Fin de partie à Saint-Denis ? Non, impératif nouveau départ !

« Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux. » Gandhi

Nous sommes le vendredi 5 juin, plus personne n’ignore que les négociations entre les listes conduites par Bally Bagoyoko et Laurent Russier, en vue d’une fusion pour le deuxième tour de l’élection municipale à Saint-Denis, ont échoué. Plus personne ? Pas si sûr, car à part un media local et deux régionaux, cet évènement ne semble pas intéresser la presse. Une fois de plus notre ville peine à s’extraire des rubriques faits divers où elle est cantonnée à longueur de colonnes. Saint-Denis, c’est 120 000 habitant·es. Saint-Denis, c’est une ville monde où les premiers de corvée sont encore largement majoritaires. Saint-Denis, c’est sans doute la dernière commune de la petite couronne où gentrification et spéculation immobilière sont (étaient ?…) contrariées. Comme tous les habitants de cette ville, on a cessé d’être surpris par cette indifférence, mais comme tous les habitants on refuse de s’y résoudre.

Nous sommes le vendredi 5 juin, et, trois jours après la déflagration politique, la poussière n’en finit pas de retomber. Elle pique les yeux et racle la gorge. Difficile d’y voir clair, douloureux de parler. Cette poussière est constituée de nuages de posts et autres contre-tweets. Il s’y trouve des bouts de vérités, des quantités de mensonges plus ou moins fébriles, des beaucoup d’approximations allant du complotisme routinier à la fantaisie pittoresque.

D’aucuns jugeront que nous ne ferons qu’ajouter au bordel ambiant. Tant pis. Si, nous nous exprimons ici en nos noms personnels, il n’en demeure pas moins que mandatés comme négociateurs par la liste « Saint-Denis en commun » emmenée par Bally Bagayoko, nous savons ce que nous avons vu et entendu. Nous avons suivi d’on ne peut plus près, vécu de l’intérieur et agi directement sur l’ensemble du processus. À ce titre nous estimons devoir quelques explications à qui voudra bien les entendre.

Autodéfense d’une commune populaire face à l’épidémie

Les réunions de travail en vue de construire un accord de second tour entre nos deux listes se sont déroulées dans un contexte très particulier, celui d’un déconfinement progressif et non encore achevé après deux mois d’une épidémie dramatique qui a bouleversé en profondeur le monde et notre ville. 

Cette épidémie a jeté une lumière crue sur les dégâts causés par le néolibéralisme à l’oeuvre au sommet de l’État depuis plusieurs décennies. L’épidémie nous a profondément frappé·es, individuellement et collectivement, tandis que l’État néo-libéral a montré jusqu’à l’absurde et l’abject, à quel point il est au service des profits avant d’être au service de nos vies. De ce point de vue, Saint-Denis comme tous les territoires similaires, a connu une double catastrophe.

à Saint-Denis cela faisait des années que nous étions plutôt bien placés pour savoir ce qu’était un État démissionnaire. Et c’est peut-être pour cela que l’autodéfense collective face à l’épidémie et à ses conséquences s’est aussi rapidement et efficacement constituée. Cette autodéfense populaire, actualisée par mille astuces et inventions solidaires a été le fait de nombreux protagonistes, des bénévoles associatifs aux agents territoriaux. Les militant·es, et notamment celles et ceux engagé·es dans les campagnes de Laurent Russier et Bally Bagayoko, s’y sont tout naturellement retrouvé-es. C’est important pour comprendre la suite.

En effet, si ce moment a été celui de l’épidémie, il a également été, incidemment celui du plus long entre-deux tours de l’histoire. Dans cette période, un des points communs entre les militant-es de « Vivons Saint-Denis en grand » et de « Saint-Denis en commun » a été de mettre vraiment entre parenthèse la campagne électorale. C’est qu’il était impératif de consacrer toutes nos forces à la solidarité concrète exigée par la double catastrophe. De cette expérience pratique partagée est née une évidence : ce coude à coude face au drame nous rapproche. Il nous oblige. La perspective d’une fusion de nos listes, envisagée avant l’épidémie, n’en est rendue que plus évidente. Et cela d’abord pour une raison : le projet politique partagé par la liste fusionnée ne pourra pas, dans un tel contexte, être une simple addition plus ou moins bancale. Ce projet sera nécessairement lui aussi une fusion.

Négocier n’est pas jouer

C’est donc dans cet état d’esprit que nous abordons les discussions avec les représentant·es de « Vivons Saint-Denis en grand ». Il apparaît rapidement que cette façon d’envisager les choses est largement partagée. La conséquence immédiate n’est paradoxale qu’en apparence : être à la hauteur exige de prendre du temps. Cette fusion programmatique demande plus de travail qu’un accord politicien vite torché sur un coin de table. Pourtant, dès le dimanche 31, l’objectif est atteint. Le protocole d’accord, tant sur le fond que sur la forme, est acté. 

