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Billet de blog 15 mai 2017

Quand l’Afrique fait les choses en grand

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Le Roi Mohammed VI du Maroc et le Président Mouhammadu Bouhari du Nigéria

L’Afrique a des besoins croissants en alimentation. Le développement du continent en dépendra de plus en plus. La solution pour nourrir une population croissante et de plus en plus urbanisée, consiste à exploiter plus de terres de manière intensive, ce qui nécessite des engrais performants et respectueux de l’environnement. L'Afrique ne veut pas faire les choses à moitié.

 Le continent a aussi besoin d’énergie pour soutenir ses projets de développement et améliorer les conditions de vie des citoyens. Les solutions se succèdent et chaque jour des projets nouveaux voient le jour. Toutefois, le dernier en date qui rassemble le Nigéria et le Maroc sort du lot. Il s’agit de la construction d’un gazoduc qui acheminera le gaz nigérian au Maroc. Un trajet de plus de 5000 Km2. La décision a été prise il y a quelques mois déjà, mais aujourd’hui, le Maroc et le Nigéria ont procédé à la signature de l’accord correspondant. Il a été conclu entre l’Office national des hydrocarbures et des mines (Maroc) et la compagnie pétrolière nationale nigériane.

Pour le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, la conclusion  de ces accords, après seulement quelques mois de la visite du roi Mohammed VI du Maroc au Nigéria est une « preuve de la réussite du partenariat entre Rabat et Abuja, une réussite à attribuer à la volonté des dirigeants des deux pays à assurer l’implémentation des projets bilatéraux ».

Il s’agit du projet africain le plus ambitieux dont les retombées bénéficieront à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest. « Conçu par les Africains pour les Africains, ce projet est l’illustration parfaite de la diplomatie de la parole et de l’action, et une nouvelle concrétisation de la vision du roi du Maroc d’une Afrique maitresse de son destin, confiante en son avenir », a souligné Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération.

Concrètement, le pipeline Nigéria-Maroc aura un impact positif direct sur plus de 300 millions d’habitants, a précisé le ministre. Son intérêt immédiat consiste dans le fait qu’il va permettre l’accélération de l’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest, et ainsi poser les jalons d’un marché régional compétitif de l’électricité. Il sera une bouffée d’oxygène pour l’Europe qui y voit le moyen de diversifier ses sources d’énergie.

Par ailleurs, les deux pays ont signé des accords dans le domaine des engrais, un secteur où le Maroc dispose d’une très grande expertise. L’opérateur majeur du secteur, le groupe OCP opère un transfert de savoir-faire en matière de développement de structures de blending, de stockage et de transport à l'association nigériane des producteurs et fournisseurs d'engrais (FEPSAN). L'Autorité souveraine d'investissement nigériane est partie prenante de cette dynamique. Sa coopération avec le groupe OCP visera la prospection et la valorisation des réserves de phosphates existant dans les Etats Sokoto, Ogun, Edo, Imo du Nigéria.

Selon le président-directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab, le partenariat conclu entre le Maroc et le Nigéria est un modèle de coopération Sud-Sud. Il porte sur l’ensemble de la chaine de valeur agricole, partant de la mise en place de solutions fertilisantes adaptées à la nature des sols et des cultures nigérians, à la disponibilité des engrais sur le marché et à la mise en place de mesures d’accompagnement auprès des agriculteurs locaux.


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