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Billet de blog 22 janv. 2018

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2018 : Calais + 40 millions d'Euros, frontex 1 milliard depuis sa création en 2004

Plus d'argent dans les caisses des états pour les aides sociales, mais des sommes phénoménales au bénéfice de quelques entreprises. C'est vrai pour Calais, c'est vrai pour l'Europe et même au-delà !

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multinationales.org - Anne-Sophie Simpere, 19 janvier 2018.

Vinci, Thales, Eamus Cork... Ces entreprises qui profitent de la situation à Calais

…/… Qui profite de ces « investissements sécuritaires » ? Le collectif Calais Research Network a identifié plus de 40 entreprises qui bénéficient du régime frontalier, dans des secteurs divers allant du transport à la construction de clôtures, en passant par les technologies biométriques, les systèmes de scanner de poids lourds, la fourniture de containers ou la fabrication de cartouches de gaz lacrymogènes. On pourrait croire que la situation à Calais ne fait que des perdants : les migrants, exposés à des conditions indignes et à des violations des droits humains, le tissu économique local, les contribuables français et britanniques... Mais certains acteurs tirent tout de même leur épingle du jeu.

Quand Vinci fait les basses oeuvres de l’État

Parmi les heureux élus, on retrouve Vinci. Le géant du bâtiment et de la sous-traitance, impliqué dans le projet Notre Dame des Landes, dans la destruction de la forêt de Khimki en Russie, et poursuivi pour travail forcé au Qatar (a) obtenu de nombreux contrats à Calais.

…/…

Un laboratoire de la gestion privatisée des frontières ?

Dans la zone portuaire, c’est Thales qui a installé les équipements pour sécuriser la zone : portiques, lecteurs de badges, caméras de surveillance, protection des éléments d’infrastructures vitaux…

…/…

Autre acteur moins connu mais d’importance majeure à Calais : Eamus Cork Solutions. La société française, basée à Dunkerque et créée en 2004 par un ancien policier calaisien remporte en 2016 un appel d’offre de 80 millions de livres lancé par le Ministère de l’intérieur britannique pour assurer des services telles que la fouille des véhicules et des personnes, la détention ou des escortes. C’est l’un des plus gros contrat de sécurité privée à Calais, signe d’une privatisation de la sécurité frontalière.

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la Cimade, 19 juillet 2017

Suite à l’adoption d’un règlement européen étendant le mandat et les prérogatives de Frontex, le collectif Frontexit a publié en juillet 2017 une version actualisée de sa brochure Vrai/Faux pour mieux comprendre le rôle de cette agence de surveillance des frontières

l’Europe est en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente

l’Europe n’est pas menacée d’invasion :

le nombre de ressortissants non-européens représentait, en 2014, près de 4% des résidents au sein de l’Union européenne (UE) selon Eurostat. En 2015, environ un million de personnes se sont présentées aux portes de l’UE (OIM), soit 0,2% de sa population, qui compte environ 510 millions d’habitants.

De plus, l’Europe n’est pas la principale région affectée par les mouvements migratoires : près de 90% des 21,3 millions de personnes réfugiées dans le monde étaient accueillies en 2015 par des «pays du Sud » (Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés – HCR).

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Pour empêcher l’accès à ses 42 000 km de côtes, 9 000 km de frontières terrestres et 300 aéroports internationaux, l’Union européenne a créé en octobre 2004 « l’agence européenne pour la gestion de la coopération aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne », dite

Frontex, basée à Varsovie.

Intégrée depuis 2016 au « Corps européen de garde-côtes et de garde-frontières », et disposant de davantage de prérogatives et de moyens (financiers, humains, techniques), Frontex est un acteur clé, véritable bras armé de la politique migratoire européenne.

