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Billet de blog 28 oct. 2021

« La pire rentrée de ma carrière » : l'alerte du monde enseignant 2/3

La dégradation du climat scolaire s'observe à toutes les échelles : locale, nationale et internationale. Décrochage et absentéisme, violence accrue entre les élèves, agressions contre les enseignants et enseignantes : une rentrée des « chocs et répliques ».

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La rentrée des « chocs et répliques » ¹

Décrochage et absentéisme

« J’ai pas vu le petit L. Il est absent ? ».

« Non, encore en vacances. »

Dans mon établissement, le début de l’année a commencé d’emblée avec un phénomène inédit, jamais constaté auparavant : de nombreux élèves étaient absents le jour de la rentrée car encore en vacances. Ces élèves n’ont d'ailleurs pas manqué que le premier jour. Pour la grande majorité de ce groupe, ils et elles ne sont revenus qu’à la mi-septembre, voire à la fin du mois en comptant les 15 jours de quarantaine dans le cas des retours de l’étranger.

Nous étions choqués de voir cette ligne rouge franchie. La rentrée a d’ordinaire toujours quelque chose de symbolique ; voir qu’autant de familles la franchissent a été dur à constater, notamment parce qu’elles entraient en contradiction avec notre enthousiasme de cette nouvelle année scolaire post-confinements. 

Il a donc ensuite fallu gérer les retours au compte-gouttes de ces élèves, pour ces enfants qui avaient loupé 15 jours, voire trois semaines de cours. Autant dire que c’est impossible, il n’y a pas assez d’heures dans une semaine de cours et il faut avancer son programme avec les autres qui arrivent avec un niveau extrêmement faible.

Ces évènements ont par ailleurs été annonciateurs d’un phénomène plus durable et régulier : l’absentéisme, qui a considérablement augmenté par rapport aux années précédentes. Du jamais vu. Le tiers de la classe qui manque à l’appel les jours des premières évaluations et sur les heures de 8h à 9h. Lorsqu’on interroge les enfants directement afin de comprendre, ils expliquent très sincèrement et avec une simplicité laissant un goût amer, qu’ils « sont fatigués. Que c’est trop dur de se lever pour 8h ». Pour les évaluations : « Je n’avais pas révisé, je savais que j’allais rater et je ne voulais pas avoir une mauvaise note donc je ne suis pas venu ».

Les cartes sont désormais rebattues : lorsqu’un de nos élèves n’a pas fait son travail ou qu’il ne veut pas se lever, il peut refuser l’obstacle. Être face à une classe de troisième que j’adore, et ses élèves qui ont dans l’ensemble bien révisé, parfois dans ma classe sur leurs heures de permanence et qui se prennent la tête dans les mains à la vue du sujet (adapté et peu complexe), poussant parfois le sujet vers le coin de la table m'a fendu le cœur.

À ce stade, on essaye de décrypter ces nouveaux comportements, en discutant entre nous, avec les élèves mais aussi les parents, qui sont d’ailleurs – même si cela ne représente pas la majorité – nombreux à ne pas répondre au téléphone lorsqu’on tente d’entrer en contact avec eux pour des problèmes d’absences ou de comportement.

  • La période du Covid a fait baisser leur niveau, beaucoup ont pris du retard, accumulé des lacunes (voir mon article sur l’enseignement à distance pendant le confinement).
  • Les élèves se rendent compte de l’écart entre leur niveau et les nouvelles exigences et se sentent dépassés.
  • L’école à distance a crée une sorte de précédent dans l’imaginaire : l’école peut se faire à distance. Louper un cours n’est pas bien grave, puisqu’on peut le rattraper dans le cahier de texte, sur Pronote.
  • La perte de sens induite par les deux dernières années et les évènements qui y sont associés s’est enracinée chez certains adolescents qui ne parviennent plus à trouver du sens dans leur parcours scolaire.

