Le projet « Ma Santé 2022 » pour réformer le domaine de la santé

Retour sur les différentes mesures que le projet gouvernemental « Ma Santé 2022 » compte mettre en place

La réforme de la santé est un des grands chantiers du gouvernement. Mis en marche l’an dernier, le projet de loi a été présenté en février 2019 par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. L’Etat a comme objectif de faire adopter ce projet par le Parlement avant l’été 2019. Retour sur les différentes mesures que le projet « Ma Santé 2022 » compte mettre en place avec ESEM France, plateforme d’orientation spécialisée dans les études médicales.

La suppression du numerus clausus

Une première question revient souvent dans les débats : pourquoi un si long délai d’application alors que la situation dans le secteur de la santé est urgente ? Tout simplement parce qu’un pilier de cette réforme concerne les études de médecine et que le gouvernement souhaite donner du temps aux étudiants afin qu’ils puissent s’informer à l’avance.

En effet, une réforme importante va toucher les études de médecine. Le projet de loi prévoit la fin du numerus clausus, c’est-à-dire la limitation du nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine. Véritable couperet à la fin de la première année, ce numerus clausus sera supprimer à la rentrée 2020. Cependant, il est important de préciser que la sélection sera toujours présente, mais cela permettra à terme d’augmenter le nombre de médecins d’environ 20%.

La révision de la carte hospitalière

Autre grand volet du projet de loi : la carte hospitalière va être revue et corrigée. Le gouvernement a pour objectif de redéfinir les missions des hôpitaux dits de proximité en les spécialisant en médecine générale et en gériatrie. Les services des urgences, de maternité et de gynécologie-obstétrique seront, quant à eux, assurés que dans certains pôles hospitaliers.  Afin de faire passer cette réforme, l’Etat souhaite utiliser les ordonnances.

La promotion du télésoin

Le projet « Ma Santé 2022 » prévoit de rendre le télésoin plus accessible. Mais quelle est cette nouvelle pratique ? C’est un soin à distance qui se sert des nouvelles technologies afin de mettre en relation un patient avec des pharmaciens et des auxiliaires médicaux.  

La création d’une plateforme de données de santé

Enfin, la dernière mesure phare du projet afin de redynamiser le secteur de la santé est la création d’une plateforme de données de santé. Cette nouvelle plateforme vise à remplacer les bases de données comme le Sniiram de l’Assurance maladie ou le PMSI pour les hôpitaux. Elle regroupera et organisera les données de santé afin de favoriser leur utilisation par les professionnels de la santé. Elle servira aussi bien la recherche clinique que le développement de l’intelligence artificielle.

Sur le papier, ce projet de loi peut être intéressant, mais seul le temps le dira.

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