Depuis sa création, Frontex n’a cessé de voir ses ressources augmenter (19 millions d’euros en 2006, 97 millions en 2014, 254 millions en 2016 soit une augmentation de 1336% en dix ans). Dotée de la personnalité juridique et d’une grande autonomie, Frontex peut signer des accords avec des pays non membres de l’UE, sans contrôle démocratique des parlements nationaux ou régionaux.

Qui est responsable en cas de violation des droits : l’agence, l’État hôte d’une opération, ou l’État dont relève l’agent qui a commis la faute ? Quels mécanismes effectifs sont mis en place pour garantir l’accès aux droits des personnes en migration ? Quelle garantie présente l’agence en termes de respect du principe de non-refoulement, notamment lors d’opérations maritimes ?

Des moyens militaires au service d’une agence civile et quasi indépendante L’opacité de Frontex, ses moyens, ses analyses, et son défaut de responsabilité incitent souvent à la comparer à une armée déployée aux frontières de l’Europe. Théoriquement, il s’agit d’une agence civile, mais ses liens avec la coopération militaire sont prégnants. Pourvue d’un arsenal de plus en plus important, Frontex réunit régulièrement les entreprises militaro-industrielles pour promouvoir le développement des technologies de contrôle (capteurs sensoriels, caméras thermiques, robotique, drones) aux frontières européennes que Thalès, EADS, Finmeccanica et autres destinent à un usage tant militaire que civil. Depuis 2013, Frontex administre en outre Eurosur, un système satellitaire déployé aux frontières extérieures de l’espace Schengen.

Le droit international consacre le droit à la mobilité en proclamant le droit de chacun de quitter tout pays, y compris le sien, et d’y revenir.

Il protège également toute personne en migration, quel que soit son statut, contre les mauvais traitements et violations de ses droits fondamentaux, y compris en cas de renvoi dans un pays « tiers » (principe de non-refoulement).

La politique migratoire de l’UE respecte-t-elle ces obligations ? Est-elle en phase avec les enjeux actuels des migrations internationales ?

L’Ennemi © frontexit / viméo

Frontexit vous propose de déconstruire les idées reçues en répondant par « vrai » ou par « faux » à 10 affirmations.

1) Tout le monde a le droit de migrer…

2) Les flux migratoires vont des pays pauvres vers les pays riches

3) L’Europe accueille déjà beaucoup de réfugié(e)s !

4) Si les pays du Sud étaient développés, les gens ne partiraient pas

5) L’Union Européenne contrôle uniquement ses frontières

6) frontex est une agence de sauvetage

7) Les politiques migratoires européennes ont des conséquences mortelles

8) Frontex est une simple agence de coopération technique

9) Frontex ne renvoie personne vers des pays dangereux

10) Les parlements contrôlent les accords signés par Frontex

En suivant ce lien vous aurez les réponses à ces questions

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Le business sur les réfugiés, une activité juteuse dans le monde entier

Réfugiés, un marché sous influence


Pour la grande majorité d’entre nous, les camps de réfugiés répondent à une situation d’urgence. Pourtant la réalité des camps est tout autre. La multiplication des camps dans le monde démontre que cette situation dite d’exception est en fait un système durable, lucratif, pérenne : un véritable marché dans lequel organisations internationales, États-Nations et investisseurs privés trouvent leur compte. Douze millions de personnes vivent dans des camps de réfugiés dans le monde. Plus de 60 millions de personnes sont amenées à transiter par ces lieux de regroupements. Les camps, sous diverses formes, se banalisent partout sur la planète. Qui les met en place ? Avec quelle légitimité ? À qui profitent-ils ? Pourquoi ces camps prolifèrent-ils et pourquoi perdurent-ils ? Est-ce la seule solution d’une politique migratoire qui semble si difficile à définir ? À travers une plongée dans l’univers de ces lieux "invisibles", ce documentaire renouvèle le regard sur le phénomène des migrations contemporaines. Il décrit et met au jour les mécanismes de ce phénomène majeur : "l’encampement du monde".

Refugies Un marche sous influence © L' infréquentable / yt

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