Ouffff !

"Victoire des Bleus: après la fête, des dizaines de témoignages d’agressions sexuelles 16 juillet 2018 Par La rédaction de Mediapart" On est les champions de l’immonde, ai-je commenté hier en prolongement de cet article.

Avec le recul, je pense sincèrement que ce on est arbitraire, et peut être ressenti comme une injure. Parce que cette victoire de l’équipe de France a réellement causé une grande joie à des millions de gens, et que ces gens ne sont pas assimilables aux gorets maintenant traqués dans toutes les soues où ils s’ébattent encore… et c’est heureux.

C’est la raison première de ce billet flemmard étonnamment voisin du précédent, et je devine quelques sourires entendus chez de néanmoins proches. Mediapart ne le mettra pas en une du Club -toujours affirmer cela si vous voulez avoir une chance d’y figurer- mais j’ai désormais un ami à la FI qui se charge de ma promo wink. Soit dit en passant, j’ai beaucoup d’ami.e.s à la FI, mais qui ne le savent pas. Qui ne me savatent pas non plus (au figuré, s'entend), contrairement à… ce n’est pas le sujet.

Car il y a une deuxième raison, hé oui ne partez pas encore !

Je n’arrive malheureusement pas à retrouver le texte qui me l’a soufflée, et que je résume par son idée-force (ça se dit encore, idée-force?) : la France n’est PAS un pays de football.

Gonflé, hein?

Pas tant que cela, en fait. L’auteur -activement recherché pour ce crime hautement qualifiable- met plus d’étais à sa démonstration que je n’ai reçu de "béquilles" aux quadriceps, en quelques centaines de matches de compétition. A mon modeste niveau, m’empressé-je de préciser :  se la jouer comme Beckham n’est pas forcément savoir foot’n’rock’n’roller comme Neymar.

Dans la redoutée journée du 16 juillet, les Croates nous en ont administré une preuve supplémentaire. Dont de célestes Uruguayens et de diaboliques Belges eussent* aimé avoir le privilège.

Il y avait 400.000 personnes à Zagreb pour fêter leurs compatriotes défaits. Il y en avait 300.000** à Paris pour fêter leurs compatriotes vainqueurs.

Par conséquent, j’ose espérer que les nombreuzébreuses non-footeuzéteuses de mon entourage en rage vont enfin pouvoir jouir de vacances bien méritées.

*vraiment je ne remercie pas les correcteurs orthographiques. Il a fallu la patte de ma dulcinée, qu'au grand jamais je ne présenterai à Philippe Poutou, pour envoyer valdinguer mon "auraient" dans la corbeille

**30 millions selon Macron, 3 millions selon la police, et 30.000 selon mon unique contact au cabinet Occurrence

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.