Nous sommes plus nombreux que les patrons de presse !

La période est dangereuse. Et la presse, en tout cas une partie d'entre elle, est aujourd'hui une voie par laquelle s'infiltre la catastrophe. De grands moyens d'information, autrefois symboles de l'ouverture, sont devenus des organes de promotion du Pétainisme contemporain. Il nous faut résister, nous mobiliser pour soutenir les médias indépendants. Le Fonds pour une presse libre lance une campagne de financement citoyen. Ensemble, nous pouvons gagner. 

La période est incertaine, et dangereuse, plus qu'elle ne l'a été depuis des décennies. Enfermé dans un régime qui, président après président, étrangle la démocratie concrète, notre pays pourrait sombrer. Paradoxalement, le contre-pouvoir par excellence, l'organe intrinsèque de résistance à l'État et à ses inévitables dérives et secrets, la presse est aujourd'hui — en tout cas une bonne partie d'entre elle — une voie par laquelle s'infiltre la catastrophe.

C’est que des patrons d'industries, des financiers, contrôlent la quasi-totalité des grands médias français et s'y emploient de plus en plus à museler l'information, à étouffer la liberté de la presse. De grands moyens d'information, autrefois symboles de l'ouverture et refuges de la jeunesse, sont devenus des organes de promotion du Pétainisme contemporain.

Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues et leurs "joujoux". © Caroline Varon (@varo.caro) Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues et leurs "joujoux". © Caroline Varon (@varo.caro)

Il nous faut impérativement résister. Dans l'immédiat, l'argent de nos impôts est utilisé massivement pour pérenniser la catastrophe, via l'aide publique à la presse qui verse plus de 60% de son budget aux grands groupes de presse (voir ici, et encore ici).

Il nous faut résister : nous n'avons pas d'autre moyen que de nous mobiliser. Nous mobiliser pour créer, aider, soutenir une presse indépendante financièrement et éditorialement, une presse qui nous informera correctement, nous les citoyen(ne)s, qui éclairera nos votes et nos combats.

Nous pouvons gagner : l'expérience de Mediapart le montre. Le Fonds pour une Presse Libre (FPL) a été fondé en 2019 pour sanctuariser le capital de ce journal, dans une structure dont le but est de soutenir la presse indépendante (et indépendante de Mediapart) par des aides financières, participation au capital, prêts, expertise, etc. Les ressources du FPL ? Les dons et versements.
Comme le FPL est un "Fonds de dotation", tout versement donne droit à un crédit d'impôts de 2/3 du versement : si vous versez 9 € au FPL, vous payerez 6 € de moins d'impôt sur le revenu.

Visionner notre vidéo de présentation avec Alain Damasio, parrain de la campagne.

FAIRE UN DON

Grâce aux dons collectés pendant nos premiers mois d'existence, nous avons pu aider financièrement sept titres de presse. Nous pouvons gagner : nous sommes nombreux ! Beaucoup plus nombreux que les patrons de presse !

C'est pourquoi nous sommes ambitieux en lançant aujourd'hui une campagne participative, qui se terminera le 15 novembre. Si à cette date nous n'avons pas atteint les 100 000 € minimum que nous nous sommes fixés, les versements seront rendus aux donateurs. Il est donc important de verser vite. Et autant que vous le pouvez.

Ensemble, nous pouvons être plus forts que les quelques très riches, et regagner une partie de notre liberté de penser, de savoir, d’agir, pour faire face à la catastrophe en marche.

EN SAVOIR PLUS

Michel Broué

Président du Fonds pour une Presse Libre

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