PROFESSEUR DISCRIMINE = RACISME D ETAT ?

Ce mercredi 22 octobre notre association était invitée à la conférence de presse qu’organisait le MRAP pour exposer la situation de Kamel MEZITI, professeur d’anglais exemplaire, lauréat du Capes, estimé de ses pairs, aimé de ses élèves, qui a joui pendant plus de dix ans d’une excellente réputation professionnelle au vu des résultats obtenus, jusqu’à ce qu’il commette quelques publications sur des faits de société et deux livres sur le fait religieux dont le dernier, intitulé " le dictionnaire de l’islamophobie" paraissait en septembre 2013.

Pour avoir déjà subi trois inspections, dont la dernière en octobre 2013 ( coïncidence de date ? ) portait plus sur sa vie privée, ses opinions, et ses pratiques que sur la valeur pédagogique de ses cours, il devait être sous haute surveillance ...

Contredisant les appréciations du chef d’établissement et du tuteur, elle concluait à des "insuffisances en culture générale" (sic) Cette simple observation a suffi pour le priver d’une titularisation amplement méritée.

Mr MEZITI engage des recours hiérarchiques, remonte jusqu’au Ministre, mais en vain. Finissant par soupçonner une persistante discrimination il en appelle à la Ligne des droits de l’homme qui le soutient aujourd’hui. On s’émeut alors en haut lieu . Ses protestations lui valent des intimidations, des menaces, des promesses - et dernièrement celle d’une possible quatrième inspection qui sera même qualifiée par son interlocuteur de " neutre " celle- là ! Quel aveu !

Madame le Ministre nous vous demandons instamment de remédier à cette injustice qui bafoue les valeurs républicaines que l’école, creuset de la citoyenneté, berceau de la laïcité, se doit d’enseigner aux générations à venir.

Mr MEZITI professe l’humanisme, prône le respect mutuel ; il combat l’obscurantisme et la peur de l’Autre, alarme sur les dangers de la banalisation des propos et des comportements xénophobes, tous ces maux qui minent insidieusement les fondements de notre civilisation.

Il en a constitutionnellement le droit. Faisons-nous-en un devoir. Soutenons- le dans sa simple et légitime demande de reconnaissance de ses compétences professionnelles.

Manifestez vous à notre adresse électronique, nous lui transmettrons vos messages.

Nous nous efforçons de faire reconnaitre la liberté d’expression aux fonctionnaires que de nombreuses contraintes oppriment.

Combattons, ensemble et partout , pour le respect des droits de l’homme et du citoyen.

Il ne faut pas oublier que l’injustice faite à un seul est une menace faite à tous (Montesquieu) et je peux vous dire qu’au nombre de celles qui nous sont dénoncées, le danger grandit chaque jour davantage.

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