S’agissant du fond, c’est à dire du programme, on se reportera d’ici peu à la publication dudit protocole. Publication rendue d’autant plus nécessaire que l’on sait désormais que Laurent Russier proclame qu’il entend appliquer ce programme… sans nous. Ce sera une bonne nouvelle pour les habitant·es si les actes prennent effectivement le relai des mots. Pour autant, chacun.e comprendra que, vu les circonstances, ces promesses risquent fort de s’avérer malheureusement insuffisantes à mobiliser les militant-es et électeurs/trices de Saint-Denis en commun. Bref, au moins peut-on affirmer ceci : on jugera sur pièces et avec zèle dès le 29 juin, au cas où… 

S’agissant de la forme, c’est à dire de ce que les journalistes ne peuvent s’empêcher de nommer, souvent à raison « la tambouille », ou dans le meilleur des cas « la cuisine », bref la répartition des postes, on retiendra deux choses. La première c’est que nous sommes tombés d’accord sur une clef de répartition on ne peut plus raisonnable et démocratique : la proportionnelle basée sur les résultats respectifs des deux listes au premier tour. La seconde c’est que plus on a d’élu·es plus on dispose de « positions » permettant de suivre, d’ajuster et surtout de garantir l’exécution effective d’un projet.  

Un accord gagnants-gagnants d’abord pour les habitant-es

L’accord est tellement acté que la liste est même baptisée, d’un commun accord, « Vivons Saint-Denis en commun ».

L’accord est tellement acté que les deux équipes rédigent même, conjointement, une déclaration commune (lire en annexe). Techniquement, cette déclaration a été rédigée à quatre : deux représentants de l’équipe Russier, nous deux pour l’équipe de Saint-Denis en commun. Pour la petite histoire, assiste également à cette réunion de travail une des futur·es démissionnaires de notre liste. Elle y manifeste une approbation sans réserve des travaux réalisés. Quoi qu’il en soit nous pouvons donc témoigner directement de l’excellente et studieuse ambiance qui a caractérisé cet exercice. En sortant, nous nous faisons même la remarque que cela est de bonne augure pour la campagne unifiée qui nous attend. 

L’accord est tellement acté que, pour ce qui est des négociateurs, tout le monde se déclare satisfait et soulagé. 

À cette étape, cela ne fait aucun doute : cette satisfaction tient d’abord à ce que chacun est pleinement conscient de l’enjeu véritable. Non pas « battre le PS », cela n’étant que le moyen de nos fins, mais bien proposer un projet au service de la protection et de l’autodéfense des habitant·es face à la crise… et à la hauteur de celle-ci.

On va le répéter encore : l’accord est acté, à tout point de vue. Pourquoi insister là-dessus ? Parce que cela implique que les évènements qui vont suivre relèvent de l’irresponsabilité totale.

Premier coup de tonnerre dans un ciel serein

Côté Saint-Denis en grand on ne sait évidemment pas ce qui se passe durant les vingt-quatre heures qui suivent. Nous pouvons dire, en revanche, ce que nous avons vécu côté Saint-Denis en commun. Si quelques aspects assez secondaires sont discutés et font l’objet de quelques nuances d’appréciation, la validation des termes de l’accord s’y impose néanmoins, dans une unanimité parfaite. 

Pourtant, le lundi après midi nous voilà frappés par la foudre. À ce moment-là, nous ignorons encore qu’il ne s’agit que d’une première secousse, puisque nous ignorons évidemment la suite de l’histoire. Sur la base d’explications aussi entendables dans l’absolu que totalement incongrues dans le contexte, cinq colistier·es de Saint-Denis en commun nous annoncent leur retrait de la liste. Ils et elles ont tous suivi les négociations de très près et y ont même participé. Elles et ils ont validé l’accord. Les explications qu’ils et elles nous ont données leur appartiennent, à eux de les rendre publiques s’ils le souhaitent. Nous nous en tiendrons à ceci : sur le moment il n’y a qu’une chose qui mobilise notre attention, il faut (re)constituer notre part de la liste fusionnée, tenir nos engagements vis-à-vis de nos partenaires de « Vivons Saint-Denis en commun ». C’est en effet là, le nom de la liste d’union. Cette reconstitution est rondement menée. Ce ne sont ni les volontaires ni les talents qui manquent. Nous n’y faisons pas attention sur l’instant mais, dès ce moment cependant, nous ne sommes plus en mesure de maintenir la liste Saint-Denis en commun pour un second tour en forme de triangulaire. La question n’est évidemment pas administrative mais politique : il est parfaitement possible de déposer notre liste de premier tour sans l’accord des colistier·es, mais cela n’aurait aucun sens. Quelle importance de toute façon ? L’union est faite, le rassemblement est réalisé, la dynamique est lancée.