 Violence accrue entre les élèves

Nous avons retrouvé nos élèves dans une ambiance particulière. Il était bon de les revoir, mais l’atmosphère était électrique.

Pour celles et ceux qui enseignent ou qui ont une bonne mémoire, le bruit d’une cour de récréation en son cœur est toujours particulier. Il réchauffe, ravive et réveille. La nôtre est petite et les récréations sont denses à tous points de vue. C’est une fresque vivante, toujours fascinante à observer. Pour nous, c’est un parcours d’obstacles pour qui s’y aventure avec une tasse de café. Des adolescents, lancés à pleine vitesse, tracent des diagonales nettes dans notre champ de vision, parfois au premier plan et laissant derrière eux de légères traînées de vent. Feu rouge, feu vert, attention à la tasse, voici le rang; il est clairsemé. On appelle celles et ceux que l’on voit au loin, mais notre voix n’est rien dans ce brouhaha de 500 voix. Quatre surveillants pour faire se ranger 500 élèves, ce n’est rien non plus. L’heure tourne pourtant, et sur la pointe des pieds, les yeux plissés, je tente une dernière reconnaissance et monte avec le groupe qui s’est bien rangé; les électrons libres suivront.

Dans les couloirs étroits, les claques, taquets et autres croche-pattes fusent. On prend des carnets, on dit à un tel de cesser de se rouler par terre, à d’autres d’enlever les capuches, ou encore de cesser de faire de la lutte gréco-romaine contre les rambardes. L’intensité augmente, et on se fait la timide remarque à soi-même : « Ils sont surexcités aujourd’hui, qu’est-ce qu’ils ont ». Ce constat s’est répété pendant ces deux mois, quotidiennement, et a fini par se partager entre collègues, profs, CPE, surveillants jusqu’à devenir pleinement collectif : « Ils ne sont pas comme d’habitude. Y’a un truc qui va pas ».

Puis les bagarres sont vite devenues quotidiennes, ce que nous n’avions jamais vécu auparavant. Les surveillants prennent des coups en séparant les élèves. Celle qui nous a abattus a été d’une violence extrême. Un gamin plutôt gentil et sans histoire qui s’est pris un coup de poing au hasard, par un élève qui n’a pas su expliquer son geste, et qui s’est suivi par d’autres coups d’autres garçons qui étaient là et ont suivi le mouvement. Comment faites-vous pour désamorcer des tels actes : il n’y rien qui déclenche leur geste dans ce cas précis, c’est frapper pour frapper.

Le langage se fait plus dur. Les insultes ont toujours fusé dans la cour et les couloirs, les gros mots aussi, mais là, ils sont hurlés et le temps de réagir, l’enfant est parti en courant. « Nique ta mère », « ta gueule », « je vais t'enculer » et j’en passe et des meilleures. Il n’est pas normal de s’exprimer avec une telle violence quand on a 12 ans ni d'y baigner huit heures par jour. 

Enfin, les faits de harcèlement entre élèves étaient plus nombreux en ce début d’année. Ils sont difficiles à cerner car une bonne partie de ces violences ont lieu sur des réseaux sociaux, Snapchat en tête. Il faut mener l’enquête, récupérer des captures d’écran, interroger les camarades qui souvent ne veulent pas dénoncer, comparer les graphies des mots malveillants, offrir un soutien humain, psychologique. Nous voyons cela comme une impérieuse nécessité, encore faut-il que nous en ayons les moyens humains. 

Agressions contre les enseignants et enseignantes

« P.F. Sale pute sur insta. Je vais sortir tout vos dossier » (sic).

Ces mots ont été écrits sur une feuille déchirée, et collée par des élèves sur la porte d'une de mes collègues, le 13 octobre 2021. L’onde de choc a été puissante, d’abord et surtout pour elle, puis pour nous.

