qui veut la peau de Laurent CUANCA

Tout paraissait s’arranger doucement , mais peut être trop doucement, pour Laurent CUENCA, ce trop gentil CRS d’AGEN sur lequel l’administration et les syndicats s’étaient acharnés parce qu’ému par la succession de suicides dans la Police et le malaise grandissant dans la profession il avait créé une association pour venir en aide à ses collègues en difficulté.

Sanctionné durement par l’actuel Ministre de L’intérieur par 6 mois d’exclusion pour manquement à l’obligation de réserve et donc déloyauté,  il avait été dans la foulée mis à la retraite pour incapacité sur la foi d’un dossier comportant d’énormes irrégularités dont l’Administration commençait à convenir puisqu’elle venait de s’en excuser partiellement mais imparfaitement.

Ces deux décisions faisaient l’objet de recours dont l’examen n’est pas encore terminé et sa plainte en harcèlement moral et faux allait commencer à être instruite dans le courant du mois prochain.

Nous venons d’apprendre qu’en ce début de semaine Laurent CUENCA a été interpellé à son domicile, placé en garde à vue, que son ordinateur a été saisi et qu’il vient de faire l’objet d’un placement d’office en psychiatrie par ordre du Préfet du Lot et Garonne.

Parce que Laurent CUENCA craque, parce qu’il crie sa douleur, son désespoir, sa colère, parce qu’il avait  arrêté sa grève de la faim  et était descendu de la grue où il s’était perché il y a quelques mois sous l’engagement que son dossier serait révisé, parce que las d’attendre il poste sur les réseaux sociaux des messages où il nomme ceux qu’il considère comme  ses tourmenteurs qui ont ruiné sa carrière, il est traité comme une menace terroriste,  arrêté devant femme et enfants  et  finalement interné.

Le sentiment d’injustice peut provoquer des drames, on le sait, on lit souvent dans les journaux que des problèmes « personnels » conduisent certaines  personnes à l’irréparable…

L’Administration a le temps devant elle. Nous constatons dans la plupart des dossiers que nous traitons que les délais de procédure s’étirent sur des mois et des années,  quand  pièces ou témoins ne s’égarent pas… S’en remettre à la Justice parait alors très aléatoire alors que  derrière tous ces dossiers il y a des personnes qui attendent, qui souffrent, qui désespèrent.

SI vous interpellez à ce sujet  le Ministère de la Justice il vous est répondu que le ou la Ministre ne peut s’immiscer dans le traitement des affaires, même réponse du côté du Parlement. Pourtant il  semble que la Justice est rendue au nom du Peuple Français et que la façon dont sont diligentées les procédures et la Justice rendue est bien l’affaire de tous, que les moyens mis à la disposition des enquêteurs et des magistrats manifestement insuffisants si l’on en croit les discours  devraient être augmentés.

Vouloir c’est pouvoir. Il est permis au fil des affaires et de l’actualité en général de s’interroger sur la bonne volonté des gouvernants d’améliorer le sort des gens et en l’occurrence des justiciables et à craindre qu’ils en viennent, indignés et désespérés,  aux dernières extrémités sans plus s’en remettre aux institutions, aux syndicats, aux urnes.

Si vous voulez manifester votre soutien à Laurent CUENCA ecrivez lui à notre adresse : sosfonctionnairevictime@gmail.com nous lui ferons parvenir vos messages    

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