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Bretteur

France

Sa biographie
Elu Conseiller Municipal à 19 ans, j’ai passé les 6 années qui ont suivies à m’engager pour la commune où j’ai grandi. Une petite ville de 4 000 habitants en plein cœur de la France rurale. Durant mon mandat, j’ai été amené à rencontrer nombre d’élus locaux et nationaux : des Maires, des Présidents d’EPCI, de Conseil départemental et régional, des députés et des sénateurs. À la fin de ces 6 années, démotivé par l’inertie d’une classe politique vieillissante et sans ambition, par une gouvernance verticale et hypercentralisée, j’ai décidé de ne pas me représenter et de prendre la plume. Voilà comment le petit bretteur est né. « Le petit », parce que c’était le surnom que mes collègues élus m’avaient donné. « Bretteur », parce que c’était et cela demeure mon tempérament : un goût pour la contradiction, une aversion pour toute forme de domination, un désir profond, viscéral de lutter contre les injustices et les travers de notre société. En parallèle de mon engagement politique, j’ai entamé des études de droit, que j’ai achevées par une étude comparative de la laïcité et l’obtention d’un master de relations internationales. Je me suis ensuite dirigé vers le service public – ou devrais-je dire le service aux publics. D’abord comme professeur, puis comme ingénieur de projet dans le secteur de l’insertion professionnelle et sociale. Là encore, j’ai pu constater les blocages institutionnels et politiques. Mais j’ai aussi eu l’occasion de découvrir de belles initiatives, et des façons différentes de penser et de « faire société ». Je pense notamment, aux tiers-lieux et à l’économie sociale et solidaire. J’ai pu constater qu’avec peu, on pouvait faire beaucoup et mieux. J’ai aussi découvert de nouveaux enjeux de société, à commencer par l’exclusion numérique, ce qui m’a amené à devenir médiateur numérique. Ainsi, aujourd’hui, je tente de faire le lien entre les Français et le numérique. Une mission très noble qui devient ingrate lorsque le numérique est vécu par certain comme une obligation et non comme une découverte, car il ne s’agit plus de transmettre un savoir, mais de se rendre complice d’une politique de dématérialisation forcée. Il n’en demeure pas moins que cette mission nourrit mon inspiration et entretient ma volonté d’aider les Français à devenir plus autonome, de prendre leur part dans le monde qui vient et de cesser de subir la volonté des princes. Je suis un enfant de la province, de la ruralité et je n’aspire pas à être autre chose. Je suis et je resterai au côté de ceux qui souffrent, de ceux qui sont opprimés et oubliés. Mon ambition est de décentraliser l’attention, de faire parler la France qui se tait, de proposer une autre vision, une autre opinion, une autre brique au débat public et à la société.
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4 abonnés Le petit bretteur
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