Tout d’abord parce que ce genre de violence était jusqu'à présent loin d'être courant dans notre établissement, certes classé REP et avec son lot de difficultés et d’adolescents parfois très problématiques, mais globalement épargné par ce genre d’attaques, d’insultes et de menaces - ici à caractère sexiste, nous y reviendrons. Notre équipe, soudée, composée en bonne partie d'enseignants et d'enseignantes titulaires énergiques et avec de l'expérience, a été abasourdie, révoltée, poussée dans un retranchement qu'elle n'imaginait pas. 

Plus tôt dans la semaine, un élève de 5ème, qui se bat une fois par semaine depuis la rentrée, dit à une autre collègue qui lui demande pour la énième fois de sortir son cahier en début de cours: « J’ai pas mon cahier, vous entendez par le cul ou quoi?» pour ensuite s’en prendre physiquement à elle alors qu’elle s’apprêtait à consigner une punition dans son carnet. Le même qui, une semaine plus tôt avait été exclu après une de ces bagarres et pour avoir dit, le nez collé à celui du CPE « Qu’est-ce que vous allez faire, me défoncer? Allez-y », puis au camarade qu'il avait frappé: « Petite pute, je te défonce dehors », sous les yeux médusés d'une mère d'élève - dont la présence n'a pas été plus dissuasive que ça. 

Il faut mentionner aussi les élèves qui menacent des AED de les attendre à la sortie du collège, celui qui colle son front à celui de l'un d'eux en le menaçant. Un autre qui dit à une autre AED qui l’avait puni pour avoir porté sa casquette dans les couloirs et refusé de l’ôter : « Je m’en bats les couilles de tes heures de colles, je les ferai pas », ou encore l'élève de 3ème qui met la tête d’un élève de 5ème dans les toilettes pendant la récréation.

Notre point de rupture se situe au 14 octobre. Notre collègue P.F. nous informe qu’elle a trouvé l’auteur du mot menaçant sur sa porte ; un adolescent poly-exclu, arrivé en septembre, qui avait par ailleurs fait des gestes obscènes dans mon dos mais que je n’avais pas pu confondre formellement. La parole se libère, la sidération laisse place à l'exaspération et à la colère. La machine se stoppe, à la manière d’un gros générateur électrique d’un film de science fiction des années 1990.

Nous avons discuté collectivement du point de non-retour qui avait été atteint, du fait que nous ne pouvions pas continuer de la sorte, et qu’il fallait rencontrer la direction pour en discuter et trouver des réponses plus concertées et fermes face à ces agissements d’une part plus importante d’élèves comparée aux années précédentes. 

Nous n’avons pas pris les élèves en cours en début d’après-midi et en avons informé les parents par le courrier suivant : « Hier jeudi 14 octobre, l’ensemble des professeurs du collège, soutenus par la vie scolaire, ont décidé de ne pas prendre les élèves de 13h30 à 14h30, en réaction aux agressions verbales et physiques que nous subissons depuis la rentrée. Cette heure a été l’objet d’une réunion avec la direction. Plusieurs résolutions seront proposées et votées au prochain Conseil d’Administration ».

« Je n'ai jamais vu ça » : la dégradation du climat scolaire en question dans de nombreux territoires

Ce même 14 octobre, les personnels éducatifs d’un lycée lyonnais se mettaient en grève pour des faits similaires. Le journal Lyon Capitale rapporte :

« La quasi-totalité du personnel enseignant du lycée Camille Claudel, dans le 4e arrondissement de Lyon, a quitté son poste ce jeudi 14 octobre pour dénoncer la recrudescence des violences dans l'établissement et l’absence de sanction à l’encontre des élèves [...] "Nous sommes épuisés, on aimerait retrouver un climat scolaire serein pour pouvoir travailler correctement avec les élèves, alerte une enseignante devant les grilles du lycée où elle est en poste depuis plus de 20 ans. Depuis que je suis là, je n’ai jamais vu ça ", poursuit-elle. » Le Progrès a aussi couvert ces évènements et titre quant à lui : « "Point de rupture" au lycée Camille-Claudel à la Croix-Rousse.»