La tempête approche mais… jusqu’ici « tout va bien »

Tout va bien vraiment ? Oui, pour l’essentiel, tout va bien, si ce n’est que nous découvrons que le « cas Madjid » n’est pas aussi bénin que nous le supposions. L’insistance enfle de plus en plus du côté des ex-« en grand ». Entendons-nous bien. La plupart d’entre nous imaginions assez bien que notre camarade ne faisait pas, n’a jamais fait l’objet d’une unanimité enthousiaste chez nos partenaires. Mais on se dit que c’est périphérique. 

D’une part, parce que même si certaines manifestations singulières de l’antiracisme de Madjid peuvent être considérées comme faisant débat, on se dit que depuis, sa brillante participation à l’organisation de la marche contre l’islamophobie emporte tout. Cette manifestation gigantesque où se sont retrouvés tous ces député·es du PCF, écolos ou Insoumis·es, où le secrétaire général de la CGT côtoyait les responsables nationaux de Solidaires… cette manifestation nous a rassemblés dans la rue avant notre rassemblement dans les urnes.

D’autre part, ce rassemblement dans les urnes présente, à cette étape, toutes les caractéristiques d’un accord solide.

Et n’en déplaise à Mathieu Hanotin, nous n’assistons en aucun cas à un mariage de la carpe et du lapin. Pour ce que ça vaut et vu la suite, le candidat socialiste a tort de se croire tiré d’affaire. Son probable succès sera moins sa victoire, c’est à dire celle du cynisme social-libéral, que la défaite d’un autre cynisme, celui du PCF, qui abandonnant tout principe aura choisi de se vautrer dans le marketing électoral. Mais n’anticipons pas.

Frappés par la foudre

En cette soirée de lundi et toute la journée du mardi, les choses s’enveniment. On peut imaginer que, voyant la recomposition de notre contribution en termes de candidat·es à la liste de second tour, plusieurs considérations traversent les méninges mises à rude épreuve de Laurent Russier et de ses ami·es. Comme par exemple : « les potes de Bally ne peuvent plus déposer de liste indépendante et nous imposer une triangulaire ». Ou encore : « houlà ! Le casting est encore plus inquiétant que prévu… », « vu comment ils nous ont fait chier à 5 ou 6 pendant le mandat précédent, tu imagines ce que ça va donner à 18… ». Peu importe finalement. La suite est connue, elle a été relatée par voie de presse. Il y est essentiellement question d’un bouc émissaire. On exige de nous, de façon de plus en plus pressante non seulement de lâcher un ami et un camarade, mais également de trahir nos principes antiracistes. Nous déclarons que c’est impossible mais que nous restons disponibles pour une liste fusionnée avec Madjid, jusqu’à l’heure de fermeture de la préfecture. On s’organise : une équipe en possession des documents administratifs nécessaires se rend à Bobigny dès le milieu d’après-midi. Elle verra le mandataire de Laurent Russier sortir de la Préfecture, après avoir déposé la liste Saint-Denis en grand, assistera à l’ultime tentative de Madjid de sauver la baraque. En vain. Fin du suspens, début du cauchemar.

L’inacceptable, suite sans fin…

Un cauchemar dont on peine à saisir l’économie complexe et les éléments contradictoires ou simplement paradoxaux qui le structurent.

Le premier le plus évident suscite une colère sidérée. Laurent Russier et ses spin-doctors peuvent tordre le truc dans tous les sens, convoquer fébrilement les figures les plus improbables d’une dialectique laborieuse, rien n’y fait. Aucune contorsion ne peut justifier la gifle qu’ils ont asséné à l’antiracisme en général et à la lutte contre l’islamophobie en particulier. De leurs propres rangs, se sont d’ailleurs immédiatement élevées les voix de l’honneur qui dénonçaient cette honte de voir resurgir les fantômes des bulldozers de Vitry. Car en vérité, ce qui relie les deux est tragiquement inévitable. À tripoter dans le sens du poil les secteurs de l’électorat gangrénés par un racisme même camouflé en sectarisme pseudo laïque, on chope de vilaines pustules qui ne cicatrisent jamais vraiment. La conséquence, on la connaît : l’auto-relégation, sous l’effet d’un dégoût bien compréhensible, en dehors du champ politique de pans entiers de notre camp social. Au final, c’est toujours jouer le jeu assez peu réaliste de qui gagne… perd.  

