guerre territoriale en tuant des athlètes israéliens (aux JO) ou en visant des bus scolaires - et je pense qu'ils ont ainsi contribué à amener des gouvernements de plus en plus radicaux en Israël.

Qui osera commencer la désescalade ? (je pense à l'Irlande... il en a fallu du sang... et de la lassitude).

Quand à nous, qui sommes à l'extérieur, nous pouvons déjà cesser de contribuer à soutenir les extrémistes. ça c'est en notre pouvoir.

Aucuen excuse pour les crimes terroristes d'Al Qaida ou autre. Ils ne visent d'ailleurs pas une libération mais l'installation d'une oppression.

Aucune excuse non plus pour la politique de colonisation d'Israël.

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