«La police française m'a reproché de ne pas avoir renvoyé les enfants»

Vintimille. Il était tranquillement assis sur son siège dans le train, à côté de lui deux enfants noirs avec leur mère et leur petite sœur assises immédiatement derrière, quand il lui a été « reproché » de ne pas avoir fait partir les petits. C'est l'histoire choquante d'un travailleur frontalier de Vintimille, Sergio M.

riviera24 - Alice Spagnolo, le 26 avril 2021

«Polizia francese mi ha rimproverato di non aver allontanato i bambini»,

la testimonianza shock di un frontaliere di Ventimiglia

«La police française m'a reproché de ne pas avoir renvoyé les enfants»

Le témoignage choquant d'un frontalier de Vintimille

Il était tranquillement assis à sa place dans le train, à côté de lui deux enfants étrangers : « Les policiers ont également photographié mes papiers. Pourquoi ? Qu'ai-je fait de mal ?"

Vintimille. Il était tranquillement assis dans son siège dans le train, à côté de lui deux enfants de couleur, dont la mère ainsi que leur petite sœur étaient assises derrière, quand il lui a été « reproché » de ne pas avoir fait partir les petits. C'est l'histoire choquante d'un travailleur frontalier de Vintimille, Sergio M.

Les événements se sont déroulés vers 12 h 30 à la gare de Menton Garavan, à bord d'un train français à destination de Grasse, que l'homme avait pris pour aller travailler dans la principauté de Monaco. « Deux enfants de couleur se sont assis à côté de moi dans le train - dit-il - La mère et la petite sœur étaient derrière. Deux policiers sont montés à la gare de Menton Garavan: le plus âgé a crié aux deux enfants de descendre, jusqu'à les faire pleurer. Puis il s'en est pris aussi à moi, disant que j'aurais dû les renvoyer. Finalement, il a pris mes papiers et les a photographiés. Maintenant, j'aimerais savoir ce que j'ai fait de mal et, surtout, quelles intentions ils ont vu qu'ils ont mon identité ».

M. ajoute : « J'ai pris le train, comme je le fais depuis vingt ans pour aller travailler. Peu de temps après, sont montés une jeune femme étrangère avec une fille qui devait avoir 12 ans et deux autres enfants entre 8 et 5 ans. Elle avait aussi des sacs à provisions, ils ressemblaient à des gens propres.

La mère et la fille se sont assises derrière, tandis que les deux enfants ont pris place sur deux des quatre sièges voisins disponibles, dans le compartiment où se trouvait déjà l'homme.

« Lorsque les policiers sont arrivés, l'un d'eux m'a demandé si les enfants étaient avec moi et j'ai dit non - explique-t-il - À ce moment-là, il m'a crié que j'aurais dû les éloigner.

J'ai préféré ne pas répondre, mais j'aurais voulu lui demander : aurais-je dû les renvoyer à cause de leur couleur ? ». Peut-être que les deux Français soupçonnaient le frontalier d'avoir tenté d'accompagner illégalement les enfants en France, car le wagon avait d'autres sièges vides et les petits, au contraire, s'étaient assis juste à côté de lui.

Dans tous les cas, les deux officiers ont fait descendre la mère et les trois enfants du train, les deux plus jeunes en larmes.

Quant au frontalier, on lui a demandé ses papiers.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.