Hitler, Daladier, Chamberlain, Trump, Macron, Merkel, Trudeau.

Les 29 et 30 septembre 1938, Adolf Hitler, Edouard Daladier, Neville Chamberlain et Benito Mussolini signèrent les fameux accords de Munich qui entraînaient le disparition de la Tchécoslovaquie. Pourtant la France avait un accord avec les tchécoslovaques qui garantissait ses frontières. Alors qu’il pensait être hué à son retour à Paris, Daladier fut acclamé au Bourget pour avoir « sauvé la paix ». Pareil pour Chamberlain en Grande-Bretagne surnommé « The peacemaker ». Ce 30 septembre 1938 le gouvernement tchécoslovaque disparaissait. Churchill dira : « Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre ». 

Daladier arrive au Bourget Daladier arrive au Bourget

Chamberlain arrive en Angleterre Chamberlain arrive en Angleterre

Pourquoi évoquer cette négociation aujourd’hui ? Le sommet du G7 organisé au Canada par Justin Trudeau fait beaucoup penser à cette situation. Les représentants des « alliés » vont à coup de conférences de presse expliquer que des accords ont été établis avec le grand méchant Trump. Tous s’en félicitent, les médias en rajoutent et tous applaudissent à cette bonne entente du monde occidental toujours uni. 

Les accords de Munich Les accords de Munich

Mais le président américain s’est empressé d’aller dans son gros avion, le Air Force One, et a sorti son arme redoutable, le tweet. Et là, bien protégé dans son avion, n’ayant plus les pieds sur le tarmac canadien (serait-il trouillard ?) il déclare qu’il a retiré son soutien au communiqué commun et ajoute qu’il va taxer les automobiles qui inondent le marché américain. Du coup chacun a repris son avion et la boucle.

Après Munich, ce fût la guerre, après Malbaie (le lieu de la réunion du G7) ça l’est aussi. La première fût militaire, la seconde est économique. Pas comparable ?

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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