L’Italie coule vers le nettoyage ethnique !

Il suffit de voir Matteo Salvini, ministre de l’intérieur italien, vice-président du Conseil et. Bien sûr membre de La Ligue d’extrême-droite, pour croire que l’attitude est à la même que celle de Benito Mussolini du temps de sa gloire. D’ailleurs avec lui c’est le retour aux années 30, du temps du fascisme, plus exactement en 38 du temps des nettoyages ethniques. Il souhaite que les Roms vivants en Italie soient expulsés. Cela rappelle, hélas, le fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy. 

Le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini, lors d’un meeting électoral, près de Milan, le 17 juin. MATTEO BAZZI / AP Le ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini, lors d’un meeting électoral, près de Milan, le 17 juin. MATTEO BAZZI / AP

Alors Salvini a décidé de les ficher. « Les Roms ont une présence forte partout en Italie depuis plus de 600 ans, renouvelée par vagues, explique le sociologue Tommaso Vitale. Mais c’est la dernière vague, arrivée de Roumanie et de Yougoslavie dans les années 1990, qui pose problème aux politiques de droite depuis les années 2000, et qui souffre de précarité. Ils sont maintenant vus comme un danger de l’intérieur, comme si un groupe d’étrangers attirait le suivant. » Ils sont en effet près de 200.000, souvent de nationalité italienne et parfaitement intégrés. Par contre 22.000 tziganes vivent dans les bidonvilles mais des militants d’extrême-droite se chargent de les attaquer régulièrement. 

Victimiser les Roms c’est la nouvelle méthode ségrégationniste d’un gouvernement fascisant. Il fut un temps c’était les Juifs, puis les Arabes et les Musulmans, maintenant les Roms. Mais le problème est que le recensement ethnique que souhaite Salvini est contraire à la loi italienne. Il a du s’avouer vaincu à la télévision : « Malheureusement nous allons devoir garder les Roms italiens parce que nous ne pouvons pas les expulser ». N’oublions pas que Matteo Salvini a été élu démocratiquement comme le furent en leurs temps Hitler et Mussolini. 

Et une fois de plus l’argument est de protéger ces braves Italiens. L’Italie est le premier des pays fondateurs de l’Union européenne qui est dirigé par des populistes. N’oublions pas que les Roms sont chrétiens, soit orthodoxes ou protestants, mais en majorité catholiques. Ils sont arrivés en Italie et en France au XVème siècle. Cette Italie ségrégationniste, fascisante et populiste va servir d’exemple aux autres pays de l’Union. Voilà ce qui nous attends.

Christian Gallo - © Le Ficanas ®

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