"CLASSES LABORIEUSES, CLASSES DANGEREUSES"?

Nelson Mandela. "Vaincre la pauvreté n'est pas de la charité mais la justice". Tout ceci n'est pas utopiste mais réaliste. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une France à la ramasse. Nous ne pouvons restés assis confortablement sur nos chaises à croire qu'il n'y a rien à faire. Soyons audacieux et ambitieux.

"CLASSES LABORIEUSES, CLASSES DANGEREUSES"?
Je ferais volontiers un parallèle avec le XIXe siècle:
Constat :
· Appauvrissement des campagnes,
· Destruction de l’industrie française (cela est actuel, ce n'était pas le cas au XIXe siècle),
· Petits employés à la vie médiocre,
· Ouvriers déclassés,
· Ascenseur social en panne,
· Renouvellement des élites dans les mêmes catégories socioprofessionnelles,
· Chômage de masse,
· « Classes laborieuses, classes dangereuses » ? selon la formule de l’historien Louis Chevalier,
· etc


Mais pour l’instant, le mouvement des gilets jaunes est inorganisé et immature, d’où une absence d’efficacité et une certaine apathie des masses…
Je me permets d'ajouter un mot ceci dit. S'il y a de la haine face aux "riches" (qu'est-ce qu'un riche?) chez les gilets jaunes, il est assez incroyable de lire partout de la haine du pauvre chez les bien lotis.
Je trouve ce phénomène de société à travailler et approfondir. Pourquoi en sommes-nous arrivés-là? Pourquoi les "riches" détestent-ils les pauvres? Pourquoi de simples employés ou ingénieurs ou experts-comptables ou autres exécutants aux revenus corrects mais sans plus se sentent-ils si supérieurs et donneurs de leçons? Il semble que notre Président ait déverrouillé un verrou, au sens où ces personnes bien en place mais pas vraiment riches, se croient autorisées comme notre Président à mépriser les plus humbles. Comme s'ils étaient les gagnants de la compétition alors même qu'ils ne sont pas très intelligents (instruits mais idiots) et ne font pas preuve de hauteur d'esprit. Je reprends les mots d'un maître à penser: Nelson Mandela. "Vaincre la pauvreté n'est pas de la charité mais la justice".

Les "riches" méprisent "les pauvres" à un point qu'il est urgent de dénoncer ou d'analyser.

Voilà des pistes de réflexions à exploiter.

Dernier point:
J'ajoute que le Président Macron doit faire preuve d'humilité, de subtilité et d'empathie pour ces personnes qui ont besoin de reconnaissance et qui méritent que des solutions intelligentes et audacieuses leur soient proposées. Jusqu'à présent, il a été sur ces points plutôt maladroit de par de petites phrases assassines et stériles (exemples: il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi, les ouvriers sont illettrés…). Il a mis le feu au poudre, même s'il n'est pas responsable de 40 ans de crise.
Ils ont besoin d'espoir, de liberté, d'égalité en droits et de fraternité. Il faut de l'audace, du respect pour les classes laborieuses et les chômeurs, une France intelligente, un présent moins lourd à vivre, un futur plus optimiste.

Tout ceci n'est pas utopiste mais réaliste. Il suffit de voir le niveau de vie d'autres pays (Suisse, Luxembourg, Allemagne etc) pour se rendre compte que nous ne pouvons pas nous satisfaire d'une France à la ramasse. Nous ne pouvons restés assis confortablement sur nos chaises à croire qu'il n'y a rien à faire. Soyons audacieux et ambitieux.

Je vous remercie.
Bien à vous.

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