Cinq jours plus tard, la presse rapportait de nombreux autres incidents : des agressions envers un enseignant et un surveillant au lycée Martin Luther King à Bussy-Saint-Georges. Le même jour, mardi 19 octobre, une enseignante était insultée et bousculée par un élève au Lycée Jean Moulin à Roubaix. L’équipe éducative a décidé, comme chez nous, comme à Camille Claudel, de ne pas assurer leurs cours. Toujours le 19 octobre, une enseignante du lycée Edouard Branly à Lyon était projetée au sol alors qu’elle essayait de séparer une violente bagarre entre un élève d’une autre classe venu dans sa salle pour agresser un autre élève. 

D’autres incidents avaient également été rapportés les semaines précédentes : des agressions entre lycéens et collégiens à Besançon le 27 septembre, l’agression très médiatisée d’une enseignante d’un lycée professionnel de Combs-la-Ville le 8 octobre ou encore au collège Paul Langevin à Mitry-Mory, où des élèves ont fait exploser des pétards et allumé des fumigènes dans la cour mercredi 13 octobre.

Ces évènements se sont passés et ont été couverts durant tout le mois, avec une concentration sur la période du 11 au 22. Cela correspond à la période qui a été particulièrement épuisante pour l’équipe éducative de l’établissement dans lequel je travaille et pour de nombreux autres personnels de l'éducation nationale qui m'ont contactée pour témoigner, à l'image de cette directrice d'école à Paris : 

« Je précise que je suis une professionnelle avec de l’ancienneté et de l’expérience et que j’aime mon métier. Je travaille avec une équipe extraordinaire, engagée qui raisonne et s’interroge. Nous sommes très solidaires les unes des autres.
Tes mots entrent en parfaite résonance avec le quotidien que nous traversons. Au bout de cette première période nous sommes physiquement et intellectuellement épuisées. Ce n’est pas « normal ». Certes l’institution nous use, nous désole et nous déçoit de plus en plus chaque jour, mais jamais nous n’avions connu ce sentiment d’impuissance et de désagrégation. Nous nous sentons désarmées face aux familles qui sont énervées, fragiles, souvent en colère et pire face à tous ces enfants qui sont en souffrance. 
Que faire ? »

Des phénomènes d'envergure nationale

Ces évènements ne sont pas isolés et sont plutôt les tristes arbres cachant la forêt. En effet Le Dauphiné Libéré relatait déjà le 27 septembre, les constats dressés lors de la conférence de rentrée de l’UNSA :  

« Vaucluse : violence scolaire, conditions de travail, salaires, le blues des profs.

Démissions, demandes de rupture conventionnelle, postes non-pourvus, sentiment général d’un manque de considération, le malaise des enseignants s’accroît. Et pour cause. Lors de sa conférence de rentrée, le syndicat Unsa a dépeint un tableau inquiétant de la situation ».

Le 22 octobre, la présidente de la FCPE Seine et Marne alertait la direction académique et se disait « très préoccupée ». Elle explique qu’elle a de plus en plus de remontées et signalement alarmants des profs adhérents. « Les enfants semblent plus violents. Ça devient compliqué ». Le même jour, en matinée, l'association des parents d'élèves de la FCPE de Villepinte organisait quant à elle une manifestation contre la « flambée de violence chez les élèves ». Voici ce qui en a été rapporté dans un article du Parisien

« L’association de parents d’élèves FCPE a organisé une manifestation ce vendredi matin à Villepinte (Seine-Saint-Denis), pour dénoncer des tensions entre jeunes et réclamer des moyens supplémentaires pour assurer la sécurité de leurs enfants. [...] Des élèves qui jettent des chaises à travers les salles de classe, des bousculades… « Regardez ce qui se passe au sein de l’établissement, ce genre de vidéo n’arrête pas de circuler sur les réseaux sociaux », déplore Hanaine Ben Hadj, présidente de l’union locale FCPE de Villepinte. Ce vendredi matin, l’association organisait un rassemblement devant le collègue Les Mousseaux pour dénoncer des tensions entre les élèves et réclamer des moyens supplémentaires à l’Éducation nationale et à la mairie pour assurer leur sécurité. »

Ces alertes, émises et relayées par des organisations syndicales viennent donc bien confirmer qu'il est question d'une dégradation globale du climat scolaire, et non de ressentis d'équipes éducatives dans leurs établissements propres. 