Et franchement, les communistes du PCF (si, il en reste) méritent et valent mieux que ça.

Le second, qui vient plus tard, relève certes de la politique fiction mais permet une démonstration tout à fait instructive. Imaginons en effet que Bally Bagayoko soit arrivé devant Laurent Russier au premier tour… et imaginons maintenant la même séquence sous cet angle. Les deux constatent le bel accord (et très vraisemblablement exactement le même que celui que nous connaissons), puis Laurent dit à Bally : « bon, tout ça est bien cool mais, la condition que nous mettons à venir sur ta liste c’est que tu vires Madjid ». Peut-on soupçonner Bally de répondre autre chose que ce qu’il a répondu en vrai : « non » ? Bien sûr que… non. Dès lors, la suite de ce dialogue fictionnel coule toute seule. Réplique obligée de Laurent Russier « bon ben ok, on fusionne en gardant Madjid sur la liste ».

Le troisième, qui fait toile de fond faussement secondaire, relève du rapport entre positions dans l’institution et actions militantes. Pendant les six ans qui viennent de s’écouler nous avons tenté de construire, de ce point de vue, une dynamique utile à nos luttes populaires en conjuguant les exigences de justice sociale, de révolution écologique et de démocratie permanente. Il y a eu des tâtonnements et des échecs mais aussi quelques belles réussites. S’agissant de ces dernières, peu importe que le spectaculaire n’ait pas toujours été au rendez-vous. Peu importe que nous ayons dû dépenser tant d’énergie à convaincre aussi bien les sceptiques qui nous voyaient déjà pris de gestionnite aiguë et de trahisionite purulente, que les cyniques qui s’impatientaient que cela « nous passe avec l’âge ».

Le quatrième, qui surpasse tout le reste : les bagarres sont devant nous. Quel que soit le vainqueur de ce second tour. La crise qui vient s’annonce gigantesque et sa déclinaison locale cataclysmique. Pour y faire face, nous aurons besoin d’un front social et politique uni malgré tout. Nous aurons également besoin d’une force politique capable de conjuguer justice sociale, révolution écologique et démocratie permanente. Sans concessions, sans faux fuyant, sans faiblesse. Bref, une force en capacité d’organiser l’insoumission à une échelle large et sur des bases claires.

À quoi on ajoutera, et au point où nous en sommes, ça va vraiment mieux en le disant : une force politique capable de combattre tous les racismes sans avoir les genoux qui tremblent.

L’expérience que nous venons de vivre a confirmé vivement que ce n’était pas simple. Nous sommes néanmoins confiants sur la capacité des classes populaires à réinventer les outils politiques nécessaires à leurs combats. Nous ne devons pas avoir d’autre ambition que d’y contribuer avec modestie et détermination. Et nous le ferons.

Après un an d’efforts si intenses pour construire Saint-Denis en commun, pour contribuer à l’émergence de quelque chose de nouveau sur des fondations encore inexplorées et incertaines, cela peut paraître difficile à écrire, mais oui et comme toujours : ce n’était qu’un début, continuons le combat.

Saint-Denis le 5 juin 2020

Cécile Gintrac, militante St-Denis en commun, ex-négociatrice St-Denis en commun.

Vincent Huet, militant insoumis, futur ex-maire adjoint de Saint-Denis, ex-négociateur St-Denis en commun.

Isabelle Peltier, militante St-Denis en commun,ex-groupe de suivi des négociations.

Etienne Penissat, militant insoumis, futur ex-conseiller municipal de Saint-Denis, ex-négociateur St-Denis en commun.

 

 

Annexes

1/ Projet d’Adresse publique aux Dionysien.ne.s co-rédigée et validée le dimanche 31 mai.

Chère Dionysienne,

Cher Dionysien,

Nous espérons que vous et vos proches vous portez bien malgré les temps difficiles que nous vivons.

La crise sanitaire et sociale sans précédent que nous traversons a profondément bouleversé nos vies.

Le coronavirus a fait des milliers de victimes en France et dans le monde et n’a pas épargné Saint-Denis. Sans les « premiers de corvée », dont bon nombre de dionysiennes et dionysiens, notre société et même notre survie n’auraient pas été assurées. Il nous faut les remercier et les assurer de notre solidarité avec leurs justes revendications. Dans cette crise, Saint-Denis a su résister avec l’ADN qui la caractérise : être solidaire, protéger, aider. Si l’épidémie a brisé des vies et confiné nos corps, elle nous a aussi trouvé debout avec la volonté de construire un autre monde, plus juste, plus respirable, plus solidaire.

