La gifle d’Eric Ciotti

 Il n’est pas content le président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes. Pourtant il devrait avoir l’habitude des échecs après avoir fait perdre Nicolas Sarkozy puis François Fillon. Mais de voir les élus Les républicains partir chez Macron, c’est trop pour lui : « Cet appel à la main tendue, je considère, moi, plutôt comme une gifle donnée à nos candidats. Beaucoup espèrent être au gouvernement, soyons clairs. Cette main tendue, c’est la main sur le téléphone portable pour qu’on les appelle. »

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 Son soutien à François Baroin n’est-t-il pas dangereux pour le chef de file des élections législatives ? La rupture avec En marche est-elle consommée ? Pas tout à fait car Eric Ciotti déclare « Nous, nous voulons être clairs, avec François Baroin, sur des convictions. L’important, c’est d’établir ce qui nous différencie. Ça ne veut pas dire que demain il ne faudra pas réformer complètement notre famille politique. Il faudra une ligne idéologique claire, ça ne veut pas dire que sur tel ou tel sujet on ne sera pas amené à voter comme le gouvernement. » Ah ! Il prévoit l’avenir ? On ne parle plus de majorité absolue de Les républicains à la prochaine assemblée ? On envisage une cohabitation sous conditions ?

 Il a fait de même avec Nathalie Kosciusko-Morizet qui a signé l’appel à collaborer avec En marche : « si elle figure dans le gouvernement, eh bien ce sera une décision de ne plus participer à notre famille politique ». Puis : « Je ne veux pas de procès d’intention, Nathalie Kosciusko-Morizet est investie par notre famille politique et j’espère qu’elle restera dans notre famille politique ». Pas de bol, elle n’est pas ministre…

 Ce doit être difficile de passer sa vie le cul entre deux chaises…

 Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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