Une rentrée difficile outre-Atlantique: des similitudes qui interrogent

Le 8 octobre, jour de l'agression d'une enseignante de 66 ans à Combs-la-Ville, une enseignante de 64 ans se faisait agresser elle aussi à plusieurs milliers de kilomètres de là, à Braintree, dans le Massachusetts. Cette dernière a été victime de la popularité grandissante et très inquiétante de « défis » relayés sur la plateforme TikTok aux Etats-Unis ces derniers mois, incitant à commettre des agressions, vols et autres dégradations dans les écoles. "Slap your Teacher" (Gifle ton/ta prof) est celui qui a été le plus commenté par la presse américaine, suivi du « Devious Licks » qui  consiste en la dégradation des sanitaires et le vol d'objets dans les établissements scolaires. Des dizaines d'agressions, de vols et de dégradations ont ainsi été rapportés par la presse américaine durant les mois de septembre et d'octobre. 

Ce triste hasard de calendrier n'en est pas un. Il semble en effet que la rentrée américaine soit marquée par une certaine dégradation du climat scolaire et par l'épuisement des personnels éducatifs. 

Angela Barton que j'ai cité en première partie (« Les élèves sont ingérables cette année, et les profs n'en peuvent plus » en français), faisait état d'une rentrée compliquée, marquée par des troubles du comportement plus durs à gérer. Son article a été relayé par la page Facebook du site Bored Teachers, et la section commentaire est un ensemble d'échos à tout ce qui a été développé plus haut à propos de notre situation ici en France. Ces commentaires sont en majorité américains mais aussi d'autres pays comme le Finlande ou l'Australie; des profs comme moi qui s'étonnent de retrouver leur quotidien dans un article américain. 

Ces enseignants et enseignantes se répondent, confirment et précisent, ce phénomène de perte de contrôle, de recrudescence de violence et de manque de moyens pour y faire face. 

De la même manière qu'ici, le phénomène est national et les autorités publiques commencent à prendre des dispositions pour s'attaquer au problème. Ainsi, le ministère de la Justice a diffusé un communiqué de presse assurant la mise en place dans les prochaines semaines d'une série de mesures pour lutter contre « l'augmentation des attaques, intimidations et les menaces violentes contre les personnels éducatif des écoles publiques du pays ». Le ministère y rappelle également avec fermeté que s'en prendre verbalement ou physiquement à un enseignant ou une enseignante est grave et passible de peines de prison. 

Il semble ainsi plutôt clair que le phénomène que nous observons dans nos écoles, collèges et lycées depuis la rentrée n'épargne pas les autres pays. Il faut aussi souligner à quel point nous n'avions jamais eu autant de points communs, d'expériences et problématiques partagées entre communautés enseignantes à une échelle internationale. 

Il semble qu'être prof en cette rentrée 2021, c'est partager son quotidien avec bien plus de personnes que les collègues de sa salle des profs. Les enjeux sont tels qu'ils dépassent les disparités - parfois grandes - entre les systèmes éducatifs, et c'est - en tout cas pour moi - une première. 

Dans le prochain et dernier volet, il sera question d'éclairer les causes et d'évoquer d'éventuelles solutions face à ces nouveaux enjeux. 

¹ https://www.un.org/sites/un2.un.org/files/policy_brief_-_education_during_covid-19_and_beyond_french.pdf  (p.5)

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