Cette crise révèle aussi l’échec des politiques menées depuis plus de 30 ans : l’Etat  ne protége plus ses citoyen.ne.s. Les cures d’austérité imposées à nos services publics, et particulièrement à notre hôpital, ont coûté des vies humaines. Ce prix est celui de la casse de notre système de protection sociale, qui a creusé les inégalités et ne font rien face à l’urgence écologique. Plus que jamais nous avons besoin, au contraire, d’un Etat et de communes qui investissent dans des services publics protecteurs pour répondre aux besoins de solidarité, de logement, d’éducation, de santé, de culture et de protection de l’environnement.

L’unité des forces politiques, sociales et écologiques s’impose pour surmonter la crise sanitaire et sociale. Elle en est la condition impérieuse. « Le monde d’après Coronavirus» ne doit pas être un retour au « monde d’avant ». Il doit commencer ici et maintenant, dans notre ville et nos quartiers. Face à tous ces défis, nous devons rassembler toute celles et tous ceux qui partagent cette ambition.

Parce que notre premier devoir est d’être aux côtés des habitant-es face aux dangers qui les menaces, nous avons décidé de mettre en commun nos dynamiques et nos projets pour le second tour des élections municipales. 

Le 28 juin, la gravité de la situation clarifie le choix du second tour. D’un côté, autour de Mathieu Hanotin la collusion des politiques qui, depuis vingt ans, ont ruiné notre système de santé et de solidarité, de l’autre, l’union qui fait notre force, avec notre maire Laurent Russier pour vivre Saint-Denis en commun.

Pour ce Saint-Denis, qui est le votre et que nous aimons nous répondons présents !

Pour Vivons Saint-Denis en Grand, Pour Saint-Denis en Commun, 

Laurent Russier Bally Bagayoko

 Signatures manuscrites

 

2/ Projet de liste fusionnée, connue des deux parties à l’issue de la rencontre du lundi 1er juin.

     (en gras les candidat-es issu-es de la liste Saint-Denis en commun)

1. Laurent RUSSIER (PCF)

2. Cécile GINTRAC (non-encartée)

3. Bally BAGAYOKO (LFI)

4. Zaïa BOUGHILAS (EELV)

5. Mounir OTHMAN (non-encarté)

6. Jaklin PAVILLA (non encartée)

7. Kader CHIBANE (EELV)

8. Diangou TRAORE (non-encartée)

9. Bakari SOUKOUNA (non encarté)

10. Isabelle PELTIER (non-encartée)

11. Vincent HUET (LFI)

12. Sofia BOUTRIH (PCF)

13. David PROULT (PCF)

14. Conchita DIEZ SOTO DIEZ (LFI)

15. Laurent SERVIERES (ex-EELV)

16. Sophie RIGARD (Place Publique)

17. Victor MOUQUET (EELV)

18. Yarie YANSANE (non-encartée)

19. Hamid YAHOU (non encarté)

20. Cécile RANGUIN (EELV)

21. Lucas FOURNIER (PCF)

22. Salima DJELLAL (non-encartée)

23. Landry NGANG (LFI)

24. Suzanna DELAFUENTE (non encartée)

25. Whalid ALLAM (EELV)

26. Florence HAYE (PCF)

27. Emre ONGUN (LFI /Ensemble!)

28. Séverine KAKPO (non-encartée)

29. Michel RIBAY (ex-EELV)

30. Fatima LARONDE (EELV)

31. Etienne PENISSAT (LFI)

32. Mylène CALA (PCF)

33. Essaïd ZEMOURI (EELV)

34. Martine ROGERET (LFI)

35. Hakim REBIHA (non encarté)

36. Nora BENSALAH (non encartée)

37. Madjid MESSAOUDENE (non-encarté)

38. Nora BACHIRI (PCF)

39. Sam BERRANDOU (non encarté)

40. Nelly ANGEL (LFI)

41. Mathieu RICHARD (non-encarté)

42. Fabienne FLON (EELV)

43. Valentino BERETA (PCF)

44. Melissa LARFA (EELV)

45. Chancel GATSONI (non-encarté)

46. Nesrine GHARBI (non-encartée)

47. Christophe FOUQUET (EELV)

48. Asta TOURE (non encartée)

49. Abderramane MEITE (non-encarté)

50. Habiba M’GHIZOU (PCF)

51. Mouhamed DIABY (non-encarté)

52. Linda TOURSAL (non-encartée)

53. Stéphane PEU (PCF)

54. Nora BEDDAR (non encartée)

55. Didier PAILLARD (PCF)

 

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