La métropole estrosienne recrute à droite.

Rue Saint-Dominique, à Paris, il y a des luxueux bureaux qui servaient du temps ou Christian Estrosi était député, car ils sont tout près de l’Assemblée nationale. Ils sont financés par la métropole Nice-Côte d’Azur. Ayant récupéré des sous avec sa nouvelle taxe foncière, le président Estrosi a décidé de recruter.

afp.com/Miguel Medina afp.com/Miguel Medina

La recrue se nomme Franck Louvrier. Ce cinquantenaire (il est né en mai 68) est le président de Publicis Events, le vice-président de Publicis Consultants, le vice-président de la région des Pays de la Loire et conseiller municipal à la Baule-Escoublac sur la côte Atlantique. Que des liens évidents avec la Côte d’Azur et la région niçoise. 

Mais il est connu pour d’autres raisons : ce nantais fut le chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly puis son conseiller pour la presse au ministère de l’intérieur et ensuite à celui de l’économie. Il va alors développer la communication sur internet en envoyant plus de deux millions de courriels pour l’UMP. En 2015 il est placé en garde à vue dans l’affaire Bygmalion, mais rapidement relâché. Il se présente aux élections législatives en Loire-Atlantique mais se fait battre par la candidate de Macron. Mais fidèle à la droite il va déclarer pendant la campagne qu’il était plus en mesure de travailler avec Emmanuel Macron que sa concurrente. Sentait-il le vent tourner ? En tout cas c’est semble-t-il ce que ressent Christian Estrosi qui n’hésite pas à investir au niveau de la communication de sa dispendieuse métropole. 

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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