Soleil intérieur

Billet d'humeur. Dites-moi si un bon vin se trahit à la première bouche ? Dites-moi si le bleu de Van Gogh a occupé vos vacances ? L’été fait faillite à l’horizon, annonçant les retours...

Je viens de payer mon électricité par RIB. J’attends les impôts. J’ai parcouru le journal de la région pour décrypter quelques malheurs, tout en sautant les rubriques du sport (trop de fric !), les médaillés du travail (c’est hors saison), le banquet du troisième âge et les avis d’obsèques.
J’ai fait mon miel de quelques articles sur la culture, tout en découvrant que le gouvernement s’apprêtait à lui donner des ailes. En passant devant mon miroir, j’ai vu un type hirsute, salopeux, la margoule ficelle alors que je me prenais pour Brad Pitt (!) et j’ai compris que rien n’est jamais comme on dit que c’est...
Puis je m’abandonnais à l’écoulement irréversible des minutes lorsque apparut le lointain souvenir de Pégase, mon premier cheval à bascule. Alors, je me suis dit que la vie était offerte à l’homme comme le jouet à l’enfant et un soleil intérieur a fait bouillir mon corps et mon cœur. La sensation mythologique d’une grande légèreté, mais pas comme Pégase...

Pégase cheval à bascule © plan-toys Pégase cheval à bascule © plan-toys

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