Personne ne quitte sa maison qu'elle ne soit devenue la gueule d’un requin

La question des migrants, des demandeurs d’asile, des réfugiés, des immigrés et autres exilés donne lieu chaque année des dizaines de publications. Bernard Bretonnière en compile patiemment une bibliographie en perpétuelle évolution.

Une approche bibliographique (qui ne fait pas l’impasse sur les ouvrages d’extrême droite) en perpétuelle évolution, s’enrichissant et se corrigeant au fil des informations complémentaires et des parutions nouvelles.

Des centaines de références à retrouver ici

Il y a aussi des poèmes, comme celui de la Somalienne Warsam Shire (2010).

Personne ne quitte sa maison à moins
Que sa maison ne soit devenue la gueule d’un requin

Tu ne cours vers la frontière
Que lorsque toute la ville court également
Avec tes voisins qui courent plus vite que toi

Le garçon avec qui tu es allée à l’école
Qui t’a embrassée, éblouie, une fois derrière la vieille usine
Porte une arme plus grande que son corps 

Tu pars de chez toi
Quand ta maison ne te permet plus de rester.
Tu ne quittes pas ta maison si ta maison ne te chasse pas

Du feu sous tes pieds
Du sang chaud dans ton ventre
C’est quelque chose que tu n’aurais jamais pensé faire
Jusqu’à ce que la lame ne soit
Sur ton cou

(...)

Je ne sais pas ce que je suis devenue
Mais je sais que n’importe où

Ce sera plus sûr qu’ici

The Boat ("les dirigeants du monde réunis dans un bateau de migrants"), par Abdalla Al Omari (2017) The Boat ("les dirigeants du monde réunis dans un bateau de migrants"), par Abdalla Al Omari (2017)

Informations recueillies par Martine et Jean-Claude Vernier
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